Il serait particulièrement louable que les « grands » de ce monde soient beaucoup plus modeste surtout dans le camp de l’occident où on fait prendre à l’opinion dominante des vessies pour des lanternes idéologiques ! Ils montrent leurs muscles aussi faibles et ridicules que ceux des autres sont parfois solides et impressionnants. Par exemple Poutine doit pas mal se marrer en entendant les rodomontades européennes face à son annexion progressive mais inexorable de la Crimée ou plus. En effet il sait fort bien que rien, absolument rien, ne peut l’empêcher de récupérer une terre historique bradée par Khrouchtchev. Il en a besoin à plusieurs titres et notamment pour satisfaire un sentiment de nationalisme fort et dévastateur dans un pays qui rêve de retrouver sa puissance antérieure. A l’issue d’un sommet extraordinaire (sic) consacré à la crise ukrainienne, jeudi 6 mars, l’Union européenne a annoncé les premières sanctions politiques (sic) contre la Russie. Les dirigeants européens ont décidé de suspendre les négociations sur les visas avec Moscou et menacé de prendre davantage de sanctions, notamment économiques, si la situation continuait à se détériorer en Ukraine. En Crimée, le Parlement, à majorité prorusse, a prévu la tenue d’un référendum dès le 16 mars pour demander le rattachement de la péninsule à la Russie.

Aux Etats-Unis, Barack Obama a ordonné la mise en place de restrictions de visas « sur un certain nombre de responsables et d’individus » qui sont tenus pour« responsables ou sont complices de menacer la souveraineté » de l’Ukraine, selon la Maison Blanche. Le président américain a par ailleurs signé un décret qui autorise des gels d’avoirs, visant potentiellement, la Maison Blanche ne le précise pas, des responsables russes et ukrainiens. Il paraît qu’à Moscou on tremble et qu’à Monaco ou à Malte les hiérarques se rongent les ongles. Ils n’ont plus aucune possibilité de tenir leur rang dans les clubs de football qu’ils entretiennent ou qu’ils possèdent… et ils vont devoir mettre au chômage les joueurs multi-millionnaires qu’ils on recruté pour le plaisir du public européen. Pire ils envisagent de ne plus financer des médias occidentaux et réduire leurs dépenses dans les stations de ski ou les palaces des villes de la Côte d’Azur. C’est certain : ils n’auront plus aucun pays au monde susceptibles de les accueillir pour aller bronzer ! Et immédiatement le peuple russe a changé d’avis et a refusé ma guerre de Crimée souhaitée par Poutine. Tout a été minutieusement pensé selon le principe du bon moment (hiver) ; du bon lieu (la Crimée exceptionnellement russophone), du de manière (invasion soft avec sollicitation des peuples) et avec une coordination quotidienne parfaite. Et avec « ses petits bras musclés » l’Europe tente de juguler un empire renaissant et ressemble à un guignol s’agitant pour effrayer l’aigle ! En fait tous les dirigeants européens fonts semblant de croire en une issue différente du plan russe de démembrement, par représailles de l’Ukraine. Or tout est perdu !

La meilleur arme de Poutine n’est pas militaires mais économique. Il lui suffit de tourner les robinets du gaz pour mettre à genoux son ancien allié et surtout les pays européens tributaires du gaz transitant par l’Ukraine vers leurs consommateurs. Le géant russe, premier exploitant et exportateur de gaz au monde, réclame à l’Ukraine 440 millions de dollars, montant de la facture pour le gaz livré au pays en février, dont l’échéance était fixée au 7 mars. « Gazprom n’a pas reçu le versement attendu » a fait savoir Alexeï Millier, le patron de Gazprom. « Soit l’Ukraine assume ses dettes et règle ses achats en cours, soit l’on risque d’en revenir à la situation du début 2009 », a lâché Alexeï Millier, en référence à la suspension des livraisons de gaz naturel à l’Ukraine, en janvier 2009. Ces coupures avaient perturbé l’approvisionnement de plusieurs pays européens… et on va vers des restrictions grandissantes. Un tour du robinet et l’Europe est à genoux notamment l’Italie ! La réalité est là ! Le référendum aura lieu et 75 % des habitants de Crimée vont plébisciter le rattachement à la sainte Russie de Poutine, le costaud car en augmentant le tarif de leur gaz ou en le raréfiant Gazprom force de fait l’UE à subventionner via des « dons » à l’Ukraine sa production. Certains pays comme la Slovaquie dépendant à 100 % du gaz russe mais des pays comme la Bulgarie récuse ces menaces. Sofia, qui dépend à 92% de livraisons de gaz russe transitant par l’Ukraine, dispose de réserves de gaz d’un mois et demi en cas de coupure des livraisons de Moscou. De plus, le continent européen, dans son ensemble, serait moins exposé : avec un hiver doux, les stockages européens de gaz sont pleins à 48,8% de leur capacité, contre environ 37% au même moment l’an passé, a indiqué le groupement d’opérateurs de gazoducs Gas Infrastructure Europe (GIE). Quoi qu’il en soit, les difficultés de paiement de l’Ukraine risquent de s’accroître dans les prochains mois. Le géant russe Gazprom a décidé de mettre fin en avril à la ristourne sur le prix du gaz dont bénéficiait le pays, désormais dirigé par un gouvernement pro-européen.  Le contribuable européen va devoir passer inutilement à la caisse ! Mais les russes ne sont pas mécontents de leur coup !