Les enfants de moins de 3 ans sont au cœur des préoccupation de la majorité départementale du Conseil général (départemental) au nom de la solidarité de proximité. Adossée à des raisons essentielles (droit à l’indépendance des femmes grâce à une activité professionnelle, suivi des bébés dans une période fondamentale de leur vie, protéger les familles…) cette politique trop souvent méconnue car diluée dans des interventions d’autres organismes comme la CAF est le reflet des compétences du département à tous les âges.

D’abord il faut accompagner le libre choix d’avoir un enfant à travers les 22 centres de planification et d’éducation familiale gérés ou financés par le CG 33. Ce sont des lieux ouverts à tous, sans autorisation parentale pour les personnes mineures. Elles peuvent y rencontrer infirmières, conseillères conjugales et médecins spécialistes être écoutées, informées, conseillées sur la contraception, l’interruption volontaire de grossesse, la prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida et sur toutes les questions relatives à la sexualité en général et aux problèmes affectifs ou familiaux. Le médecin spécialiste assure des consultations relatives à la contraception, au dépistage et au traitement des infections sexuellement transmissibles, au dépistage du SIDA, au diagnostic de grossesse, à une interruption volontaire de grossesse.

Les consultations, les prescriptions de contraceptifs, les examens de laboratoire et le traitement des infections sexuellement transmissibles sont gratuits et anonymes pour les personnes mineures. Ces actes sont également gratuits pour les personnes sans assurance maladie. Il paraît que dans des tracts divers le Front National dénonce ce réseau avec un relent dramatique de régression pour le statut de la femme. On retourne des décennies en arrière en une époque où la contraception était considérée comme indigne et pénalisable. La seule vraie question c’est de savoir comment des femmes peuvent adhérer à ce type de programme totalement réactionnaire !

Ensuite l’enfant arrivé le Conseil général multiplie toutes attentions en sa faveur. Dans un débat, pour faire savant le président putatif auto-proclamé labellisé UMP expliquait doctement qu’il c’était du gaspillage d’obliger une mère de rencontrer une puéricultrice et un médecin démontrant ainsi une méconnaissance totale des rôles des personnes qu’il prétend licencier. De la naissance aux 6 ans de votre enfant, les puéricultrices du Département accompagnent les parents. Toutes les questions peuvent être abordées : allaitement, sommeil, pleurs, bain, développement de l’enfant, jeu, réactions de la fratrie, rythme de vie, choix d’un mode d’accueil à la reprise du travail…C’est un rôle capital de soutien, de conseil, d’accompagnement que dans les grandes familles ont considère comme inutile !

Par contre un enfant doit aussi bénéficier de vingt examens de santé obligatoires dont trois donnent lieu à l’établissement d’un certificat (8ème jour, 9ème mois, 24ème mois). Ces examens peuvent être effectués par le pédiatre, le médecin de famille ou la…PMI pour celles et ceux qui rencontrent sur les territoires ruraux des difficultés à accéder aux deux premiers praticiens. Ils conseillent les parents et de s’assurent que l’enfant se développe bien et qu’il grandit en bonne santé mais il est bon de rappeler que ces visites ne gèrent pas les urgences médicales et ne se substituent pas au médecin traitant.

Enfin le Conseil général intervient dans les modes de garde. Es services agréent les assistantes maternelles à domicile dont le nombre doit cependant sur le canton de Créon être maîtrisé en raison de la baisse du nombre potentiel d’enfants à accompagner. L’arrivée de nouvelles structures comme les maisons d’assistantes maternelles (MAM) permettent d’avoir une structure intermédiaire non subventionnée dans son fonctionnement avec le mode de garde collectif ! Crèche, halte garderie, jardin d’enfants… de nombreuses possibilités existent pour accueillir aussi les enfants jusqu’à 6 ans. Le Conseil général participe à l’agrément de ces établissements avec le souci qu’ils existent dans tout le département, afin d’être au plus proche de chez vous, au plus près de vos attentes, de votre budget et de votre emploi du temps. Le Département propose d’ailleurs une subvention destinée à aider certaines de ces structures dans leur fonctionnement quotidien…

C’est pour toutes ces raisons que pas un jeune couple ne peut s’abstenir le 22 mars ou voter pour la Droite qui positive en faveur de la privatisation de tout ces réseaux dans lequel parfois les parents sont souvent en milieu rural des acteurs de l’organisation de leurs propres besoins ! C’est ça les départementales. Ce n’est ni des débats sur le port du voile dans les crèches (par qui?), ni une condamnation d la liberté des femmes (écrits de Mme Royal sur le canton de Libourne), ni la suppression d’emplois annoncé par celui qui veut faire son ascension grâce au pont !
Jean-Marie Darmian

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