Chaque jour ou presque sort une étude angoissante sur l’évolution de la santé liée à la consommation et donc directement à l’activité économique de tous les niveaux. Pas un seul produit qui ne soit pas considéré comme dangereux pour l’homme et donc pour son avenir dans un monde où pourtant tout devrait être évalué et réglementé. Les scandales se succèdent mais ils ne durent pas car les responsables savent parfaitement allumer les contre-feux médiatiques qui étouffent vite les annonces dangereuses pour leurs profits. Les lobbies étant dans ce monde financier largement plus puissants que les politiques ils parviennent à détourner la responsabilité de tous les producteurs, les transformateurs et les revendeurs. De partout les mauvaises nouvelles tombent sans pour autant affoler outre mesure les populations.
Après l’amiante, la vache folle, les pesticides, le diesel, le tabac, les OGM, on vient d’ajouter à la liste la viande rouge et la charcuterie. Les causes du cancer sont tellement multiples que la seule solution pour y échapper et de vivre d’amour (gare au VIH ou au MST) et d’eau fraîche (et encore d’une source pas sur-minéralisée). Il n’y a plus aucune confiance à avoir dans le système qui passe son temps à travestir la vérité pour protéger sa rentabilité. Volkswagen trichait depuis des années avec la complicité de toutes les instances européennes et probablement aussi de son gouvernement. Monsanto poursuit sa main mise sur les semences avec l’appui bienveillant des ministères. Les fabricants de cigarettes jouent sur le fait qu’ils rapportent (en apparence) à l’Etat pour poursuivre les productions addictives. Absolument rien n’arrête la loi du marché !
En fait aucun produit naturel n’est dangereux pour l’homme avant que justement pour des considérations strictement financières il soit transformé afin de « rapporter davantage ». La charcuterie ou la viande rouge ne sont pas « cancérigènes » sauf si elles sont bourrées d’adjuvants divers tous plus dangereux les uns que les autres. Durant des siècles les gens ont consommé du jambon, de la saucisse, du pâté fabriqués à partir d’animaux élevés à la ferme ou par une personne connue qui en assuraient aussi la transformation alors que maintenant on a tout industrialisé et donc tout perverti ! L’entrecôte, la côte de bœuf, la côtelette ou le gigot ne présentent aucun danger sauf si les bêtes ont été bourrées d’antibiotiques ou ont déjeuné aux farines animales. La viande sur le barbecue n’a jamais été cancérigène par elle-même mais elle le devient avec du charbon de bois infect ou des sarments de vignes arrosées aux traitements chimiques ! La supercherie est dans la présentation faite de ces études qui se contentent de mesurer les effets statistiques mais qui très rarement envisagent les causes !
« Des huiles dérivées d’hydrocarbures sont retrouvées dans les aliments de grande consommation  comme les pâtes, les lentilles, les céréales, les biscuits ou le riz », a affirmé lors d’une conférence de presse la directrice de l’information de l’ONG Foodwatch en France. L’association demande aux pouvoirs publics de rendre obligatoires de nouvelles règles. « Ces huiles renferment des substances toxiques et l’industrie alimentaire doit agir pour mettre des barrières entre les emballages cartonnés et les contenus alimentaires », a demandé la responsable en présentant une enquête sur 42 produits de très grande consommation en France achetés dans différents hypermarchés. Selon Foodwatch, la contamination par ces « huiles minérales » de la nourriture emballée a plusieurs origines : le carton recyclé, des cartons non recyclés mais contaminés par l’environnement extérieur et les résidus des produits lubrifiants des machines lors de la fabrication. Le pire c’est que les emballages recyclés restent l’une des sources principales de contamination à cause de l’accumulation d’encres et d’autres substances comme des solvants qui se trouvent dans les nouveaux produits.
Une étude pourrait donc un jour décliner la dangerosité des pâtes, des lentilles, du couscous, des céréales, du riz, des biscuits à cause du contact direct avec ces emballages qui soit-dit en passant le consommateur finance une partie du recyclage. La migration » de substances pourrait être stoppée par une couche protectrice appliquée sur le carton, ou un matériau absorbant permettant de piéger ces huiles dans l’emballage. Dommage : il n’existe aucune règle en la matière et en attendant le caractère cancérigène avéré se démultiplie.
La schématisation médiatique et pire la démultiplication de vérités simplistes conduisent à al désinformation complète. La société de la surconsommation soigneusement cultivée et développée profitent aux grands groupes agroalimentaires qui s’appuient sur la séduction publicitaire pour faire avaler n’importe quoi. Cancer ? Vous avez dit cancer ?