Sous la présidence de Jean-Luc Gleyze, les élus départementaux ont examiné le Budget Primitif (BP) 2017, ainsi que 65 autres dossiers lors de la séance plénière dont la quasi totalité a été adoptée à l’unanimité. Le budget s’équilibre à 1,64 milliard d’euros en légère augmentation technique par rapport à 2016. il faut rappeler que le 18 novembre dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s maintenait la note AA- perspective stable acquise il y a maintenant 4 ans en soulignant une gouvernance et gestion financières qualifiées de « fortes » de la Gironde, l’une des collectivités les mieux notées en France. Selon l’agence, « le Département présentera des performances budgétaires fortes dans les prochaines années. » Cette appréciation a permis d’obtenir des conditions de prêts bancaires très avantageuses et donc de réduire les frais financiers de manière durable. La notation de Standard & Poor’s constituait donc un encouragement pour l’exécutif à poursuivre sa politique volontariste à conforter ses choix budgétaires et confirmer sa capacité à investir dans une période de réduction budgétaire majeure.

Comme annoncé lors du débat d’orientations budgétaires, 2017 s’annonce comme une année complexe et difficile, car marquée par un environnement financier contraint (poursuite de la participation à la réduction des déficits publics, accentuation des restes à charge sur les allocations individuelles de solidarité) et par une modification de la répartition des compétences (mise en œuvre des transferts de compétences avec Bordeaux Métropole, et la Région Nouvelle Aquitaine).

Dans ce contexte et face aux défis posés par la loi NOTRe, avec la suppression de la clause de compétence générale et le transfert ou le partage de compétences, la collectivité adapte ses politiques d’intervention tout en préservant la qualité du service rendu aux Girondins et en confortant la stratégie financière adoptée dès le début de la mandature et dans la continuité d’une gestion rigoureuse.

Le Budget traduit des options claires de la majorité départementale avec par exemple en 2017 le choix de 0% d’augmentation de la fiscalité (foncier bâti) alors que le taux et le produit sont déjà parmi les moins élevés des départements français. Le maintien d’un niveau de désendettement en-deçà des seuils d’alerte préserve la capacité à investir dans l’avenir. L’amélioration du niveau d’autofinancement passera pas une forte et durable maîtrise des dépenses de fonctionnement, tout en garantissant toutes les politiques publiques du Département ? Ce niveau d’épargne brute se situera aux alentours de 100 millions d’euros et permettra d’injecter directement 200 millions d’euros d’investissements publics par an, soit 1 milliard d’euros investis durant la mandature. Il faut ya ajouter que par le biais des subventions d’équipements attribuées c’est indirectement plus de 300 millions de travaux supplémentaires qui sont encouragés par le département dans les communes, els intercommunalités, les grandes associations de l’économie sociale et solidaire.

La collectivité s’étant fortement mobilisée depuis deux années afin de servir l’innovation sociale et tecnologique on retrouve l’amorce de la simulation du Revenu universel, avec la Fondation Jean Jaurès et l’Institut des politiques publiques et le lancement massif du déploiement volontariste de Gironde Haut Méga et du très haut débit sur l’ensemble des territoires (plus de 800 millions d’euros sur 10 ans ).

Avec les Pactes territoriaux, dont le fondement s’appuie sur la concertation avec les communes et les intercommunalités, les acteurs associatifs, économiques, institutionnels ce sont plus de 3000 projets qui ont émergé sur les territoires girondins. La création d’une nouvelle agence d’accompagnement des élus locaux va permettra d’affiner cette programmation et donc de réguler les priorités départementales : renforcer le lien social, donner un sens à la proximité des services, effacement des inégalités territoriales !

Dans un contexte institutionnel encore extrêmement incertain la majorité départementale poursuit résolument la mise en place d’une politique toujours davantage tournée vers le quotidien des habitants. Cette priorité se traduit par le maintien de toutes les facettes de la solidarité humaine qui représente 854 millions d’€ et une volonté de poursuivre le soutien à la vie sociale (sport, culture, vie associative, social, citoyenneté). Pour ma part j’ai assumé, comme vice-président en charge des finances, les décisions arrêtées après une longue concertation au sein de l’exécutif départemental car elles sont sincères, juste et équitables pour le plus grand nombre des habitants du département. Entre le possible et l’impossible il n’a que l’importance de la volonté que l’on met dans son action !