Le pire est à craindre puisque l’agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d’Azur et la préfecture du Var confirment un cas autochtone de chikungunya dans le département du Var. Un seul cas a été déclaré dans la région, aucun cas importé n’a été confirmé. En conséquence, le département du Var est désormais placé en niveau 2 du plan de lutte contre le moustique tigre. Il ne manquait plus que ça ! L’indiscutable vedette de l’été dans tous les campings et sur toutes les terrasses reste en été le moustique. Il a prospéré alors que tous les vacanciers se recroquevillaient chez eux sous une pluie battante qui remplissait les flaques et les mares à canards. Des hordes barbares se sont répandues dans les campagnes afin de boire ce sang impur qui abreuve les sillons. Dans la pénombre, elles avancent vers les lumières faiblardes qui éclairent les tables où l’on devise autour d’un verre de rosé frais, pour s’offrir un festin personnel de choix. Ces hématophages (oui, oui c’est ainsi qu’ils sont qualifiées) s’épanouissent à la belle saison et nous gâchent aussi la vie en polluant nos nuits de leurs vrombissements et en nous laissant des marques qui grattent sur les peaux blanches des arrivants ou avec encore plus de délectation sur celles qui sont aussi dorées qu’un poulet passé à la broche ! Avant toutes autres précisions, il en est une qui a son importance puisque chez les moustiques la parité n’existe pas en matière d’attitude « criminelle ». En effet beaucoup de victimes ignorent que l’auteure de la piqûre ne peut être qu’une femelle… sanguinaire. Les mâles paisibles et surtout pacifiques se contentent, en poètes, du nectar des fleurs, quand ces « dames » pompent sans vergogne notre sang pour assurer le développement de leurs œufs. Dans les nuits chaudes estivales, il n’y a donc pas malheureusement que Cupidon qui décoche ses flèches et si vous succombez aux charmes d’une femelle dans la nuit, méfiez vous car elle peut tout vous piquer !
Tout le monde a pourtant le même sentiment : les hématophages féminines sont spécialement amoureuses de notre corps et pas de ceux des autres. N’en soyez pas fier ! Loin s’en faut… c’est plutôt inquiétant. Dans un lit ou dans un rassemblement collectif, je ne sais si vous l’avez remarqué comme moi, quand vous combattez seul face à un kamikaze en approche dans un bruit d’avion zéro, se transformer en cible pour moustique affamé peut rendre schizophrène. Pourquoi m’en veulent-ils ? Mon eau de toilette ? Ma peau laiteuse ? Mon teint basané ? Pourquoi moi et pas les autres ? Au creux d’une nuit silencieuse et voluptueuse, le mince bruit de cette Dracula du sexe « fort » des moustiques prend des allures de persécution assurée.
Comment abattre l’ennemi sans réveiller la personne qui est à vos côtés ? Des moulinets dans l’air se révèlent n’être qu’une riposte provisoire et la claque que l’on pense mortelle pour l’intruse ne procure qu’un sentiment d’impuissance. Prendre la fuite devant un insecte indétectable ? Une seule solution : se mettre la tête sous les draps avant de se résoudre à allumer la lampe de chevet ou la lampe torche afin d’entamer la traque avec la première arme vestimentaire venue . La mise à mort s’effectue alors sans état d’âme, sauf si on appartient à une secte hindoue protégeant toutes les petites bêtes qui nous prennent la tête. Le moustique gâche les meilleurs moments des vacances lorsqu’il parvient à ôter sa virginité à votre peau. Alors, autant savoir ce que ces criminels mijotent quand leur approche a réussi  et qu’ils perforent notre peau et prélèvent notre sang.
Le long tube marron répondant au doux nom de proboscis reste l’arme principale : la trompe. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne se compose pas d’une pièce, mais de six. Quatre d’entre elles (une paire de mandibules et une paire de maxilles) servent à perforer votre peau de nouveau-né et à se frayer un chemin vers le ravitaillement. Deux autres, dénommées hypopharynx (sic) et labium sont des tubes parallèles aux fonctions différentes. Le premier permet d’envoyer la salive dès lors que le tout pénètre la peau. Horrible ! Un vrai film a vous donner la…chair de poule. La traîtresse écoule un suc avec des molécules qui évitent la constriction des vaisseaux sanguins, bloquent la coagulation et provoquent l’inflammation qui nous laissera des boutons. Le régal arrive ensuite : le labium pompe le sang, la nourriture des moustiques femelles.
En fait le proboscis souple se meut dans la peau de sa victime pour augmenter ses chances de rentrer en contact avec un vaisseau. Il faut plusieurs essais, et quelques minutes à chaque fois, avant que le suceur-piqueur ne trouve ce qu’il recherche. Si « dame » moustique a de la chance, elle finit par tomber sur l’objet de sa quête et peut entamer un festin qui dure en moyenne quatre minutes. Autant dire que si vous êtes vraiment piqué c’est que vous n’avez pas de pot ou que votre sommeil est très profond !

Une réponse

  1. bernadette

    Si le moustique tigre attaque c’est qu’il est lui même attaqué.
    Selon l’OMS ce moustique est fortement infecté.
    Il suffirait donc peut être de traiter son infection pour le combattre.
    Ce moustique n’à aucun droit par rapport aux humains.
    Évidemment notre peaux est fine et les pores peuvent l’attirer pour y décharger son venin infecté.

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