Quelques jours après les gestes d’amitié ostentatoires de notre Président de notre République mal en point envers l’agité du bocal américain on peut mesurer la duplicité de ce dernier. Il a en effet multiplié les décisions depuis ce voyage totalement inutile qui vont à l’encontre de l’Europe et de la France en particulier. Son mépris n’a d’égal que sa duplicité comme s’il avait retenu ses coups foireux en sachant qu’il lui fallait recevoir l’onction morale de Jupiter avant de le renvoyer à son statut de petit valet de l’Amérique d’un Trump obsédé par ses seules promesses électorales. Et les faits lui donne raison : il n’y a que des réactions timorées (NDLR : on dit en langage diplomatique : «  mesurée ») aux actes provocateurs de l’occupant de la Maison Blanche.
D’abord en rayant d’un trait de plume orgueilleux les accords internationaux sur la surveillance du développement du nucléaire iranien il a ramené à son statut celui qui croyait pouvoir le détourner de sa volonté de libérer Israël de toutes contraintes. Cette décision a été sciemment annoncée avant le déménagement de l’ambassade US de Tel-Aviv à Jérusalem qui ne pouvait pas être condamné par une Europe sans unité et fragilisée par le populisme croissant qui la ronge. L’intervention démesurée de l’armée israélienne dans un tel contexte a simplement confirmé cet état de fait et d’ailleurs elle n’a pas été à la hauteur d’événements d’une gravité exceptionnelle renforçant la certitude que désormais Trump pouvait impunément agir. Quand il y avait eu une intervention contre le massacre aux armes chimiques désormais démontré des faubourgs de Damas il y eut que des communiqués vite oubliés contre ce qui relevait aussi de crimes de guerre contre les manifestants venus du gigantesque camp de rétention ou de concentration qu’est devenue la bande de Gaza. Trump a déstabilisé le Moyen-Orient et il l’a fait volontairement pour plonger les européens donneurs de leçons dans une situation menaçante. « Jupiter » a fait profil bas !
Ensuite il a renforcé sa main-mise sur l’économie mondiale grâce à cette nouvelle donne. Les grandes entreprises européennes ayant des accords avec l’Iran, placées sous la tutelle du dollar, ne peuvent plus poursuivre leurs actions sans entraîner de lourdes représailles sur leurs affaires en cours aux USA. L’augmentation du pétrole va peser sur les comptes des pays de l’UE qui ne possède pas de ressources dans ce domaine. La Grande-Bretagne s’en tire pas trop mal et va pouvoir valoriser son Brexit puisque son économie ne va pas être touchée comme l’est celle de France avec Total, Airbus, Engie et bien d’autres membres du CAC 40 !
D’ailleurs illico Engie a annoncé se retirer d’Iran puisque malgré les grandes annonces rien n’est prévu pour contourner l’obstacle américain. Engie n’est pas la seule grande entreprise française à avoir décidé de se retirer d’Iran après l’annonce américaine du 8 mai. Total a fait savoir qu’il abandonnerait son grand projet gazier s’il ne parvenait pas à obtenir de dérogation de la part des États-Unis, permettant d’échapper aux sanctions. Aibus tributaire de pièces venues de Boeing est dans la nasse et perd un gigantesque contrat avec Iran Air ! Là encore le Président français a été baladé à Washington où on lui a lâché des broutilles sur l’aluminium alors que Trump se préparait déjà à son plan de destruction d’une part importante de l’économie hexagonale.
Le troisième acte a été mis en œuvre par les USA dans le dos d’une Europe obsédée par le sort que vont subir les « actionnaires » de ses leaders économiques en cas de sanctions. Malgré les doutes émis par Donald Trump, les négociations entamées pour réguler les échanges entre les deux plus grandes puissances progressent entre Pékin et Washington. Son conseiller économique a indiqué que la Chine avait accepté de réduire de plus de 200 milliards de dollars son excédent commercial avec les Etats-Unis et de lever les taxes sur le sorgho largement importé des États-Unis. Si les accords sont confirmés quand les règles se durcissent pour les produits européens vendus Outre-Atlantique le plans era parfaitement bouclé plaçant de fait l’UE sous la domination américaine dans tous les domaines.
Les Chinois omniprésents dans bien des économies de pays en crise (achat massif de terres ou construction d’équipements stratégiques) appliqueront la même stratégie en allant implanter leurs entreprises directement en Iran et continueront à exploiter le développement de ce pays dont les besoins sont grandissants. Ils occuperont avec efficacité les créneaux libérés par la France et ses alliés ! Il s’agira de la contre-partie de l’accord en discussion entre la Chine et les USA : on vous laisse les mains libres en Iran et en échange vous nous laissez ouvert le marché de votre pays pour les produits agricoles qui touchent mon électorat ! Tous les voyages jupitériens n’y changeront rien car Trump sait que les élections européennes vont être un désastre politique avec une écrasante majorité anti-système qui laissera l’UE ne lambeaux avec une incapacité encore plus grande de résister !

4 Réponses

  1. LAVIGNE Maria

    Le valet de la finance aura vendu les bijoux de famille, hypothéqué l’avenir de nos enfants, favorisé encore les plus forts et fait payer tout cela par les retraités, les pauvres qui ne peuvent spéculer et maintenant c’est sur le social qu’il veut couper. Oui, les prochaines élections seront un défouloir pour beaucoup et risquent de détruire ce qui, au départ, était une belle idée. Nous ne lui disons pas merci et c’est avec impatience que nous attendons la fin !

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  2. JJ Lalanne

    Comment dire que nous ne réagissons pas avec nos alliés…Quels alliés? Quand on s’attaque à l’ Angleterre pour cause de Brexit, à l’Allemagne parce que, dure en affaires,elle nous domine,à l’ Italie pour ne pas partager les flux migratoires, à la Grèce où on joue à Tartuffe avec sa dette, à l’ Espagne où on fait les yeux doux à ses destructeurs catalans, aux pays d’Europe Centrale où on se garde une réserve de main d’œuvre bon marché avec le désarroi des populations et la montée de mouvements dangereux par réaction,etc…peut-on supposer un instant compter sur des amis après leur avoir craché dessus? Quelle diplomatie peut-on avoir quand celui qui nous représente se permet de se moquer du Président des États-Unis dans un discours devant son Congrès? La réaction de Trump, le renvoyant dans ses foyers après lui avoir,entre autres, enlevé les pellicules de sa veste pour lui montrer que tout Président de la France qu’ il était, il était un gamin, remettait les choses en place. A vouloir faire le paon sans en avoir les capacités,on se retrouve dindon. A se cantonner au rôle de diplomates à la gâchette facile,on va le payer cher.

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  3. J.J.

    ….massacre aux armes chimiques désormais démontré des faubourgs de Damas ? ? ? ?

    Démontré par qui ? Les déclarations des gugusses américano- franco- anglais ?

    Jupiter ? Je dirais plutôt comme Lebrac (la Guerre des Boutons) , plutôt C….molle.

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  4. bernadette

    Les élections européennes auront lieu le 23 et 26 mai 2019.
    Electrice, il me serait intéressant de savoir le sens de ces élections.

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