Lors du Congrès de l’Union des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels de Gironde tous les intervenants officiels dont Jean-Luc Gleyze, Président du conseil départemental et du conseil d’administration du SDIS 33 ont attiré l’attention des rares élu(e)s présent(e)s sur la montée des violences verbales ou physiques à l’égard des services de secours. Cette triste réalité reflet d’un comportement social dramatique reposant sur un manque total de repères citoyens et de maîtrise de soi inquiète sérieusement les responsables. Même si ce n’est pas spécifique à ce secteur de l’action publique il fait bien avouer que jamais on aurait imaginé que des gens plus ou moins jeunes s’en prennent à celles et ceux dont la vocation est de mettre leur temps et leur énergie pour sauver des biens ou des vies.
En Gironde il est prévu que les sapeurs-pompiers sortent en 2018 à plus de 125 000 reprises (soit près de 350 fois par jour) pour une action concrète de solidarité. Une activité qui ne cesse de croître et donc pèse de plus en plus sur l’engagement des « soldats du feu » devenus peu à peu des « secouristes de l’urgence ». Jamais la société dans le contexte actuel ne pourra « professionnaliser » la réponse à ce besoin essentiel réclamé par chacune et chacun d’entre nous lorsqu’il se trouve face à une situation inquiétante. La carence du système médical dans certaines zones du territoire girondin, l’engorgement des urgences, les appels de précaution ou, pourquoi pas l’écrire, la société du « tout m’est dû » font que désormais les reproches véhéments accueillent les ambulances lorsqu’elles sont réputées être arrivées en retard. Les coups ne sont pas loin dans de nombreux cas ! Menaces, agressions, incivilités.
Les sapeurs-pompiers doivent donc faire face à des violences physiques et verbales anormales dans le cadre de leur activité, notamment en Ile-de-France et dans le Nord mais aussi en gironde . Ils subissent parfois des guet-apens. Ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui puisque que «ces violences existent depuis un certain nombre d’années. Dans les années 1990, sur certaines métropoles, des sapeurs-pompiers étaient déjà victimes de guet-apens avec des engins qui étaient caillassés, des personnels qui étaient victimes de caillassage.
La haine des porteurs d’une tenue particulière ou de ce qui peut-être considéré comme un uniforme devient une improbable explication à ces violences. Elle est complétée par ce principe voulant que tout service public de proximité doit être instantané et disponible pour chaque individu gratuitement. Si ces conditions ne sont pas réunies elles méritent aucun respect. On chronomètre l’écart entre l’appel et l’arrivée des secours en ignorant tout du circuit complexe de la mobilisation des moyens à mettre en œuvre. On filme avec le téléphone portable pour diffusion sur les réseaux publics avec souvent des approximations le déroulement des opérations. On transforme le mépris entretenu par l’opinion dominante sur les « fonctionnaires » en insultes puis en agression comme aux guichets des administrations ou dans les mairies.
Le général Jean-Claude Gallet, commandant des sapeurs-pompiers de Paris a récemment adressé aux 8 500 sapeurs-pompiers de Paris un courriel appuyant les dysfonctionnements entre service de secours cela, suite à la mort de Geoffroy Henry, le 4 septembre dernier. Le sapeur-pompier a été attaqué au couteau à Villeneuve-Saint-Georges par un schizophrène en rupture de traitement.  « Une société qui ne protège pas ses anges gardiens est vraiment malade » a lancé ce gradé de haut niveau dans une alerte que je partage. Aujourd’hui, la société est certes violente. Aujourd’hui la société n’a plus assez de repères. Aujourd’hui la société a des valeurs du vivre ensemble qui ont été malmenées par le monde du profit. Toutes celles et tous ceux (élus locaux compris) qui représentent la Force publique le savent. Les représentants du service public quelle que soit la situation sont taillables et corvéables à merci.
Un mari violent, un gamin addictif , un fêtard éconduit, une femme sur-inquiète pour son enfant, une fille ou une fille d’une personne âgée ou handicapée deviennent brutalement irrespectueux ou agressifs.  En milieu rural, dans le secteur périurbain et pas forcément dans les quartiers sensibles les « attaques » devienne le fait de Madame et Monsieur Tout-le-monde ! « Ce ne sont plus des bandes de voyous qui nous agressent, aujourd’hui nous sommes agressés plus ou moins fortement au domicile même de ceux que nous venons secourir » expliquait dans son discours le Président de l’union des sapeurs-pompiers de la Gironde. Une situation qui a été prise en compte par Jean-Luc Gleyze puisque des groupes de travail sont en place et des mesures concertées seront prises (formation, moyens nouveaux, collaboration avec les autre services) dans les prochains mois en Gironde.
En attendant dans le Var de agents du Smur (Service mobile d’urgence et de réanimation)  vont être équipés de gilets… pare-balles lors de certaines interventions. «Engagées sur une zone d’attentat, sur un règlement de comptes dans une cité, ou bien pour faire hospitaliser un patient psychiatrique armé, voilà différents types d’interventions pour lesquelles nos équipes étaient loin d’être protégées comme il se doit », explique le Samu du Var. Un lot de trois gilets par équipe de garde sera distribué, détaille le service d’urgence, des tenues identifiées « médecin », « infirmier » et « ambulancier ». Plus rien à ajouter !

7 Réponses

  1. LAVIGNE Maria

    Sauver ou périr, telle est la devise des sapeurs pompiers. Qu’ils soient ici chaleureusement remerciés pour leur engagement au service de tous. Les actes d’incivilité illustrent parfaitement notre société violente, l’injustice, le manque de solidarité des nantis envers les plus démunis et tous les plans qui consistent à déshabiller Paul pour habiller Jacques n’y feront rien.
    Merci au département de la Gironde de prendre en compte tous ces problèmes pour essayer de diminuer ces risques;

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  2. MOUNIC

    Ma femme Arlette viens d’avoir un AVC très sérieux
    Hopital Pellegrin
    Je n’ai personne pour ma cuisine et mes courses
    ou puis-je m’adresser
    Merci Cher Darmian

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    • François

      Bonjour Mounic,
      Le livre personnel de la Vie est éternel car l’auteur n’écrit jamais le mot « FIN ».
      Avec toute mon amitié d’internaute,
      Veuillez agréer mes sincères condoléances.
      Amicalement @

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  3. J.J.

    Je ne vous connaissais pas ,Mounic, mais les gens qui fréquentent le site de Jean Marie ont fini par former comme une petite famille.
    Je vous prie de croire mon cher Mounic à mon entière sympathie.

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