Le fameux « french paradoxe » nous rend parfois totalement incompréhensibles et surtout inefficaces. Selon ses déclarations et surtout fort de son récent titre de « champion de la terre » le Président de la République n’a jamais réellement pris la mesure de l’urgence de mesures concrètes en faveur de l’environnement. Dans le quotidien des Françaises et des Français les grandes déclarations, les intentions à long terme, les décisions destinées à ménager les lobbies ne passent plus. D’autant que les administrations de l’État font le maximum pour qu’il en soit ainsi en entravant toutes les initiatives susceptibles de mettre en cause leur « autorité » exclusivement basée sur leur capacité à appliquer des normes, des règlements et des processus obsolètes ou abscons. C’est devenu catastrophique pour l’avenir ! L’agriculture biologique subit la loi du marché et le monde du profit !
Ainsi les agriculteurs qui développe une culture biologique ou même raisonnée ne cessent de réclamer la reconnaissance de produits alternatifs au glyphosate. Ils existent mais pour le moment l’assemblée nationale a autorisé pour une durée déterminée l’utilisation de cette molécule aux effets nocifs sur la santé de leurs utilisateurs et plus encore sur celle des consommateurs de produits sur lequel ses produits est épandue. Rien n’est fait pour accélérer les substances alternatives dont on sait déjà qu’au moins elles n’altèrent ni l’environnement, ni les productions pour lesquelles elles sont autorisées. Les fonctionnaires, pourtant peu actifs sur le contrôle des usages effectués par les herbicides, insecticides, fongicides vendus par les multinationales dominantes. Alors que les essais en laboratoire reconnaissent par exemple une certaine efficacité des huiles essentielles contre certaines maladies des plantes, la réglementation sur leur « mise en marché » empêche leur expansion.
Les inspecteurs soucieux de protéger les populations surgissent dans certaines entreprises de fabrication de produits biologiques pour demander que l’on stoppe leur fabrication et surtout leur vente au prétexte qu’il n’ont pas l’ « autorisation de mise sur le marché » pour ses produits, et de mettre en avant des « allégations phytopharmaceutiques ». On frôle l’absurde car il est possible dans fabriquer en quantité limitée mais il est absolument interdit d’indiquer les utilisations que l’on peut en afire. Si par exemple il est mentionné sur le boîte que les propriétés de la préparation sont « herbicides » le vendeur peut être puni de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende… s’il n’a pas pas financé une recherche onéreuse prouvant qu’il n’est pas nocif.
Par exemple sur « la macération huileuse d’ail » il est formellement interdit de mentionner qu’elle est utilisable au niveau des insectes que des maladies fongiques. Ceci est du à la présence de sulfures, de disulfures, et de trisulfures contenus dans l’allicine. Cette préparation naturelle, sans danger pour l’environnement car biodégradable, agit en curatif sur les pucerons sauf les pucerons noirs du cerisier, les acariens surtout ceux des cucurbitacées (courges,concombres…), les psylles du poirier, la mouche de l’oignon, la teigne de la pomme de terre. les charançons, les larves de moustiques, la pourriture grise du fraisier,’oïdium de la vigne, la marsonia du rosier (maladie des taches noires), la cloque du pêcher (efficace, ne pas s’inquiéter si les feuilles tombent), la moniliose sur fruitiers et la rouille du groseillier. Ajoutons que la macération huileuse d’Ail est aussi un excellent répulsif contre les chevreuils, les campagnols, les mulots. Interdit de le mentionner car ce serait reconnaître un « usage phytosanitaire » sans homologation « institutionnelle ».
Quand chercheurs et agriculteurs s’accordent sur la nécessité d’avoir davantage de références, d’informations et de résultats quant à l’utilisation des huiles essentielles, de produits biologiques alternatifs en protection des cultures on homologue sans problème les études financées par les grands laboratoires privés qui ont parfois couverts depuis des décennies des molécules dangereuses ! « Les huiles essentielles sont bien autorisées dans le cahier des charges bio, tout comme les plantes et leurs extraits, que ce soit sous forme de tisanes, de purins, de décoctions », explique un conseiller technique en agriculture biologique mais il n’existe que deux produits homologués  en tant que produits phytopharmaceutiques.
Il est vrai que l’homologation sur ses bases réglementaires actuelles est quasiment inaccessible par de très petites entreprises ou même des petites ou moyens entreprises. Il faut financer le dossier et ensuite le constituer ce qui prend entre un et deux ans. Il est obligatoire ensuite de le faire évaluer par différents organismes européens avant d’obtenir une éventuelle approbation de la Commission européenne. Il faut parfois compter jusqu’à 5 millions d’euros pour financer un dossier… La commission européenne et l’Efsa [autorité européenne de sécurité des aliments] bloquent tout. Toutes les plantes sont perçues comme dangereuses et l’Etat français se montre particulièrement actif pour bloquer les initiatives en cours. L’exemple des huiles essentielles totalement biodégradables, ne laissant aucune trace dans l’environnement, contrairement à l’usage des molécules chimiques est parlant puisque leur usage est dans le fond clandestin sur les plantes.
L’absurdité absolue puisque pour vendre un défoliant biologiques qui remplace un herbicide chimique bien connu il faut le présenter comme stimulant de la croissance de la plante ! Nombreux sont les consommateurs qui aimeraient observer autant de détermination de la part de l’État lorsqu’il s’agit du glyphosate ou des néonicotinoïdes protégées pour des raisons… économiques ou politiciennes.

Une réponse

  1. J.J.

    ….le Président de la République n’a jamais réellement pris la mesure de l’urgence de mesures concrètes en faveur de l’environnement.

    A-t-il pris réellement la mesure de l’urgence de quoi que ce soit, à part les intérêts de ses petits copains privilégiés ?

    De dangereux terroristes, il y a quelques années maintenant, ont été sévèrement recadrés pour avoir préconisé, et même tenté de commercialiser l’usage des purins d’ortie ou de prêle, en lieu et place de produits phytosanitaires classiques (= dangereux) .
    Heureusement l’Etat à fait preuve devant cette tentative de lèse- Monsanto (ou Bayer, ou n’importe quelle autre empoisonneur potentiel, au choix), d’une grande fermeté…..

    a

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