La confiance citoyenne s’érode en France et en Europe. Elle laisse la place à un sentiment d’abandon par un pouvoir qui, depuis Paris, se coupe des réalités. Cet éloignement s’accentuant, la colère monte dans les territoires comme dans les urnes. Elle doit être entendue et surtout contenue. Pourtant, l’Etat reste sourd aux appels de la province. Plus grave encore, il remet aujourd’hui en cause la décentralisation en portant atteinte à l’autonomie financière des collectivités, en opposant urbain et rural et en programmant à terme la disparition des collectivités de proximité. Cette prétendue simplification administrative est un piège. Derrière ce miroir aux alouettes, pointe le risque d’un éloignement démocratique et d’une recentralisation des services. Elle se révélera catastrophique pour la plus précieuse des démocraties : celle de la proximité!
Etat civil, écoles, stades et bibliothèques, routes, espaces publics et salles des fêtes ou culturelles : chaque jour, les communes, cellules de base républicaines, assurent avec dynamisme et cohérence leur part en matière de services et équipements publics, à la campagne comme en ville.
Collèges, routes, soutien aux personnes âgées et handicapées, insertion, très haut débit, protection de l’enfance : chaque jour, les Départements assurent leur part, quotiennement en matière de services et équipements publics, à la campagne comme en ville.
Trains, cars, lycées, formation, entreprises, biodiversité : chaque jour, les Régions assurent leur part en matière de services et équipements publics à la campagne comme en ville.
Ensemble, vos collectivités, rejointes plus récemment par les intercommunalités, interviennent sans relâche pour permettre l’accès au logement, à l’eau, à la culture, au sport, à l’éducation, à l’autonomie, à l’essentiel de ce qui fait le bien vivre ensemble, tout en préservant le patrimoine et l’environnement.
La décentralisation a modernisé et amélioré tous ces services et à travers eux le quotidien des Françaises et des Français. Aujourd’hui, Communes, Intercommunalités, Départements et Régions sont des remparts contre les seuls démantèlement du service public ceproximité que l’Etat ne veut plus ou ne peut plus assurer.
Cela suppose, à la ville comme à la campagne, une représentation démocratique incarnée, accessible, réactive et ancrée dans la réalité. C’est chaque jour l’engagement des maires, des élus municipaux, intercommunaux, des conseillers départementaux, régionaux, au service des habitants à tous les âges et à toutes les étapes de la vie.
Cela suppose aussi, à la ville comme à la campagne, pour les citoyens engagés, bénévoles associatifs et anonymes, qu’ils restent en capacité de faire vivre le lien social. Jamais ils ont été aussi menacés par des lois venus du sommet de l’Etat sans qu’ens oit mesurer les conséquences concrètes sur la qualité de vie dans les quartiers ou les communes le splus modestes;
Notre République s’est construite en rapprochant l’action publique des réalités quotidiennes. Les valeurs d’égalité, de fraternité et de liberté sont les piliers et le ciment de notre société. Une société qui rassemble plutôt qu’elle ne divise et qui promeut la solidarité plutôt que le chacun pour soi.
Nous, citoyens, élus et non élus, ne sommes pas des adversaires de l’État et nous voulons être erspectés car nous en sommes les partenaires loyaux.
Nous nous mobilisons aujourd’hui pour défendre une République de proximité qui garantisse l’intérêt général tout en s’adaptant aux besoins particuliers de la population.
A vous de le comprendre et de nous soutenir dans une démarche que nous voulons uniquement dictée par le constat que nous ne voulons pas que soit tuée la démocratie de proximité qui a fondé un système social précieux et qui appartient à notre Histoire.
J’en appelle à une mobilisation de tous, citoyens élus et non élus, pour défendre
Ø la proximité dans la démocratie et l’action publique ;
Ø l’équilibre et la complémentarité entre rural et urbain ;
Ø la garantie de l’unité de nos territoires, facteurs d’équité entre nos concitoyens.

Je donne rendez-vous à toutes les Girondines et tous les Girondins le 13 octobre à 11 h dans l’immeuble Gironde, avenue du Maréchal Juin, à Bordeaux.

4 Réponses

  1. J.J.

    Pour le pouvoir (dont on espère le prochain départ ) il est temps de mettre fin à cette gabegie qui permet à des gens qui ne sont rien, des fainéants, des toujours jamais contents, des retraités précaires, des analphabètes et des alcooliques, voir des gaulois réfractaires aux réformes, de profiter un peu de l’existence.

    Ne comptant pas parmi les élites autoproclamées de la Nation, ils n’ont pas besoin de ça !

    Alors, foutez moi tout ce monde aux galères, et qu’on n’en parle plus.

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  2. Jouvet Fabienne

    Forcément concernée, férocement engagée…. Merci de mettre en « mot » la pensée de beaucoup…. être toujours dans l’urgence, ne pas trouver de solution « acceptable » juste….du « mieux ». A force de tirer sur la corde, elle est prête à rompre.

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  3. bernadette

    bonsoir,
    Les prix du carburant ne cessent d’augmenter et bien evidemment les prix a la consommation augmentent.
    Il faut un veritable controle des prix a la consommation.

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