Quelles que soient les mesures annoncées par le Président malade de l’épidémie de jaunisse française incontrôlée et incontrôlable, elles ne parviendront jamais à redonner confiance aux classes moyennes. C’est plié ! D’autant qu’encore une fois elles seront technocratiques et tellement théoriques que personne ne les prendra vraiment en compte pour retrouver le chemin de ce qu’il manque le plus au pays : l’effacement de ce sentiment diffus de mépris et d’abandon. Toutes les mesures qui vont tombées sont soit des resucées d’annonces antérieures (plan vélo, soutien aux petites lignes SNCF) qui ne sont d’autant pas crédibles car elles ne dépendent jamais d’une décision de l’Etat soit des inventions mettant en œuvre le principe de Clémenceau voulant que « quand on veut éluder un problème on créé une commission ». Et là on va faire beaucoup mieux puisqu’on va ajouter un énième « haut conseil » qui sera dédié au climat » qui s’ajoutera au « haut conseil de la transition énergétique ».
Cette instance regroupera des ONG, des syndicats et pas mal d’administrations et dit-on des citoyen(e)s tirés au sort…avec pour missions essentielles celles de produire des rapports, d’émettre des vœux et de surveiller les mesures prises. Quelle utilité ? On sait que le Sénat ou l’Assemblée ont des commissions spécialisées qui travaillent sur le sujet de la mobilité de demain et qu’il suffirait que le gouvernement s’empare de leurs propositions pour changer la donne. J’ai siégé en tant que représentant national des Maires ou comme Président du Club des Villes et territoires cyclables dans de multiples structures de ce type. Mes collègues plus expérimentés m’avaient vite éduqué : si « Bercy n’est pas présent » ou « si Bercy s’oppose à une mesure même facile à mettre en œuvre la réunion ne sert à rien ! ». Les classes moyennes et les plus paupérisées se foutent pas mal de ce type de créations. Et c’est inquiétant pour la démocratie : la majorité du Peuple n’a plus confiance en personne !
Il va annoncer des prêts à taux réduits pour « changer de véhicule »… Une autre baliverne puisque il suffit d’être au contact des réalités pour savoir que bien des gens qui ont une véhicule écologiquement obsolète ne le gardent que parce qu’ils ne peuvent pas accéder au crédit faute de revenus fixes ( tiens si on parlait de la transformation des allocations en revenu de base?). Allez donc voir un banquier quand vous êtes dans la maison de vos rêves de la périphérie, endetté(e) aux taquets de vos revenus pour acheter avec un crédit à la consommation un véhicule neuf ? C’est un fait, la population française est déjà endettée. La Banque de France le constate dans ses rapports trimestriels depuis plusieurs années . Une amélioration de la situation ressort toutefois du dernier Baromètre du surendettement publié en juin 2015 : le nombre de dossiers déposés par des particuliers auprès des commissions de surendettement entre juillet 2014 et juin 2015 est en légère diminution (-2,6 %).  Une baisse qu’il faut néanmoins relativiser face à la gravité de la réalité.
Depuis 2010, ce sont près de 987 000 dossiers déposés qui ont été déclarés éligibles à la procédure de traitement du surendettement, c’est-à-dire des dossiers considérés comme présentant un niveau de surendettement excessif en vue des capacités financières des ménages concernés.Le nombre de ménages français en situation de surendettement augmente donc sans relâche ces dernières années. En janvier 2011, le rapport émit par la Banque de France comptait 688 ménages en situation de surendettement ; ils sont 839 en janvier 2015. Parmi les dossiers entrants, le nombre des redépôts, c’est-à-dire les dossiers qui sont déposés une seconde fois, est également en augmentation.
Alors aide augmentée ou pas, les plus précaires et les classes moyennes enlisées dans des crédits à très long terme se moquent pas mal des annonces de primes ou de déductions fiscales. Ce sont des propositions urbaines dénuées de tout lien avec le périurbain (seconde couronne) et le milieu rural !
Rien ne pourra effacer les effets désastreux de la ponction CSG sur les retraités, la multiplication des taxes sur des tarifs ou des produits sans lien avec la notion de lutte contre le réchauffement climatique, l’apparition d’une inflation sur la nourriture, sur les privilèges accordés aux nantis en attendant l’effet psychologique désastreux qu’aura la retenue à la source !
Le fond de la défiance vient d’une irrémédiable réalité : le pouvoir d’achat qui est devenu la référence dans cette société de la surconsommation ! Ce n’est pas en facilitant l’emprunt que l’on atténue les problèmes du quotidien ! Ce n’est pas en empêchant de fait les collectivités territoriales d’investir ou en bernant l’opinion en faisant semblant de réinventer la poudre que l’on va évacuer la révolte intérieure ou visible. Annoncer des aires de covoiturage quand il y en a déjà 100 en Gironde et une trentaine en projets ; des voies ferrées locales rénovées (les départements, la région, les communautés ont été contraintes de financer la rénovation de Bergerac-Libourne car la SNCF et l’État n’avaient pas les moyens de le faire) ; la vidéosurveillance (qui la paye?), le renoncement à la taxe sur les camions étrangers en transit (la trouille de blocages?)…. ne changeront pas la donne ! La précarité des emplois, la faiblesse des salaires, la paupérisation des retraités agricoles, celles des artisans ou petits commerçants ; la fin des emplois aidés ou le surcoût de l’énergie resteront comme des nuages menaçants au-dessus de la fin d’un quinquennat forcement désormais agité !

3 Réponses

  1. faconjf

    Bonjour,
    le mot qui me vient en lisant votre billet c’est le mot paradoxal.
    Paradoxal ce personnage issu des Banksters de la mondialisation qui impose des sacrifices aux faibles en disant que c’est pour leur bien tout en favorisant la caste dominante.
    Paradoxal ce personnage qui encense l’écologie et prend l’avion pour aller à Bruxelles.
    Paradoxal ce premier sinistre qui parle de réduire la dette et a plongé la bonne ville du Havre, dont il était le maire, dans le rouge de la dette.
    Paradoxal le tweet de Darmanin sur les travailleurs pauvres et sa cantine à 100€ par tête sans les vins.
    Paradoxale la déclaration de créer l’armée européenne pour contrer les Russes qui sont nos fournisseurs de gaz et de pétrole.
    Paradoxal aussi l’élément de langage  » peste brune » pour qualifier les casseurs à Paris alors que le tableau de chasse des interpellés ne dit pas la même chose.
    Paradoxale l’apparition des « 8 délégués » des gilets jaunes qui ne veulent pas de meneurs tout en voulant être présents aux discussions qu’ils jugent par ailleurs inutiles.
    Paradoxale la tribu des experts en peau de lapin qui promeuvent la voiture électrique censée être la solution alors qu’elle ne fait qu’ajouter des complexités et des pollutions à l’échelle mondiale. Et que dire de son alimentation en énergie sinon que c’est en soi un paradoxe.
    Je vois une gouvernance paradoxale dans L’usage diffamatoire de la dévalorisation, de l’humiliation,
    du dénigrement et par l’entretien de la polémique systématique, dans la communication et les actes de cette caste dominante se posant en martyr pour s’en sortir indemne et victorieuse.
    Au passage, quelqu’un peut m’expliquer comment le fait de retirer des véhicules dits anciens, qui peuvent encore rouler des dizaines de milliers de Km, par des nouveaux réputés plus propres contribue à réduire l’impact écologique sur la planète de l’automobile. Paradoxe ou accélération économique de l’obsolescence programmée?
    Salutations républicaines

    Répondre
    • Bernadette

      Et pourquoi l’électorat français a voté Hollande puis Macron. Segolene nous a trompe et son collègue continu de nous manipuler avec ses ensembles théoriques.Ça fait 40 ans que les politiques essaient de nous tromper.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.