Après un examen objectif et attentif de la gestion 2019, l’agence indépendante Standard & Poors a maintenu pour la huitième année consécutive la notation maximale avec les notes AA- (notation nationale) et A-1+ (notation locale) avec prospective stable. Elle place le Département de la Gironde parmi les collectivités locales les mieux notées de France. 

« Le Département [de la Gironde] présente une stratégie budgétaire claire qui lui permettra de maintenir de bons indicateurs d’endettement ainsi qu’une situation de liquidité très favorables ». Standard & Poors pense aussi « que la qualité de la gouvernance et de la gestion financière permet de compenser en partie les contraintes du cadre institutionnel des départements ». Difficile d’être plus précis et plus synthétique. Il lui est impossible actuellement d’écrire ainsi sur le gouvernement de la France. 

 Ces analyses démontrent tant la qualité que la maîtrise des dépenses départementales contrairement aux allégations faites après la reprise induite par le dépassement du 1.2 % imposé par le Pacte de Cahors, qui n’a aucun sens dans le contexte des besoins actuels des Girondines et des Girondins

Cette « saisie » arbitraire d’une partie des impôts directs acquittés par les Girondines et les Girondins repose sur des critères fallacieux dénoncés par la majorité départementale  :

·         Refus de concertation de la part du représentant de l’État qui n’a aucun compte de la spécificité girondine.

·         Refus de prendre en compte la déduction des dépenses induites par l’augmentation de la part de la solidarité humaine dans le budget départemental

·         Refus de prendre en compte l’augmentation de la population girondine génératrice d’efforts budgétaires supplémentaires pour assurer l’équité sociale, éducative, environnementale.

·         Refus par l’État de faire face à ses manquements dans de nombreuses actions du Conseil départemental en faveur des personnes âgées, des personnes handicapées, de l’enfance en difficulté, des personnes éloignées de l’emploi.

Dans un tel contexte la reprise financière de l’État n’a donc aucun lien avec la qualité de la gestion financière du département de la Gironde. Elle sanctionne de manière injuste et purement technocratique les efforts en matière de solidarité humaine (+3.7 millions sanctionnés) et ceux effectués pour l’insertion (0.6 millions sur les fonds européens) ou la solidarité territoriale.

Elle est la résultante de la décision du représentant de l’État qui a souhaité  :

·         Ne pas prendre en compte, comme le prévoit le guide de référence du Pacte de Cahors, la croissance démographique de manière autoritaire et proposer un contrat à 1,35 %.

·         Ne pas avoir sciemment permis au département de contractualiser sur la base de + 1.35 % comme ce fut le cas pour la Mairie de Bordeaux, Bordeaux Métropole et la Région Nouvelle Aquitaine (perte de 4.7 millions d’euros de perte par cette décision)

Au total ce sont près de 9 millions sur les 12,8 de la reprise effectuée qui sont imputables à la seule application d’un pacte pénalisant malheureusement les dépenses effectuées en faveur des habitants de la Gironde 

  Un recours au Tribunal Administratif contre l’arrêté préfectoral est en cours et pourrait permettre au Département de démontrer le caractère inique de ce qui apparaît comme une atteinte grave à la liberté de gestion des collectivités territoriales.

  Rappelons que l’ensemble des dépenses 2019 du Conseil départemental a été voté par le Groupe Gironde Avenir qui a approuvé implicitement les priorités de la majorité départementale et qui maintenant s’étonne de la reprise effectuée dans le cadre du pacte de Cahors.

  Toutes les politiques au profit des Girondines et des Girondins ont été maintenues en 2018 et le seront en 2019 voire augmentées (emploi sportif). Les priorités définies n’ont donc aucun lien avec une polémique autour d’une « reprise » technocratique et déshumanisée.

  Malgré tous les obstacles dressés par l’Etat face à la politique solidaire, sociale, citoyenne et durable du Conseil départemental de la Gironde, la capacité à agir demeure profitable à l’économie girondine et à toutes les catégories sociales. C’est la seule préoccupation de Jean-Luc Gleyze et de la majorité départementale.

Une bonne gestion n’est pas celle qui limite arbitrairement ses dépenses mais celle qui adapte ses dépenses aux moyens dont elle dispose et qui en fait le meilleur usage dans l’intérêt général. Le reste ce n’est que le fruit d’une volonté de réduire le rôle des élu.e.s à la portion congrue.