Lors du congrès des maires, le Président de la République a attaqué encore une fois les conseils départementaux en lâchant qu’il fallait « qu’ils assument leurs politiques ». Une formule traduisant le retour d’une volonté d’effacer les départements du paysage des collectivités territoriales.

Une série de mesures laissent présager une attaque progressive et méthodique passant par une disparition de la dernière recette dynamique dont ils bénéficiaient afin d’assumer les responsabilités que ne cessent de leur transférer l’Etat. Le Foncier bâti filera vers les communes réduisant la décision « politique » d’ajustement des recettes à 2 % soit à la dépendance totale vis à vis de la loi annuelle de programmation es finances.

Or les conseils départementaux assument la quasi-totalité de la solidarité humaine allant de la prime enfance à la fin de vie. Bien entendu ces situations sociales aidées sont dans le collimateur de Bercy qui ne veut pas politiquement les toucher. L’occupant de l’Élysée a été échaudé par la baisse des APL dont il a récemment déclaré qu’il « traînait comme un boulet les 5€ de baisse ». La leçon a été dure et donc tout sera mis en œuvre pour contraindre les élu.e.s départementaux à assumer par l’étau financier (blocage de recettes grâce aux dotations et blocage des dépenses dans la cadre du pacte de Cahors), cette décision impopulaire.

Alors qu’il était stabilisé en 2017 après une baisse l’année précédente, le nombre d’allocataires des minima sociaux a légèrement augmenté de 0,6 % en 2018. Selon la dernière étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) le nombre d’allocataires des minima sociaux a progressé après une baisse de 1,6 % en 2016 et s’être stabilisé en 2017 (+0,1 %).

Avec les conjoints et les enfants à charge, plus de 7 millions de personnes sont couvertes par ces aides, soit 11 % de la population qui reçoivent 27,2 milliards d’euros. Les dépenses liées au versement des minima sociaux en 2018 représentent 1,2 % du produit intérieur brut (PIB). Une somme qui ne va que croître en raison de mesures récentes comme la fin des allocations de chômage.

Selon la dernière étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) le nombre d’allocataires des minima sociaux a légèrement augmenté de 0,6 % en 2018, après une baisse de 1,6 % en 2016 et s’être stabilisé en 2017 (+0,1 %). Fin 2018, l’État totalisait 4,25 millions d’allocataires, tout en sachant qu’avec les conjoints et les enfants à charge, ce sont environ 7 millions de personnes qui sont couvertes par ces aides sociales. Soit 11 % de la population.

Parmi les aides les plus concernées par l’augmentation du nombre d’allocataires, figure le RSA (+1,1 %). or il est imputable aux conseils départementaux qui versent mensuellement les sommes demandées par la CAF qui en gère l’attribution (plus de 20 millions par mois en Gironde). Il repart à la hausse après deux années de baisse et les déboutés des allocations chômage vont quitter l’UNEDIC pour rejoindre les rangs des indemnisés départementaux !

Un joli transfert qui échappera bien entendu aux contribuables et qui permettra aux oppositions de dénoncer un dépassement du 1,2 % de progression des dépenses girondines. A la fin de l’année dernière, la France métropolitaine a comptabilisé près de 2 millions de bénéficiaires du RSA. Ils représentent 45 % de l’ensemble des allocataires de minima sociaux.

Les effectifs de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et du minimum vieillesse ont aussi progressé entre 2017 et 2018 : +2,7 % et +2,8 % respectivement. Si la Drees n’explique pas la hausse de bénéficiaires de l’AAH, celle des aides destinées aux personnes âgées serait la conséquence directe du plan de revalorisation du minimum vieillesse qui est en cours.

Au 1er avril 2018, le montant maximal de l’allocation pour une personne seule a été augmenté de 30 euros.

Avec 123.600 demandes d’asiles enregistrées par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofrpa), la France compte 100.200 bénéficiaires de l’allocation pour demandeur d’asile (ADA). Un effectif en hausse de 15,4 % sur une année.

Si dépenses d’allocation des minima sociaux ont à peine augmenté de 0,5 % en 2018, ce sont le RSA et l’AAH qui concentrent le plus gros volume de dépenses, avec 11,516 et 9,747 millions d’euros de versés en 2018. Mais en raison de la hausse de leurs bénéficiaires, les dépenses liées au minimum vieillesse et à l’ADA ont progressé respectivement de 2,4 % et de 16,9 %. Tout progresse dans un pays de plus en plus inégalitaire et mal en point… Et le Revenu Universel d’Activité servira uniquement à effacer les effets de la politique libérale.