L’équité territoriale se construit

Signature Gironde Numérique-Philippe Madrelle-France télécomPhilippe Madrelle, Président du Conseil Général de la Gironde, Anne-Marie Keiser, Présidente de Gironde Numérique, Didier Lombard, PDG de France Télécom – Orange et Bruno Janet, Directeur des Relations avec les Collectivités Locales de France Télécom – Orange, ont scellé un projet majeur pour l’opérateur et pour le département de la Gironde. Une grande première française dont, malheureusement, les médias ont oublié de parler à la hauteur de l’enjeu qu’il représente pour les Girondines et les Girondins.

Un contrat de partenariat public-privé a été signé le 24 juin dernier, en présence de Dominique Schmitt, Préfet de la région Aquitaine et de la Gironde. Il  est l’aboutissement d’un long processus, initié par le Conseil Général, dans l’objectif d’offrir le haut débit à 100% des girondins. C’est une demande récurrente sur le Créonnais (Haux, Saint Genés, Blésignac, Saint Léon, Tabanac…), qui souffraient de certaines zones « blanches », non desservies ou mal desservies, privant certains administrés de l’accès à Internet. Grâce à la mise en place par le Conseil Général du syndicat mixte « Gironde numérique », regroupant les intercommunalités et le Conseil Général, une solution sera apportée dans les 2 ans qui viennent. Il faut comparer cette avancée avec celle qui a permis, il y a des décennies, d’électrifier les hameaux ou de les desservir en eau potable. Internet est devenu, en effet, un besoin essentiel pour la qualité de vie sur un territoire.
France Télécom a donc construit une offre adaptée, qui va permettre d’éliminer en quinze mois la totalité des zones d’ombre, et d’offrir d’ici deux ans un réseau d’au moins 2 MB/seconde sur l’ensemble du territoire girondin. La réussite de ce projet est une illustration concrète du mode partenarial qui caractérise la collaboration entre les collectivités locales et France Télécom Orange.

A l’issue d’une procédure de mise en concurrence, après plus d’un an de négociations, la signature d’un contrat de partenariat public-privé entre le Syndicat mixte Gironde numérique et France Télécom-Orange donne un nouvel élan à l’avenir numérique du département.

Pour la réalisation de ce programme, un réseau de fibre optique de plus de 1000 km sera construit en Gironde, et permettra de desservir en très haut débit 78 ZAE et 153 sites publics, présents sur le territoire (organismes publics, collectivités territoriales, 58 collèges, 24 lycées, 1 collège-lycée, 13 hôpitaux…), afin de soutenir la compétitivité du tissu économique local, renforcer l’attractivité du territoire et développer les services au public.
« Ce projet est un exemple de gouvernance. Ensemble, les collectivités girondines ont décidé de prendre leur destin numérique en main et d’anticiper leur développement. Car le déploiement de ce réseau est une nécessité pour nos territoires. Avec France Télécom, nous avons fait le choix de la compétence, de la sécurité et de l’efficacité » a déclaré Anne-Marie Keiser, Présidente de Gironde Numérique, lors de la manifestation à laquelle j’ai tenu à assister puisque j’ai soutenu cette initiative depuis son origine, parfois contre l’avis de celles et ceux qui maintenant vont en bénéficier. Mais l’essentiel, c’est que le canton de Créon soit rapidement desservi et que les citoyens puissent profiter de cet investissement considérable, inédit à ce jour en France, effectué par le Conseil Général.

Rappelons que Créon a signé avec France Télécom une convention de partenariat autour des technologies pouvant favoriser  un dialogue citoyen actif entre la Mairie et la population.  Début septembre, une initiative importante sera prise avec Orange pour l’utilisation des SMS dans ce domaine, et Créon sera, après www.telecanalcreon.fr pilote en la matière. Une fois encore, nous avons la preuve qu’il ne faut jamais attendre sur le quai le passage des trains du progrès car il file plus vite que prévu chez les autres!

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2 réflexions au sujet de « L’équité territoriale se construit »

  1. Jean Marie, je te remercie de le souligner !

    Le contrat de partenariat public privé signé le 24 juin dernier, est l’aboutissement d’un long processus initié par le Conseil Général dans l’objectif d’offrir le haut débit à 100% des girondins.
    En tant qu’élu délégué de la Communauté de Communes du Créonnais au syndicat mixte Gironde Numérique, j’ai suivi durant ces 16 derniers mois, à tes cotés ce long processus de négociation qui a vu
    France Télécom Orange construire une offre adaptée qui va permettre d’éliminer la totalité des zones d’ombre en 15 mois et d’offrir d’ici deux ans un réseau d’au moins 2 MB/seconde sur l’ensemble du territoire girondin. J’ai donc naturellement représenté notre territoire lors de la signature de ce contrat d’un montant total de 53 400 000 € sur une durée de 20 ans dont 75 % financé par le Conseil général. Toutes les modalités du contrat sont consultables en Communauté.
    Il est important de préciser que le réseau sera ouvert à la concurrence, ce qui permettra aux Girondins de choisir leur fournisseur d’accès parmi l’ensemble des opérateurs nationaux et locaux. Cette ouverture permettra à la population de bénéficier du meilleur rapport qualité/prix. Le futur réseau Haut Débit s’appuiera sur le réseau filaire existant. Il s’agira donc de l’optimiser en construisant un réseau de fibre optique de 1060 km. Au total, 106 NRA-ZO (technologie, de type répartiteur, pour couvrir les zones d’ombres) seront déployés. Pour les 1232 lignes inéligibles restantes, une solution satellitaire subventionnée par le Syndicat mixte sera disponible. Au final, l’ensemble du territoire girondin sera couvert en Haut Débit. Dans une démarche de développement durable France Télécom Orange s’appuiera sur des réseaux aériens et enterrés déjà existants. Le Groupe fera également appel à des entreprises girondines sous-traitantes, afin de soutenir l’économie locale.
    Sur la Communauté de Communes du Créonnais, je serai particulièrement attentif aux modalités de déploiement, notamment pour les communes de Loupes, Haux, Blésignac, Saint-Léon, Cursan… qui sont les plus concernées.
    Le « tuyau numérique» est en mesure d’être déployé de façon optimale, cela nous donne une magnifique opportunité de développer les « e services » et renforcer l’attractivité et l’innovation au sein de notre territoire. Nous avons collectivement commencé ce chantier, la Communauté de Communes du Créonnais se dotera très prochainement d’un Portail Internet Intercommunal avec une offre de services en ligne, facilitant l’accès à l’information pour les habitants de notre territoire. C’est en restant en support de nos associations, en promotion d’initiative locale comme tele canal Creonnais, en fournissant des statistiques « numérique »… que nous relèverons ce challenge. D’autres axes de réflexion animent aussi nos collectivités….La Communauté de Communes du Créonnais s’est récemment positionnée sur l’étude de faisabilité Pôle de Ressource Numérique sur le Pays Cœur Entre deux Mers qui permettra peut être de dégager des fonds pour un centre de Ressource comme un centre de télétravail du Créonnais…C’est aussi par le numérique que nous pourrons répondre en partie aux problèmes de transports.
    Des nouveaux défis s’annoncent, nous les relèverons ensembles pour le territoire que nous aimons.

    Amitiés.
    Nicolas TARBES.
    Maire de Saint-Léon
    En charge des TIC au sein du Créonnais.

  2. @ Nicolas Tarbes
    « Il est important de préciser que le réseau sera ouvert à la concurrence, ce qui permettra aux Girondins de choisir leur fournisseur d’accès parmi l’ensemble des opérateurs nationaux et locaux. Cette ouverture permettra à la population de bénéficier du meilleur rapport qualité/prix. »

    La concurrence n’est pas synonyme de qualité de service. Certes, on peut considérer qu’elle contribue à faire baisser les prix, mais jusqu’où ? Malheureusement, et effectivement en matière de FAI, cette concurrence a également contribué à développer les « incompétences techniques »… Oui, la baisse des prix oblige les FAI à fonctionner avec des équipes commerciales mais sans équipes techniques dignes de ce nom. Au final, beaucoup de problèmes pour des utilisateurs dépassés par cette technologie. Combien sont ceux qui paient un service « internet » auquel ils n’ont pratiquement pas accès ?
    Cette problématique existe dans tout un tas d’autres domaines. Il faut faire attention aux «croyances» en matière d’économie (comme en d’autres matières d’ailleurs ;-)). La concurrence « réglementée » peut rendre quelques services d’intérêt général, mais malheureusement, le plus souvent, elle est sauvage et elle rend uniquement des services à des intérêts particuliers ! ;-(
    Pour avoir des services de qualité, rien ne vaut les services publics. Mais il s’agit là de choix politiques !

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