Le lien social par l’apéro

SDC11682 [1024x768]Juchée sur une chaise dans la petite salle des fêtes de Croignon, Suzette Grel a affirmé devant une assistance intergénérationnelle  « qu’elle ne savait faire du lien social qu’un verre à la main, lors d’un apéro ». Des propos à consommer sans modération, car ils correspondent à une réalité de plus en plus méprisée, puisque manquant de véritable profondeur philosophique. Et pourtant, c’est bel et bien au cours de rencontres de ce type que se construit la véritable solidarité, celle qui naît du partage. A 70 printemps (je sais qu’elle ne se vexera pas, car elle assume pleinement cette longévité), la Présidente du tout nouveau centre socioculturel du Créonnais, soutenu par la Caisse d’allocations familiales, le Conseil général, la Communauté de Communes du créonnais et la commune de Créon, se lance un nouveau défi : faire vivre la solidarité active sous toutes ses formes dans une société en voie d’individualisation rampante. Il faut en effet avouer qu’après avoir participé à « l’old régime » de la communauté de Communes, qui a construit et fait vivre sous son impulsion 4 maisons intercommunales de l’enfance, créé le centre intercommunal d’action sociale, dynamisé les contrats avec la CAF, elle aurait bien pu, comme tant d’autres, cultiver l’art d’être grand mère. Elle n’a pas pu résister à cette maladie qui frappe celles et ceux qui sont passés par le séminaire laïque des écoles normales : servir les autres, croire dans un avenir meilleur pour les autres, ne jamais penser que l’on n’a pas besoin des autres pour exister, ne jamais penser qu’aux autres. Je sais pertinemment que c’est révolu, en une période où le mérite ne reconnaît  de vertus qu’ à l’argent…

Comment ne pas être démoralisé quand l’école de la République va rétribuer des élèves pour qu’ils fassent acte de présence dans un lycée ? Comment croire que demain, on trouvera parmi ces « rétribués du savoir », des… bénévoles dévoués à l’intérêt collectif ? Comment ne pas comprendre que le gouvernement puisse jouer contre les élus locaux, trop payés, trop nombreux, trop gaspilleurs, quand on constate que pour user le fond de son jean sur une chaise de lycée, sans aucun objectif méritoire autre que celui de consentir à être présent, on mérite une prime du « travailler normalement pour gagner plus! »? La « marchandisation » outrancière de la société va finir par ranger le bénévolat gestionnaire au rayon des principes en voie de disparition.

SDC11686_[1024x768]En fait Suzette, grimpée sur sa chaise, ressemblait à ces prédicateurs qui en appellent aux bons sentiments, à la raison, à la réflexion dans le parc londonien de Hyde Park. A proximité de Marble Arch, on peut s’y exprimer sur tout et n’importe quoi, devant un parterre de personnes venues écouter simplement ce que vous avez à dire. Suzette avait des mots à lâcher : « solidarité », « partage », « espoir », « rencontre » « projets » car elle ne veut toujours pas croire que le silence de l’indifférence puisse d’être d’or ! Peu de gens qui comptent à ses cotés, peu de donneurs de leçons, peu de soucieux de ne pas faire de politique, peu de personnes à l’égo surdimensionné, mais des femmes et des hommes modestes, convaincus que demain ne se construira qu’avec du bénévolat, modeste, de l’action concrète, de la lucidité sociale, et une volonté partagée de faire vivre un idéal. « Je suis frappée, dit-elle du haut de sa chaise, qu’une information devenue une vérité puisse faire le tour du monde en une poignée de secondes, alors que sur un territoire de moins de dix kilomètres de rayon nous ne parvenons pas à être connus et reconnus ». Une pointe de déception. Un sourire un peu triste. Une fatalité détruite par un optimisme mesuré.

Le bénévolat a seulement besoin d’un verre de bourrut, d’un godet de vin rouge, d’un pot de pâté, d’un bout de fromage des Pyrénées, suintant sa bonne humeur, pour se régénérer. Dans la « Cabane à projets (1) » du Créonnais, il y a une place pour quiconque, autour du feu de la solidarité agissante, celui que Brassens aimait chez son « Auvergnat », lui qui accueillait les autres au lieu de les réexpédier d’où ils venaient. « Elle est à toi, Suzette, cette chanson, toi notre Poutaise qui sans façon, nous as donné quatre bouts de bois, quand dans nos vies il faisait froid, quand les croquantes et les croquants, tous les gens bien intentionnés, nous avaient fermé la porte au nez… A Croignon, ce n’était rien qu’un apéro, mais il nous a rendus égaux et dans notre créonnais, il brûle encore à la manière d’un feu de joie… » Et surtout, ne t’en fais pas, il y aura encore des printemps pour celles et ceux qui ne mangent pas que des ratios!  Les autres appartiennent encore à l’ancien temps, car l’avenir appartient aux Auvergnats qui se rassemblent!

(1) Contact 32 rue  Amaury de Craon 33670-CREON 05 57 34 42 55  lacabaneaprojets@gmail.com

Un centre de la citoyenneté agissante

Les premières pierres, quelle que soit leur taille, sont les icebergs de la vie publique. On n’en voit que la face visible, mais il faut savoir que  sous les apparences il y a la base, en définitive la plus importante. Elle supporte cette montagne de blancheur à laquelle nous donnons une vie symbolique, alors que, sous la surface des apparences, se dissimulent des années de travail, de patience, de motivation,  que seuls les habitués savent apprécier. Toute première pierre devrait souhaiter justement  ne jamais être la dernière… car elle prend date pour l’avenir!

Nous souhaitons, à Créon, depuis 3 décennies, dans la continuité, construire une ville citoyenne, dans laquelle les femmes et les hommes conjuguent participation et solidarité. Il n’y a pas, dans ce domaine, meilleur exemple que celui qu’offrent les sapeurs pompiers volontaires qui, cette année, sont présents depuis plus de 60 ans dans la vie locale.

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Une truelle pour la solidarité d'un territoire

Durant des siècles, la ville bastide, compte tenu de la structure de son urbanisme très concentré, a tremblé devant la menace des incendies. Il fallut pourtant un incendie au domicile du Maire, Jean Baspeyras, en 1949, pour qu’une douzaine d’artisans, de commerçants, un médecin de campagne et quelques habitants courageux se retrouvent pour assumer la défense de leur cité. Ils donnaient le signe d’un engagement que la soixantaine de très jeunes, de jeunes et de moins jeunes perpétue avec dévouement, efficacité et sérénité. Nous devions à ces femmes et à ces hommes de leur assurer des locaux conformes à leur engagement au service des autres. Facile à affirmer ce soir, mais bel et bien difficile à concrétiser dans la période actuelle.

Un centre de secours est, en effet, un lieu symbolique de la citoyenneté agissante. Pas celle qui se contente de réclamer, de consommer, de profiter, mais celle que j’aime personnellement, et que vous aimez  j’en suis certain, mes chères et chers collègues, qui agit en toutes circonstances au profit des gens en difficulté, au secours de celles et ceux qui entrent brutalement dans le malheur. Il faut remercier les maires de m’avoir fait confiance lorsque je leur ai demandé d’apporter leur soutien concret aux secours, en s’engageant dans la procédure de construction d’un espace plus conforme aux exigences de notre époque et surtout plus conforme aux exigences de la population.

!cid_8A6BCD3B-ADC8-4ADA-B24E-E66798F46B1D@homeLe service départemental d’incendie et de secours (SDIS), conscient de l’importance de maintenir la qualité des secours, n’a jamais cessé de m’accompagner dans cette démarche qui visait à respecter un engagement fondamental : offrir à chaque Girondin une sécurité égale et aussi performante que possible. Avec largement plus d’un millier de sorties, dont 75 % liées au secours aux personnes sur les 23 communes de premier appel, les sapeurs-pompiers créonnais doivent être disponibles 24 heures sur 24.

Le lancement du chantier d’ un centre de secours de plus de 1000 m² pour plus de 1,7 millions d’euros, démontre la capacité de ces communes à assurer librement leurs responsabilités sur la base d’un partenariat cohérent. Trouver autour d’une cérémonie détendue, en présence du représentant du Préfet de la Gironde, d’Alain David, Président du Conseil d’administration du Service départemental d’incendie et des secours, les familles, la population, une vingtaine d’élus locaux et surtout des dizaines de volontaires, constitue une marque indéniable d’intérêt pour cette sécurité dite civile, que l’on réclame souvent sans en percevoir les contraintes. La société du risque zéro n’existera jamais, mais on ne mesure l’importance de ce concept que quand on a recours à cette solidarité active venue de nulle part, dans des véhicules rouges ! Encore un équipement structurant pour Créon, véritable centre vital d’un territoire de plus en plus peuplé et actif.

« Il y aura des réveils très douloureux! »

Sur le blog de Gironde citoyenne ( http://www.girondecitoyenne.fr ) j’ai enfin l’occasion de m’exprimer sur l’avant-projet de réforme des collectivités territoriales. Cet entretien vous permettra de vérifier que mon opposition repose sur une analyse proche du terrain, d’un texte potentiel qui va faire imploser le système républicain actuel.

En voici des extraits qui vous permettront de connaitre l’essentiel d’une position personnelle… qui est largement explicitée sur Gironde citoyenne.fr
Vous êtes un élu local qui a toujours revendiqué son souci premier de la proximité et du terrain, cela vous vaut une reconnaissance forte des électrices et des électeurs dans le Créonnais. Pourquoi un engagement aussi fort aujourd’hui sur un sujet d’envergure nationale comme la réforme des collectivités territoriales ?
Que l’on me comprenne bien, il est hors de question dans mon esprit de faire de ce sujet un enjeu de politique politicienne. Depuis plus de 40 ans que je suis investi dans la vie syndicale, mutualiste et publique, je me suis toujours éloigné des questions bassement polémiques et des enjeux personnels. Je ne me suis pas découvert, à 60 ans, une vocation contraire à mes idées et à mon action publique de longue date.  Par contre, j’estime qu’il est de ma responsabilité de citoyen et d’élu local de m’engager sur  ce terrain, comme j’estime que chaque élu devrait le faire, sans arrière-pensée partisane, mais avec le souci du devenir de nos territoires, de la gestion locale démocratique et de proximité. En quelque sorte, je poursuis logiquement le sens de mon engagement déjà ancien auprès de Philippe Madrelle que je côtoie depuis maintenant 40 ans !
Si les élus, quels qu’ils soient, manquent le rendez-vous historique que nous a imposé le président de la république, il y aura des réveils très douloureux pour chacun dans son quotidien, et des lendemains difficiles pour la démocratie. Nous sommes dans l’assassinat pur et simple de la citoyenneté locale de proximité!

Savez-vous si Philippe Madrelle approuve votre action ?
J’ai mes idées, mais je crois que Philippe Madrelle et moi sommes dans une très grande convergence de vues sur ce sujet. Mon souci du collectif et ma loyauté à son égard sont permanents. Elles ne reposent pas sur des intérêts de pouvoir, mais sur le fait que pour moi et pour beaucoup d’élus, il incarne justement ce que la démocratie de proximité porte comme efficacité, comme équité et comme liberté (…)

Avec_PMQuels sont les enjeux de cette réforme territoriale, selon vous ?
Il nous faut affirmer la position claire et déterminée des élus de proximité contre les orientations du Président de la République et du Gouvernement dans ces domaines.  En Gironde, c’est clair, même si comme le fanfaronne le leader des 4 membres réels de l’UMP au sein du Conseil Général, son camp gagnait 5 sièges à chaque renouvellement, il lui faudrait… 30 ans pour espérer avoir la majorité au sein de l’assemblée départementale actuelle. C’est ce constat qui est  insupportable pour les leaders actuels de l’UMP, qui essuient échec après échec depuis des décennies. Le Président de la République a donc décidé de leur offrir, dans toute la France, un véritable coup d’état institutionnel sur le principe de Bertolt Brecht : “Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple! ». Le reste relève du jeu pour journalistes complaisants!

Vous êtes donc contre toute amélioration du pseudo mille feuilles ?
La gauche a fait la décentralisation. Il n’est pas question de dire que tout est parfait et qu’il faut que rien n’évolue, au contraire. Nous sommes les premiers à réclamer un Acte III de la décentralisation, réfléchi et discuté avec tous les élus et les citoyens, sans arrière pensée.  Malheureusement, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne se soucient pas de cela. Ils se sont attachés à inventer un projet de casse de la démocratie locale, du système actuel de gouvernance équilibrée de nos territoires, de ses marges de décisions et de ses moyens financiers pour assurer l’exercice de leurs compétences  (..)

C’est pour cela que vous avez engagé votre commune sur la voie d’un référendum local ?
Je n’ai pas engagé ma commune sur une voie particulière. Il me fallait sensibiliser mes concitoyens aux enjeux réels d’une réforme qui pouvait leur paraître étrangère, et donc éloignée d’eux, alors qu’elle les concerne, eux, les premiers. Et puis, l’équipe municipale a été élue en 2008, sans avoir de mandat pour engager la commune vers une nouvelle entité territoriale, la logique veut que l’on revienne donc vers les électeurs sur ce sujet (…)

Vous avez donc voulu faire « un coup » ? Au risque de vous attirer certaines remarques désagréables de vos amis politiques ?
Ce qui m’intéresse, c’est d’agir efficacement et dans la proximité. Un conseil citoyen local, sans exclusive politique, a été formé. Il organisera en temps voulu une consultation de tous les Créonnais. Je note au passage que quand l’Etat frémit à Créon, il reste endormi dans les Alpes-Maritimes où il y aura bien référendum d’intiative locale sur le même sujet (…)Je vais payer tôt ou tard, avec l’aide de quelque média revanchard, mon engagement atypique. Je le sais et je l’assume.

Plus largement, comment comptez-vous poursuivre votre action sur ce terrain ?
Il s’agit d’un sujet éminemment citoyen, il fallait donc en donner la possession aux citoyens. En 2008, je m’étais engagé, lors de ma campagne cantonale, à faciliter la création d’une structure citoyenne d’écoute, de concertation, et d’association des citoyens, des entreprises et des élus. J’assume le contenu et la méthode car je crois que c’est l’avenir de la démocratie qui passe par de telles initiatives indépendantes, fiables et durables (…)

Les associations des maires, Présidents des Conseils Généraux et Régionaux réagissent avec vigueur contre la perte annoncée de leur autonomie fiscale et sur la perte de moyens pour assumer les compétences qui leur seront dévolues. Comment voyez-vous les choses ?
Sur la réforme de la Taxe Professionnelle, qui n’a jamais contrarié les investissements ni l’installation d’une entreprise dans notre département, aujourd’hui tous les analystes se rejoignent pour dire que les grands gagnants de cette réforme sont incontestablement l’Etat et les entreprises, qui bénéficieront d’un allègement massif d’impôt d’environ 6 milliardsimages d’euros par an. C’est d’ailleurs l’objectif revendiqué par le gouvernement. Avec la même certitude, et par un effet de vases communiquant, on sait que l’augmentation de la pression fiscale pèsera sur les ménages. Ont-ils conscience de cela ? Sont-ils prêts à accepter cela ? Les questions méritent d’être posées, et c’est à eux aussi d’y répondre, à nous de le leur expliquer. Il est on ne peut plus clair que, sous couvert de réorganisation de la gouvernance territoriale, le gouvernement souhaite en fait s’attaquer aux Services Publics locaux, source potentielle de profits pour les grands groupes, au détriment de la transparence financière, de l’efficacité et d’un rôle social. Pour limiter les dépenses des collectivités, le gouvernement cherche à les cantonner au rôle de prestataires de services, en limitant leurs compétences à la mise en œuvre de la politique de l’Etat. Nous sommes là dans une recentralisation qui ne dit pas son nom ! Notre détermination à défendre les services publics locaux et à les développer n’en sera que plus grande.

L’entretien en entier est sur http://www.girondecitoyenne.fr

L’Etat ne veut pas de démocratie participative

C’était prévisible : Monsieur le Préfet de la Gironde a décidé (courrier daté du 13 août reçu en Mairie de Créon le 17 août) de déférer au tribunal administratif la délibération du Conseil municipal de Créon en date du 6 août dernier visant à organiser le 18 octobre prochain un « référendum à caractère décisionnel » sur la possibilité existant, dans le projet de loi gouvernemental, de créer une nouvelle collectivité territoriale intitulée « métropole », et d’en étendre éventuellement le périmètre jusqu’à Créon. Cette saisine est assortie « d’une requête en référé suspension », compte tenu probablement de l’urgence d’une réaction à la décision des élus créonnais, dont on imagine qu’elle embarrassait les services de l’Etat.

Il est reproché au conseil municipal de ne pas avoir réuni « deux conditions cumulatives » pour  convoquer les électrices et les électeurs pour un réferendum : soumettre « un projet de délibération » et tendre à régler « une affaire de la compétence de la collectivité ». Ces deux remarques de forme mettent en évidence, pour les élus créonnais :

-         que l’inclusion d’une commune dans une métropole telle que prévue dans le texte gouvernemental … ne relèvera donc pas « de la compétence communale ». Dont acte. Ce sera donc bien une entrée « obligée » qui interviendra (périmètre imposé par l’Etat) à la seule demande de la CUB ou du Préfet.

-         que le référendum deviendra légal dès que le Conseil municipal aura délibéré sur un sujet qui ne relèverait pas de sa compétence. position pour le moins bizarre car si l’inclusion de Créon ne relève pas de « la compétence communale » comment pourra-t-il délibérer sur le sujet?

Le Conseil municipal de Créon, pour tenir compte de cette situation, se réunira en session extraordinaire urgente ce vendredi 21 août à 19 heures :

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L'équipe municipale créonnaise poursuivra sur les chemins de la citoyenneté

-         pour prendre acte des remarques formulées par Monsieur le Préfet, représentant de l’Etat, refusant de fait la participation citoyenne à la mise en œuvre  de la réforme des collectivités territoriales;

-         pour confirmer le souci des élus créonnais de voir les citoyennes et les citoyens prendre leur part dans le débat sur la création d’une nouvelle collectivité territoriale, spécifique à la Gironde, et pouvant les absorber contre leur gré.

-         pour maintenir sa volonté de consulter dès le 18 octobre la population, pour recueillir son avis sur cette éventualité, et la faire confirmer en temps utile par un référendum à valeur décisionnelle, comme le prévoit l’article L.O. 112-1 du Code général des collectivités territoriales;

-         pour défendre la place du Créonnais au sein du Département de la Gironde;

-         pour maintenir la politique sociale, citoyenne et durable, qui constitue la base de son action collective.

 

NB : J’ai reçu la lettre du Prefet le 17 août au courrier et la citation à comparaître… le 18 juillet de la part du greffe du Tribunal administratif pour une remise de mémoire avant le 21 août. Ah ! Si la justice était aussi rapide dans tous les domaines à la demande d’un représentant de l’Etat !

Le coup jambon du charcutier

2009_04_13_Fell_RedecoupageLa presse locale a rendu compte, à juste titre, de l’événement clé du week-end dernier : au moment où la France retenait son souffle à cause de « l’accident cardiaque » (affirmation de Frédéric Lefèvre, héraut de l’UMP, qui démontre son sens du bourrage de crâne), on faisait en effet découvrir à Xavier Darcos un pied de vigne en Entre Deux Mers ! Un événement, sans commune mesure avec un banal malaise vagal, quasiment retransmis en direct sur LCI et TF1! Il a même été intronisé dans l’ordre des vignerons émérites par le grand maître des cérémonies, ravi de ce privilège nobiliaire. Il est vrai que les vignerons du Créonnais n’ont toujours pas vu un représentant de l’Etat venir s’intéresser à leur sort après les épisodes douloureux de la grêle. Alors, pensez donc, un Ministre du… travail qui se penche sur un pied de vigne, ils en ont été réconfortés!  Il se murmure d’ailleurs que l’UMP girondine va abandonner le créneau des vignerons pour créer, dans la lignée de cet événement, un « chapitre des charcutiers électoraux » qui se tiendra chaque année à Sauveterre de Guyenne. Le chevalier servant, pour le titre, le Sire de « Marleix » qualifié par ses pairs de Grand Charcutier, expert en la matière

En fait, il me faut détailler, avant que la presse, supposée tout connaître,  vous apporte une analyse sommaire et purement superficielle : le « charcutage » n’est pas un acte facile, car il suppose un processus parfaitement maîtrisé, de telle manière que l’on parvienne à calmer les appétits des uns et des autres. En Gironde, c’est une méthode exceptionnellement subtile qui a été appliquée. D’abord, ne pas se fâcher avec les gens qui comptent, en évitant de les froisser en touchant à leur territoire et, sachant que la solidarité est la vertu du monde la moins partagée en politique, porter le fer là où on a intérêt à le faire, ou pour sauver ce qui peut encore l’être !

imageDans le département, l’obsession UMP reposait sur deux objectifs clairs : récupérer les 2° et 8° circonscriptions, réputées comme ayant été « volées » par des pirates nommées Michèle Delaunay pour celle d’Alain Juppé, et François Deluga pour celle du copain de bicyclette du Président!

Il fallait donc absolument ne pas toucher à Bordeaux parce que le système Juppé mis en route contre Delaunay tourne à plein régime. C’est fait! On laisse mijoter à petit feu, et on considère que Bordeaux est intouchable ! François Deluga devait par contre être « étranglé », « isolé », « laminé » en lui supprimant l’air venu de la gauche depuis la Lande Girondine, irrécupérable politiquement. C’est fait aussi. C’est d’ailleurs à partir de cette mission, consistant à préparer un territoire sur mesure pour Foulon, Darcos ou l’ineffable Laporte qui a servi de base au jeu des dominos. Le seul hiatus dans le programme c’est que François Deluga et Martine Faure ne sont pas nés de la dernière pluie sur la Dune du Pilat, et ils ont vu le piège… qui consisterait à les opposer !

A partir du moment où on savait que le nombre d’habitants était assuré sur le Bassin, on a donc allègrement dépecé la 9° circonscription, histoire de compliquer la vie de Martine Faure. On a tripatouillé le tout, on a tournicoté, on a rusé avec des propositions absurdes du gaulliste historique Guéna, du battu des cantonales dans sa propre commune Florian, du leader de « Gironde Passé » ami de François Fillon… pour inventer une 12° circonscription réputée rurale. L’astuce consisterait à obliger Martine Faure à choisir entre le pôle langonnais et son attachement à ses racines d’Auros. Les communes du canton d’Auros, qui touche celui de Langon, savent maintenant qu’elles ne seront plus dans la même circonscription que celle de leur puissant voisin, ce qui légitime les accords sur les hôpitaux, les pays, les logiques sociales en cours! Quelle cohérence territoriale !

N’oubliez pas non plus que demain va débouler la fusion des intercommunalités, tant voulue par les autorités préfectorales, et qui sera désormais possible avec Auros, Pellegrue, Sauveterre, Monségur, La Réole… dans la même circonscription, et devinez qui serait tenté par la présidence éventuelle?

En fait sous l’apparence d’une logique comptable et d’un renforcement de la représentation de la Gironde,  il n’y a qu’une seule arrière-pensée : permettre au Président de revenir faire du vélo sur le Bassin, sans courir le risque d’un malaise vagal en voyant un député socialiste l ’accueillir ! Comme quoi les plus grandes ambitions sont parfois mesquines !

L’équité territoriale se construit

Signature Gironde Numérique-Philippe Madrelle-France télécomPhilippe Madrelle, Président du Conseil Général de la Gironde, Anne-Marie Keiser, Présidente de Gironde Numérique, Didier Lombard, PDG de France Télécom – Orange et Bruno Janet, Directeur des Relations avec les Collectivités Locales de France Télécom – Orange, ont scellé un projet majeur pour l’opérateur et pour le département de la Gironde. Une grande première française dont, malheureusement, les médias ont oublié de parler à la hauteur de l’enjeu qu’il représente pour les Girondines et les Girondins.

Un contrat de partenariat public-privé a été signé le 24 juin dernier, en présence de Dominique Schmitt, Préfet de la région Aquitaine et de la Gironde. Il  est l’aboutissement d’un long processus, initié par le Conseil Général, dans l’objectif d’offrir le haut débit à 100% des girondins. C’est une demande récurrente sur le Créonnais (Haux, Saint Genés, Blésignac, Saint Léon, Tabanac…), qui souffraient de certaines zones « blanches », non desservies ou mal desservies, privant certains administrés de l’accès à Internet. Grâce à la mise en place par le Conseil Général du syndicat mixte « Gironde numérique », regroupant les intercommunalités et le Conseil Général, une solution sera apportée dans les 2 ans qui viennent. Il faut comparer cette avancée avec celle qui a permis, il y a des décennies, d’électrifier les hameaux ou de les desservir en eau potable. Internet est devenu, en effet, un besoin essentiel pour la qualité de vie sur un territoire.
France Télécom a donc construit une offre adaptée, qui va permettre d’éliminer en quinze mois la totalité des zones d’ombre, et d’offrir d’ici deux ans un réseau d’au moins 2 MB/seconde sur l’ensemble du territoire girondin. La réussite de ce projet est une illustration concrète du mode partenarial qui caractérise la collaboration entre les collectivités locales et France Télécom Orange.

A l’issue d’une procédure de mise en concurrence, après plus d’un an de négociations, la signature d’un contrat de partenariat public-privé entre le Syndicat mixte Gironde numérique et France Télécom-Orange donne un nouvel élan à l’avenir numérique du département.

Pour la réalisation de ce programme, un réseau de fibre optique de plus de 1000 km sera construit en Gironde, et permettra de desservir en très haut débit 78 ZAE et 153 sites publics, présents sur le territoire (organismes publics, collectivités territoriales, 58 collèges, 24 lycées, 1 collège-lycée, 13 hôpitaux…), afin de soutenir la compétitivité du tissu économique local, renforcer l’attractivité du territoire et développer les services au public.
« Ce projet est un exemple de gouvernance. Ensemble, les collectivités girondines ont décidé de prendre leur destin numérique en main et d’anticiper leur développement. Car le déploiement de ce réseau est une nécessité pour nos territoires. Avec France Télécom, nous avons fait le choix de la compétence, de la sécurité et de l’efficacité » a déclaré Anne-Marie Keiser, Présidente de Gironde Numérique, lors de la manifestation à laquelle j’ai tenu à assister puisque j’ai soutenu cette initiative depuis son origine, parfois contre l’avis de celles et ceux qui maintenant vont en bénéficier. Mais l’essentiel, c’est que le canton de Créon soit rapidement desservi et que les citoyens puissent profiter de cet investissement considérable, inédit à ce jour en France, effectué par le Conseil Général.

Rappelons que Créon a signé avec France Télécom une convention de partenariat autour des technologies pouvant favoriser  un dialogue citoyen actif entre la Mairie et la population.  Début septembre, une initiative importante sera prise avec Orange pour l’utilisation des SMS dans ce domaine, et Créon sera, après www.telecanalcreon.fr pilote en la matière. Une fois encore, nous avons la preuve qu’il ne faut jamais attendre sur le quai le passage des trains du progrès car il file plus vite que prévu chez les autres!

Du consommateur-contribuable à l’habitant-citoyen !

charte pacte citoyen couvA Créon, le pacte social, citoyen, et durable a débuté avec la nouvelle mandature. Il ne s’agit plus de proposer aux habitants un « programme » électoral détaillé, mais une méthode de gestion donnant un sens aux décisions prises. Ce document, élaboré il y a maintenant un an, a été distribué dans tous les foyers communaux, afin que les appréciations légitimes portées sur la vie locale se réfèrent à une triple orientation transversale.

Ce lundi 6 juillet à 20 heures dans la salle… citoyenne de l’Hôtel de ville de Créon se tiendra la rencontre bilan d’une première année de mise en œuvre du pacte. L’occasion, pour les personnes du Créonnais les plus motivées, de vérifier que l’équipe municipale a bel et bien tenu ses engagements. Lire la suite

Tenter de faite bouger le gouvernement

vignes-grele-bordelais-vin-2857293iwkzx_1378Voici le texte de la motion que j’ai personnellement rédigée au nom du groupe socialiste et qui a été présentée par mon collègue Alain Leveau, conseiller général de Targon, Président de la Commission agriculture lors de la session plénière du Conseil général de la Gironde du 24 juin 2009.

Elle fait une synthèse des propositions du milieu professionnel, formulées lors des diverses rencontres effectuées avec Martine Faure, députée de la Gironde, sur le terrain. Elle place l’Etat, seul véritable décideur pour la mise en œuvre de procédures de solidarité active vis-à-vis des sinistrés du Créonnais et d’ailleurs, face à ses responsabilités concrètes.

Cette motion a été adoptée à l’unanimité Lire la suite

Viticulture : l’urgence absolue

De violents orages ont ravagé une part des cultures de l’Entre-Deux-Mers et de Gironde les 12 et 13 mai 2009. Martine Faure et Jean-Marie Darmian ont réuni les maires du Créonnais parmi les plus touchés, le 22 mai 2009, afin d’examiner avec eux les démarches collectives à entreprendre pour faire valoir les intérêts des viticulteurs et agriculteurs.
Dans la journée du 25 mai 2009, un nouvel épisode de grêle est venu détruire de nombreuses vignes du Créonnais avec des grêlons de plus de 3 cm de diamètre. Les conséquences économiques générées pour la filière vitivinicole sont désastreuses.

De très nombreux exploitants traversaient déjà de très graves difficultés de rentabilité et de trésorerie. Il pèse aujourd’hui de fortes craintes de cessation définitive d’activité pour un certain nombre d’exploitations.

Une majorité des exploitations n’a pas pu s’assurer contre le risque de grêle en 2009, le coût en devenant de plus en plus élevé. Les exploitants  qui ont maintenu cette couverture l’ont fait pour des montants d’indemnisation trop faibles et ne bénéficieront pas d’une couverture suffisante pour leur permettre d’assurer la continuité de leur exploitation en 2009, mais aussi en 2010.

Après concertation avec les élus des territoires et les professionnels de la filière, Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN viennent d’alerter Monsieur Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture, en proposant un certain nombre de mesures concrètes et immédiates destinées à sauvegarder l’avenir d’une filière économique prépondérante sur le territoire girondin.

1 -Pour les viticulteurs dont les dommages constatés officiellement par les experts de leur assurance, les techniciens de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt, les techniciens de VINIFLHOR dépassent 70% de la récolte potentielle, Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN souhaitent la réouverture, à titre exceptionnel, des possibilités légales offertes par les mesures de « restructuration des vignobles par réimplantation ou d’amélioration des techniques de gestion ». Ils pourraient ainsi arracher et réimplanter les parcelles détruites aux normes souhaitées.

2 – Pour les viticulteurs dont la récolte potentielle serait estimée touchée à plus de 70% par les experts, Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN demandent au Ministre de l’Agriculture de négocier sans attendre avec les compagnies d’assurances le versement, dans les plus brefs délais, de 75% de l’indemnisation potentielle et de solder le dû après la déclaration de récolte.

3 – Par ailleurs, Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN estiment primordial le déblocage d’urgence d’un fond exceptionnel d’aide à une filière économique dans laquelle plus d’un millier d’emplois directs ou indirects sont actuellement définitivement perdus ou menacés.

Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN ont demandé au Ministre de l’Agriculture que les crédits soient mis à la disposition du Préfet de la Gironde pour des aides urgentes destinées à préserver ces emplois, au même titre que ce fut fait dans le cadre du plan de relance, pour d’autres filières économiques.

4 – Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN ont demandé au Ministre de l’Agriculture de considérer que les conséquences de cet orage d’ampleur exceptionnelle, dû à « une variation anormale d’intensité d’un agent naturel », n’ont pas été prises en compte par les moyens techniques de lutte préventive habituellement utilisés en pareilles circonstances et qu’ils ont donc été inopérants. Ils s’étendront sur l’année 2010 pour de nombreuses parcelles touchées, rendant dès maintenant la récolte 2010 très aléatoire, voire inexistante. Cette perte de récolte pour 2010 aggravera encore la situation présente; elle pèsera encore sur la filière. Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN ont demandé qu’elle soit prise en compte au titre des indemnisations pour calamités agricoles ou par le fonds d’aides exceptionnelles.

UNE RENCONTRE AVEC LES ACTEURS DE LA FILIERE EST PREVUE POUR LE MERCREDI 3 JUIN A 19 H EN L’HOTEL DE VILLE DE CREON. UN POINT SUR LA SITUATION ACTUELLE SERA FAIT AVEC TOUTES LES COLLECTIVITES LOCALES QUI VOUDRONT BIEN S’ASSOCIER A LEUR DEMARCHE

Le plan de guerre à la proximité démocratique

En pleine crise économique, sociale et même morale (dépression générale), le gouvernement, sur les instructions du Président de la République, se préoccupe essentiellement de savoir comment il peut maintenir sa main mise sur le pouvoir national. Cette volonté passe par des « réformes » diverses et variées ayant trait aux prochaines échéances électorales (suppression, par exemple, de 33 circonscriptions de députés dont… 20 sont socialistes). Elles sont toutes présentées comme des actes d’une grande modernité, ce qui permet de camoufler d’autres arrières-pensées bien moins avouables. Il suffit de mettre en place des techniques, bien rodées en matière de présentation médiatique de pseudo-objectifs destinés seulement à conforter l’opinion dominante très poujadiste, et le tour est joué. Peu importe si ces choix conduisent à terme à des désastres ultérieurs pour la démocratie.
D’abord, pour asseoir le pouvoir national lors des prochaines présidentielles et des prochaines législatives, il faut absolument détruire les échelons locaux, qui sont majoritairement dans l’opposition. Pour cela, il est devenu indispensable, au pire moment pour l’avenir du pays, de « casser » la décentralisation sans l’affronter en bloc. La fameuse réforme des collectivités territoriales n’a pas d’autre visée que celle de favoriser la reprise en main par l’Etat des rênes de la gouvernance globale. Les 20 régions socialistes, les 62 départements de gauche, les centaines de communes importantes, constituent beaucoup plus qu’un contre-pouvoir, c’est un « réseau de proximité » inquiétant pour les analystes proches de l’Elysée. Il faut donc absolument le plonger dans le doute dès 2011, en déstabilisant, avant de les évaporer, les diverses strates de collectivités locales, afin qu’avant 2012 le « réseau » commence à s’autodétruire.
Ensuite, en argumentant sur des économies « poujadistes » concernant le nombre des élus locaux (on diminue leur nombre mais on revalorise les indemnités de celles et ceux qui restent), la fusion de départements croupions et de régions fusionnées (le nombre de personnes affectées aux compétences réciproques ne diminuera absolument pas car il faudra continuer à palier les défaillances transférées de l’Etat), en concentrant la gestion sur des zones urbaines dont les ratios seront meilleurs (la ruralité, qui apporte via les cantons les majorités dans les conseils généraux disparaît de fait), on explique que si le citoyen est perdant, le contribuable y gagnera. Le rapport Balladur généralise aussi le système de la proportionnelle pour développer la professionnalisation de la représentation publique, et surtout se garde bien de formuler la moindre proposition sur le statut des élus travailleurs (temps accordé pour leur mandat, garantie d’emploi, cumul…). En jouant régions contre départements, communes contre intercommunalités, départements contre « métropoles », le gouvernement crée une inévitable zizanie dans le camp de l’opposition car, bien évidemment, chacun voit midi à sa porte… Il n’y aura donc pas de réplique solidaire !  
Enfin, le principe global de l’opération Balladur consiste à simplement raréfier les tenants du pouvoir local, réduire leur force collective, les priver de leur impact de proximité sur les citoyens, détruire le réseau d’information qu’ils constituent individuellement face à la pression médiatique globale, garantir à certains d’entre eux une rente de situation, via la généralisation de la proportionnelle dans toutes les collectivités de + de 500 habitants. C’est particulièrement sensible en Gironde, avec la création de la « métropole bordelaise », dont les contours sont censés être fixés par la future loi. Il suffit pourtant de lire le blog d’Alain Juppé pour se persuader que les carottes sont cuites pour les communes du canton de Créon. Premier débat: » le périmètre de ces nouvelles métropoles. Prenons le cas de Bordeaux. Ce périmètre ne peut être celui de la CUB (la communauté urbaine actuelle avec ses 27 communes et ses 700 000 habitants environ). A la périphérie immédiate, plusieurs communes font en réalité partie de l’agglomération; elles profitent à plein des services offerts par la CUB (transports notamment) sans supporter la juste part des charges correspondantes. D’où leur réticence à entrer dans la CUB. Il faudra bien faire bouger les lignes pour donner à la nouvelle métropole la taille critique du million d’habitants. » La messe est dite sur la Rive Droite : au minimum, pour la totalité des communes des communautés des Portes de l’Entre Deux Mers, des Coteaux bordelais ou de Saint Loubés  et peut-être, à un degré moindre, pour celles de la Communauté du Créonnais, elles seront noyées dans une nouvelle entité déconnectée du Conseil général ! D’autant qu’Alain Juppé, qui avait promis aux municipales de ne s’occuper que de Bordeaux, va retourner au gouver nement. Après la tentation de Venise, il est tenaille par celle de Bercy, ce qui lui permettra, à la rentrée, de bien ciseler le territoire qui pourrait permettre à ses troupes de reconquérir la future métropole et d’avoir enfin un espoir de chasser Philippe Madrelle de son fauteuil, incontesté par le suffrage universel, de patron de la Gironde ! Ce que les urnes n’ont pas permis, une bonne loi le fera ! Disparition de l’entité cantonale créonnaise, disparition des intercommunalités actuelles aux territoires pertinents, disparition des communes dont la taille ne leur permettra absolument pas de peser dans la métropole : la proximité n’y gagnera rien et les citoyennes et les citoyens n’en mesureront que trop tard les dégâts.
Malgré la présence de seulement une bonne cinquantaine de personnes au Conseil consultatif citoyen cantonal de vendredi soir, dont seulement 3… maires (Saint Léon, Saint Caprais de Bordeaux et Haux) et une demi-douzaine d’élus de Sadirac et Créon pour la présentation du rapport Balladur, espérons un réveil prochain de celles et ceux qui ont véritablement conscience des enjeux démocratiques.
En ce qui me concerne, si je ne nie absolument pas la nécessité de diminuer le nombre incroyable de syndicats intercommunaux (1) (qui ose le dire !), le besoin d’un véritable statut de l’élu favorisant l’émergence de gens issus du peuple et non pas d’une caste féodalisée, l’obligation de clarifier l’imposition locale (impôt territorialisé et généralisé), la clarification des compétences entre les niveaux, l’émergence de territoires pertinents, je refuserai avec l’opiniâtreté que l’on me connait, tout tripatouillage conjoncturel reposant sur des enjeux de pouvoir en 2014 !  Mais c’est mal parti !

Les maires étaient en première ligne

img_34321Lundi soir 72 heures après le déclenchement de la tempête j’ai réuni tous les maires ou élus du canton (28 communes) qui le souhaitaient (23 étaient présents) pour faire le point sur les réalités du terrain. En présence du directeur départemental adjoint et du chargé des relations avec les collectivités locales d’ERDF (filiale transport d’énergie de feu EDF), du commandant de la Brigade de Gendarmerie, du commandant du centre de Secours de Créon, du responsable du Centre Routier départemental et de Françoise Cartron, Sénatrice de la Gironde tous ont pu exposer en détails leur vision d’un événement climatique exceptionnel. Lire la suite