Juchée sur une chaise dans la petite salle des fêtes de Croignon, Suzette Grel a affirmé devant une assistance intergénérationnelle « qu’elle ne savait faire du lien social qu’un verre à la main, lors d’un apéro ». Des propos à consommer sans modération, car ils correspondent à une réalité de plus en plus méprisée, puisque manquant de véritable profondeur philosophique. Et pourtant, c’est bel et bien au cours de rencontres de ce type que se construit la véritable solidarité, celle qui naît du partage. A 70 printemps (je sais qu’elle ne se vexera pas, car elle assume pleinement cette longévité), la Présidente du tout nouveau centre socioculturel du Créonnais, soutenu par la Caisse d’allocations familiales, le Conseil général, la Communauté de Communes du créonnais et la commune de Créon, se lance un nouveau défi : faire vivre la solidarité active sous toutes ses formes dans une société en voie d’individualisation rampante. Il faut en effet avouer qu’après avoir participé à « l’old régime » de la communauté de Communes, qui a construit et fait vivre sous son impulsion 4 maisons intercommunales de l’enfance, créé le centre intercommunal d’action sociale, dynamisé les contrats avec la CAF, elle aurait bien pu, comme tant d’autres, cultiver l’art d’être grand mère. Elle n’a pas pu résister à cette maladie qui frappe celles et ceux qui sont passés par le séminaire laïque des écoles normales : servir les autres, croire dans un avenir meilleur pour les autres, ne jamais penser que l’on n’a pas besoin des autres pour exister, ne jamais penser qu’aux autres. Je sais pertinemment que c’est révolu, en une période où le mérite ne reconnaît de vertus qu’ à l’argent…
Comment ne pas être démoralisé quand l’école de la République va rétribuer des élèves pour qu’ils fassent acte de présence dans un lycée ? Comment croire que demain, on trouvera parmi ces « rétribués du savoir », des… bénévoles dévoués à l’intérêt collectif ? Comment ne pas comprendre que le gouvernement puisse jouer contre les élus locaux, trop payés, trop nombreux, trop gaspilleurs, quand on constate que pour user le fond de son jean sur une chaise de lycée, sans aucun objectif méritoire autre que celui de consentir à être présent, on mérite une prime du « travailler normalement pour gagner plus! »? La « marchandisation » outrancière de la société va finir par ranger le bénévolat gestionnaire au rayon des principes en voie de disparition.
En fait Suzette, grimpée sur sa chaise, ressemblait à ces prédicateurs qui en appellent aux bons sentiments, à la raison, à la réflexion dans le parc londonien de Hyde Park. A proximité de Marble Arch, on peut s’y exprimer sur tout et n’importe quoi, devant un parterre de personnes venues écouter simplement ce que vous avez à dire. Suzette avait des mots à lâcher : « solidarité », « partage », « espoir », « rencontre » « projets » car elle ne veut toujours pas croire que le silence de l’indifférence puisse d’être d’or ! Peu de gens qui comptent à ses cotés, peu de donneurs de leçons, peu de soucieux de ne pas faire de politique, peu de personnes à l’égo surdimensionné, mais des femmes et des hommes modestes, convaincus que demain ne se construira qu’avec du bénévolat, modeste, de l’action concrète, de la lucidité sociale, et une volonté partagée de faire vivre un idéal. « Je suis frappée, dit-elle du haut de sa chaise, qu’une information devenue une vérité puisse faire le tour du monde en une poignée de secondes, alors que sur un territoire de moins de dix kilomètres de rayon nous ne parvenons pas à être connus et reconnus ». Une pointe de déception. Un sourire un peu triste. Une fatalité détruite par un optimisme mesuré.
Le bénévolat a seulement besoin d’un verre de bourrut, d’un godet de vin rouge, d’un pot de pâté, d’un bout de fromage des Pyrénées, suintant sa bonne humeur, pour se régénérer. Dans la « Cabane à projets (1) » du Créonnais, il y a une place pour quiconque, autour du feu de la solidarité agissante, celui que Brassens aimait chez son « Auvergnat », lui qui accueillait les autres au lieu de les réexpédier d’où ils venaient. « Elle est à toi, Suzette, cette chanson, toi notre Poutaise qui sans façon, nous as donné quatre bouts de bois, quand dans nos vies il faisait froid, quand les croquantes et les croquants, tous les gens bien intentionnés, nous avaient fermé la porte au nez… A Croignon, ce n’était rien qu’un apéro, mais il nous a rendus égaux et dans notre créonnais, il brûle encore à la manière d’un feu de joie… » Et surtout, ne t’en fais pas, il y aura encore des printemps pour celles et ceux qui ne mangent pas que des ratios! Les autres appartiennent encore à l’ancien temps, car l’avenir appartient aux Auvergnats qui se rassemblent!
(1) Contact 32 rue Amaury de Craon 33670-CREON 05 57 34 42 55 lacabaneaprojets@gmail.com

Le service départemental d’incendie et de secours (SDIS), conscient de l’importance de maintenir la qualité des secours, n’a jamais cessé de m’accompagner dans cette démarche qui visait à respecter un engagement fondamental : offrir à chaque Girondin une sécurité égale et aussi performante que possible. Avec largement plus d’un millier de sorties, dont 75 % liées au secours aux personnes sur les 23 communes de premier appel, les sapeurs-pompiers créonnais doivent être disponibles 24 heures sur 24.
Quels sont les enjeux de cette réforme territoriale, selon vous ?
d’euros par an. C’est d’ailleurs l’objectif revendiqué par le gouvernement. Avec la même certitude, et par un effet de vases communiquant, on sait que l’augmentation de la pression fiscale pèsera sur les ménages. Ont-ils conscience de cela ? Sont-ils prêts à accepter cela ? Les questions méritent d’être posées, et c’est à eux aussi d’y répondre, à nous de le leur expliquer. Il est on ne peut plus clair que, sous couvert de réorganisation de la gouvernance territoriale, le gouvernement souhaite en fait s’attaquer aux Services Publics locaux, source potentielle de profits pour les grands groupes, au détriment de la transparence financière, de l’efficacité et d’un rôle social. Pour limiter les dépenses des collectivités, le gouvernement cherche à les cantonner au rôle de prestataires de services, en limitant leurs compétences à la mise en œuvre de la politique de l’Etat. Nous sommes là dans une recentralisation qui ne dit pas son nom ! Notre détermination à défendre les services publics locaux et à les développer n’en sera que plus grande.
La presse locale a rendu compte, à juste titre, de l’événement clé du week-end dernier : au moment où la France retenait son souffle à cause de « l’accident cardiaque » (affirmation de Frédéric Lefèvre, héraut de l’UMP, qui démontre son sens du bourrage de crâne), on faisait en effet découvrir à Xavier Darcos un pied de vigne en Entre Deux Mers ! Un événement, sans commune mesure avec un banal malaise vagal, quasiment retransmis en direct sur LCI et TF1! Il a même été intronisé dans l’ordre des vignerons émérites par le grand maître des cérémonies, ravi de ce privilège nobiliaire. Il est vrai que les vignerons du Créonnais n’ont toujours pas vu un représentant de l’Etat venir s’intéresser à leur sort après les épisodes douloureux de la grêle. Alors, pensez donc, un Ministre du… travail qui se penche sur un pied de vigne, ils en ont été réconfortés! Il se murmure d’ailleurs que l’UMP girondine va abandonner le créneau des vignerons pour créer, dans la lignée de cet événement, un « chapitre des charcutiers électoraux » qui se tiendra chaque année à Sauveterre de Guyenne. Le chevalier servant, pour le titre, le Sire de « Marleix » qualifié par ses pairs de Grand Charcutier, expert en la matière
Dans le département, l’obsession UMP reposait sur deux objectifs clairs : récupérer les 2° et 8° circonscriptions, réputées comme ayant été « volées » par des pirates nommées Michèle Delaunay pour celle d’Alain Juppé, et François Deluga pour celle du copain de bicyclette du Président!

Voici le texte de la motion que j’ai personnellement rédigée au nom du groupe socialiste et qui a été présentée par mon collègue Alain Leveau, conseiller général de Targon, Président de la Commission agriculture lors de la session plénière du Conseil général de la Gironde du 24 juin 2009.
Lundi soir 72 heures après le déclenchement de la tempête j’ai réuni tous les maires ou élus du canton (28 communes) qui le souhaitaient (23 étaient présents) pour faire le point sur les réalités du terrain. En présence du directeur départemental adjoint et du chargé des relations avec les collectivités locales d’ERDF (filiale transport d’énergie de feu EDF), du commandant de la Brigade de Gendarmerie, du commandant du centre de Secours de Créon, du responsable du Centre Routier départemental et de Françoise Cartron, Sénatrice de la Gironde tous ont pu exposer en détails leur vision d’un événement climatique exceptionnel.