10 % du parlement français vote « vélo! »

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93 parlementaires pour le vélo : déjà 10% du Parlement vote vélo ! Le Club des parlementaires pour le vélo, sept mois après son lancement le 5 juillet 2012, réunit 93 députés et sénateurs, soit un parlementaire sur dix ! … Lire la suite

A Gdansk avec l’europe du vélo qui bouge !

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Je me rends, en tant que Président du Club des villes et territoires cyclables, à partir de ce soir, à Gdansk en Pologne pour le 3ème congrès de la mobilité active. Je présenterai la politique vélo en France et le … Lire la suite

Des Parlementaires s’unissent pour la promotion du vélo

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Réunis au Sénat ce 5 juillet 2012 pour leur Assemblée générale et la remise des Talents du vélo 2012, les élus adhérents au Club des villes et territoires cyclables ont enfin pu voir se concrétiser leur demande : le lancement … Lire la suite

Les élus de Créon s’engagent pour le changement

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AVEC MARTINE FAURE DONNEZ UNE MAJORITÉ À FRANÇOIS HOLLANDE ! Le 6 mai dernier, les Français ont marqué leur aspiration profonde au changement en élisant un nouveau Président de la République. Plus de 60% des citoyens de CRÉON y ont … Lire la suite

La position de Martine Faure et Jean-Marie Darmian

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Les résultats de ce premier tour sont marqués par une forte participation, bien plus importante qu’annoncée, ce qui nous réjouit sur la vitalité citoyenne de notre pays et plus particulièrement sur la 12ème circonscription qui enregistre une participation de 84,98% … Lire la suite

Le vélo entre en campagne

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Conférence de presse à Paris devant toute la presse nationale. Voici la dépêche AFP qui a été faite de cette rencontre! PARIS (AFP) – Une véritable politique nationale du vélo, pour ne plus vivre sur le tout automobile aura des … Lire la suite

Le coeur et la déraison…

Silvio DarmianLe premier mai dernier, nous avions décidé, avec mon frère, de déplacer toute notre famille à Milan pour une rencontre avec la branche italienne des Darmian. Un voyage exceptionnel avec enfants, petits-enfants et pour ma mère ses arrières petits enfants. Il n’était pas encore question d’identité nationale…même si Eric Besson existait déjà.  J’avais pourtant dans ma poche une copie d’un acte daté du 4 décembre 1933 (il ya 76 ans) : celui de la naturalisation de Silvio et Pasqua Darmian, qui donnait la nationalité française à mon père, en pleine période où ce débile d’Estrosi prétend que les nazis auraient dû entamer des débats sur l’identité nationale !

Une feuille de papier de rien du tout, qui reste pourtant précieusement dans la famille puisque c’est elle qui décida de la suite de nombreuses vies. Une carte d’identité nationale, qui ne remplacera jamais les racines, même si elle a décidé du sort de nombreuses vies. D’abord, de celles qui avaient échappé à la misère, à Mussolini et à son régime. Ensuite, de celles qui se sont tout simplement construit un avenir par un travail forcené, sans tenir compte de ce passé. Enfin, celles qui ont émergé, grâce à l’école d’une République qui donnait de l’espoir à ses enfants venus d’ailleurs.

Je dédie ce texte, publié le 4 mai dernier, à Marietta Karamenli, députée socialiste de la Sarthe dont Médiapart (1) a relaté l’intervention, évidemment passée sous silence par les autres médias, dans le débat sur l’identité nationale. «Je voudrais vous faire part de mon expérience, celle de devenir française», a raconté Marietta Karamanli, «étrangère pendant la moitié de [sa] vie», dans un hémicycle quasi vide. D’abord, la députée a expliqué sa décision d’émigrer: «Je suis née dans un pays où l’État, jusque dans les années soixante-dix, avait la tentation de délivrer un certificat de loyauté», exigeait «un serment de bonne conduite». Ce genre de politique, «ça fait froid dans le dos»… Avec émotion, elle a ensuite détaillé son arrivée en France à 20 ans, mue par le désir, par l’amour d’un «pays qui a le goût des autres», qui «croit à l’école», «à une morale laïque», «une morale qui se suffit à elle-même, sans besoin d’un prêtre ni d’un chef qui décide». Dans les travées, on entendait les mouches voler. Surtout, elle a décrit sa certitude, «d’emblée», dès ses premiers pas dans l’Hexagone, qu’elle «pourrait y vivre pour toujours». Ce «sentiment d’appartenance», «nul Etat ne peut le prescrire, ni l’interdire», a résumé Marietta Karamanli. Eric Besson l’a-t-il bien écoutée ?

Au micro,  l’élue de la Sarthe a cité Jacques Ancel, géographe persécuté par les nazis, mort en 1943: «Un État se marque sur une carte, mais une nation est une communauté morale plus malaisée à circonscrire (…). Ce serait puérilité que de tracer des sentiments dans le rigide cadre des territoires». Eric Besson a-t-il, un jour, lu Jacques Ancel ? Pour Marietta Karamanli, le «sentiment» d’être française (fait «de sensations» et d’«une conscience») appartient à la seule sphère intime: «Il est périlleux que ce soit l’État qui cherche à dire ce que ça signifie, à cadrer un sentiment. En la matière, il ne peut dire le vrai». «Parler de l’identité nationale comme de quelque chose d’objectif et d’immuable, qu’il faudrait « valoriser », c’est impossible».

Voici ce que j’écrivais, au retour du pays d’où venaient mes grands parents, qui ont toujours cru que la France était leur pays, sans que pour autant ils aient été contraints de rompre les racines avec celui qui les avait vu naître et grandir.

« Passer la journée du 1er Mai loin de chez moi ne m’était encore jamais arrivé. C’est un sentiment bizarre car à Lazate, grosse bourgade italienne de la lointaine banlieue milanaise, ce jour n’a absolument pas la même signification que celle que nous donnons à un jour de plus en plus férié, mais de moins en moins symbolique. Pas de vendeuses ou de vendeurs de brins de muguet dans les rues, pas de manifestations particulières, pas de commerces de proximité ouverts : le calme plat, ou plus exactement l’indifférence générale. Un silence impressionnant et que seule venait troubler, dans la salle paroissiale mobilisée pour la circonstance, l’ animation des retrouvailles d’une centaine de descendants de « Barbarossa » Darmian, pauvre travailleur d’une terre véronaise qui lui permettait tout juste de nourrir sa famille nombreuse. Et encore…pas souvent !
Cousines, cousins, neveux, nièces, parents, grands parents, arrières grands-parents, présents article milanen chair et en os, alors que leur nom figurait sur un arbre généalogique qui avait l’allure d’un baobab étalant des branches prolifiques, sur feuille paysage de plus de 2 mètres de large. Ils se découvraient ou se retrouvaient, après avoir vécu chacun leur vie, alors qu’ils habitent à seulement quelques kilomètres les uns des autres…Etrange société que la nôtre qui voit des familles se recroqueviller frileusement, silencieusement sur leur gazon, leur télévision et chose infiniment plus sacrée en Italie, leurs maisons de marbre vêtues. Ces cellules éparpillées se réveillaient brutalement, grâce à un étrange virus jusque là oublié, celui du partage ! Tous n’ont sûrement jamais pensé, tout à la joie de leurs échanges, que le partage puisse être un modèle pour l’Europe. Et pourtant !
Se retrouver sans arrière-pensée, tendre la main ou la joue vers l’autre, l’accueillir pour le seul plaisir de l’accueillir, construire avec lui autre chose que des soucis ou des rivalités : autant de choix qui sont devenus des actes exceptionnels ! Impossible de ne pas penser, à quelques semaines des élections européennes, à cette vision totalement abstraite que peuvent avoir les électrices et les électeurs d’une Europe technocratique, froide, soucieuse du profit, excluant les autres, chassant l’immigré et basée sur la concurrence. D’autant plus qu’en un instant, on constatait qu’autour d’une table, les femmes et les hommes qui la constituent véritablement, demeurent prêts à se parler, à se rassembler, à vivre, à échanger, à oublier leurs différences pour ne vivre que dans le plaisir parfait de l’échange !
Italiens, Français, Anglais, descendants directs de « Barbarossa Darmian » né et mort en un siècle où l’Europe était encore celle des souverains, fusionnaient cette diversité entre les âges (4 générations), les statuts, les choix philosophiques, les idéaux politiques, pour en faire une richesse affective inestimable. Réunis par la seule volonté de se retrouver autrement que sur des critères stéréotypés que porte l’imaginaire collectif européen, ils jouaient un hymne à la joie autour des plats, des bouteilles, des paysages ou des discussions. Un irrépressible besoin de se parler, de se persuader que nous n’avions que des points communs.
J’ai eu beaucoup de mal ensuite à croire aux slogans des partis politiques italiens (plus outranciers que certains des nôtres), déjà placardés sur les taxis, dans le métro ou sur les panneaux publicitaires. L’Europe des peuples ne reposera en effet jamais sur des textes, des traités ou des programmes mais sur la volonté des uns et des autres de se souvenir que nous ne sommes forcément que les fruits de destins croisés oubliés. Je me suis fait tout petit, face à cet accueil d’une chaleur exceptionnelle. J’avais peur que l’on m’affuble d’un rôle institutionnel trop fort. Je souhaitais seulement être un observateur de ces échanges où, malgré les obstacles de la langue, chacun faisait un effort pour être attentif à l’autre, pour lui confier son désarroi face à la crise, pour tenter de saisir ses joies profondes… Ce partage difficile a débouché sur une émotion non feinte : plus d’Italiens, plus de Français, plus d’Anglais, mais simplement des enfants, heureux de jouer, à l’instinct, sans avoir besoin de se parler.
Cette sorte de fusion permanente des tempéraments, des exubérances, des sentiments, m’a effrayé car elle est en décalage complet avec ce que l’on porte de l’Europe. Elle est dans les cœurs, jamais sur le papier. Elle ne naîtra que dans le partage. Elle ne survivra que par l’échange direct entre les femmes et les hommes. Elle mourra quand l’arbre généalogique ne sera plus arrosé par la fraternité et l’amour des autres… Mon bain familial d’Europe, si bienfaisant, ne m’aura cependant pas réconcilié avec une échéance électorale, déconnectée de toute humanité ! »

Et ce fut le cas ! Alors, quelle absurdité de parler d’identité nationale, et quelle bouffonnerie que de voir cette initiative, déconnectée de tout,  sauf des élections régionales ! Besson est véritablement le bouffon tragique du Roi!

(1) Merci à mon amie Annie Pietri de m’avoir transmis l’article de Médiapart parlant de cette intervention bien évidemment totalement oubliée par les médias… car construite et authentique.

Créon au national sur la TP

Reportage national de France 3 sur mes prises de position relatives à la suppression de la taxe professionnelle qui sera au coeur du Congrès de l’association des maires de France dès mardi prochain.

Si vous avez manqué ce reportage diffusé ce samedi 14 novembre dans le 12/13 vous pouvez le retrouver sur

http://jt.france3.fr/player/1213/index-fr.php?jt=20091114&timeStamp=560

J’aimerais bien que vous me communiquiez votre avis, si j’ai su vous transmettre le bon lien.

« Il y aura des réveils très douloureux! »

Sur le blog de Gironde citoyenne ( http://www.girondecitoyenne.fr ) j’ai enfin l’occasion de m’exprimer sur l’avant-projet de réforme des collectivités territoriales. Cet entretien vous permettra de vérifier que mon opposition repose sur une analyse proche du terrain, d’un texte potentiel qui va faire imploser le système républicain actuel.

En voici des extraits qui vous permettront de connaitre l’essentiel d’une position personnelle… qui est largement explicitée sur Gironde citoyenne.fr
Vous êtes un élu local qui a toujours revendiqué son souci premier de la proximité et du terrain, cela vous vaut une reconnaissance forte des électrices et des électeurs dans le Créonnais. Pourquoi un engagement aussi fort aujourd’hui sur un sujet d’envergure nationale comme la réforme des collectivités territoriales ?
Que l’on me comprenne bien, il est hors de question dans mon esprit de faire de ce sujet un enjeu de politique politicienne. Depuis plus de 40 ans que je suis investi dans la vie syndicale, mutualiste et publique, je me suis toujours éloigné des questions bassement polémiques et des enjeux personnels. Je ne me suis pas découvert, à 60 ans, une vocation contraire à mes idées et à mon action publique de longue date.  Par contre, j’estime qu’il est de ma responsabilité de citoyen et d’élu local de m’engager sur  ce terrain, comme j’estime que chaque élu devrait le faire, sans arrière-pensée partisane, mais avec le souci du devenir de nos territoires, de la gestion locale démocratique et de proximité. En quelque sorte, je poursuis logiquement le sens de mon engagement déjà ancien auprès de Philippe Madrelle que je côtoie depuis maintenant 40 ans !
Si les élus, quels qu’ils soient, manquent le rendez-vous historique que nous a imposé le président de la république, il y aura des réveils très douloureux pour chacun dans son quotidien, et des lendemains difficiles pour la démocratie. Nous sommes dans l’assassinat pur et simple de la citoyenneté locale de proximité!

Savez-vous si Philippe Madrelle approuve votre action ?
J’ai mes idées, mais je crois que Philippe Madrelle et moi sommes dans une très grande convergence de vues sur ce sujet. Mon souci du collectif et ma loyauté à son égard sont permanents. Elles ne reposent pas sur des intérêts de pouvoir, mais sur le fait que pour moi et pour beaucoup d’élus, il incarne justement ce que la démocratie de proximité porte comme efficacité, comme équité et comme liberté (…)

Avec_PMQuels sont les enjeux de cette réforme territoriale, selon vous ?
Il nous faut affirmer la position claire et déterminée des élus de proximité contre les orientations du Président de la République et du Gouvernement dans ces domaines.  En Gironde, c’est clair, même si comme le fanfaronne le leader des 4 membres réels de l’UMP au sein du Conseil Général, son camp gagnait 5 sièges à chaque renouvellement, il lui faudrait… 30 ans pour espérer avoir la majorité au sein de l’assemblée départementale actuelle. C’est ce constat qui est  insupportable pour les leaders actuels de l’UMP, qui essuient échec après échec depuis des décennies. Le Président de la République a donc décidé de leur offrir, dans toute la France, un véritable coup d’état institutionnel sur le principe de Bertolt Brecht : “Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple! ». Le reste relève du jeu pour journalistes complaisants!

Vous êtes donc contre toute amélioration du pseudo mille feuilles ?
La gauche a fait la décentralisation. Il n’est pas question de dire que tout est parfait et qu’il faut que rien n’évolue, au contraire. Nous sommes les premiers à réclamer un Acte III de la décentralisation, réfléchi et discuté avec tous les élus et les citoyens, sans arrière pensée.  Malheureusement, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne se soucient pas de cela. Ils se sont attachés à inventer un projet de casse de la démocratie locale, du système actuel de gouvernance équilibrée de nos territoires, de ses marges de décisions et de ses moyens financiers pour assurer l’exercice de leurs compétences  (..)

C’est pour cela que vous avez engagé votre commune sur la voie d’un référendum local ?
Je n’ai pas engagé ma commune sur une voie particulière. Il me fallait sensibiliser mes concitoyens aux enjeux réels d’une réforme qui pouvait leur paraître étrangère, et donc éloignée d’eux, alors qu’elle les concerne, eux, les premiers. Et puis, l’équipe municipale a été élue en 2008, sans avoir de mandat pour engager la commune vers une nouvelle entité territoriale, la logique veut que l’on revienne donc vers les électeurs sur ce sujet (…)

Vous avez donc voulu faire « un coup » ? Au risque de vous attirer certaines remarques désagréables de vos amis politiques ?
Ce qui m’intéresse, c’est d’agir efficacement et dans la proximité. Un conseil citoyen local, sans exclusive politique, a été formé. Il organisera en temps voulu une consultation de tous les Créonnais. Je note au passage que quand l’Etat frémit à Créon, il reste endormi dans les Alpes-Maritimes où il y aura bien référendum d’intiative locale sur le même sujet (…)Je vais payer tôt ou tard, avec l’aide de quelque média revanchard, mon engagement atypique. Je le sais et je l’assume.

Plus largement, comment comptez-vous poursuivre votre action sur ce terrain ?
Il s’agit d’un sujet éminemment citoyen, il fallait donc en donner la possession aux citoyens. En 2008, je m’étais engagé, lors de ma campagne cantonale, à faciliter la création d’une structure citoyenne d’écoute, de concertation, et d’association des citoyens, des entreprises et des élus. J’assume le contenu et la méthode car je crois que c’est l’avenir de la démocratie qui passe par de telles initiatives indépendantes, fiables et durables (…)

Les associations des maires, Présidents des Conseils Généraux et Régionaux réagissent avec vigueur contre la perte annoncée de leur autonomie fiscale et sur la perte de moyens pour assumer les compétences qui leur seront dévolues. Comment voyez-vous les choses ?
Sur la réforme de la Taxe Professionnelle, qui n’a jamais contrarié les investissements ni l’installation d’une entreprise dans notre département, aujourd’hui tous les analystes se rejoignent pour dire que les grands gagnants de cette réforme sont incontestablement l’Etat et les entreprises, qui bénéficieront d’un allègement massif d’impôt d’environ 6 milliardsimages d’euros par an. C’est d’ailleurs l’objectif revendiqué par le gouvernement. Avec la même certitude, et par un effet de vases communiquant, on sait que l’augmentation de la pression fiscale pèsera sur les ménages. Ont-ils conscience de cela ? Sont-ils prêts à accepter cela ? Les questions méritent d’être posées, et c’est à eux aussi d’y répondre, à nous de le leur expliquer. Il est on ne peut plus clair que, sous couvert de réorganisation de la gouvernance territoriale, le gouvernement souhaite en fait s’attaquer aux Services Publics locaux, source potentielle de profits pour les grands groupes, au détriment de la transparence financière, de l’efficacité et d’un rôle social. Pour limiter les dépenses des collectivités, le gouvernement cherche à les cantonner au rôle de prestataires de services, en limitant leurs compétences à la mise en œuvre de la politique de l’Etat. Nous sommes là dans une recentralisation qui ne dit pas son nom ! Notre détermination à défendre les services publics locaux et à les développer n’en sera que plus grande.

L’entretien en entier est sur http://www.girondecitoyenne.fr

Prise de position nationale

Un papier qui résule bien mes positions personnelles sur la réforme des collectivités territoriales, publié par le Parti Ouvrier Indépendant mais pas encore par les médias qui comptent…

http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article581

Le coup jambon du charcutier

2009_04_13_Fell_RedecoupageLa presse locale a rendu compte, à juste titre, de l’événement clé du week-end dernier : au moment où la France retenait son souffle à cause de « l’accident cardiaque » (affirmation de Frédéric Lefèvre, héraut de l’UMP, qui démontre son sens du bourrage de crâne), on faisait en effet découvrir à Xavier Darcos un pied de vigne en Entre Deux Mers ! Un événement, sans commune mesure avec un banal malaise vagal, quasiment retransmis en direct sur LCI et TF1! Il a même été intronisé dans l’ordre des vignerons émérites par le grand maître des cérémonies, ravi de ce privilège nobiliaire. Il est vrai que les vignerons du Créonnais n’ont toujours pas vu un représentant de l’Etat venir s’intéresser à leur sort après les épisodes douloureux de la grêle. Alors, pensez donc, un Ministre du… travail qui se penche sur un pied de vigne, ils en ont été réconfortés!  Il se murmure d’ailleurs que l’UMP girondine va abandonner le créneau des vignerons pour créer, dans la lignée de cet événement, un « chapitre des charcutiers électoraux » qui se tiendra chaque année à Sauveterre de Guyenne. Le chevalier servant, pour le titre, le Sire de « Marleix » qualifié par ses pairs de Grand Charcutier, expert en la matière

En fait, il me faut détailler, avant que la presse, supposée tout connaître,  vous apporte une analyse sommaire et purement superficielle : le « charcutage » n’est pas un acte facile, car il suppose un processus parfaitement maîtrisé, de telle manière que l’on parvienne à calmer les appétits des uns et des autres. En Gironde, c’est une méthode exceptionnellement subtile qui a été appliquée. D’abord, ne pas se fâcher avec les gens qui comptent, en évitant de les froisser en touchant à leur territoire et, sachant que la solidarité est la vertu du monde la moins partagée en politique, porter le fer là où on a intérêt à le faire, ou pour sauver ce qui peut encore l’être !

imageDans le département, l’obsession UMP reposait sur deux objectifs clairs : récupérer les 2° et 8° circonscriptions, réputées comme ayant été « volées » par des pirates nommées Michèle Delaunay pour celle d’Alain Juppé, et François Deluga pour celle du copain de bicyclette du Président!

Il fallait donc absolument ne pas toucher à Bordeaux parce que le système Juppé mis en route contre Delaunay tourne à plein régime. C’est fait! On laisse mijoter à petit feu, et on considère que Bordeaux est intouchable ! François Deluga devait par contre être « étranglé », « isolé », « laminé » en lui supprimant l’air venu de la gauche depuis la Lande Girondine, irrécupérable politiquement. C’est fait aussi. C’est d’ailleurs à partir de cette mission, consistant à préparer un territoire sur mesure pour Foulon, Darcos ou l’ineffable Laporte qui a servi de base au jeu des dominos. Le seul hiatus dans le programme c’est que François Deluga et Martine Faure ne sont pas nés de la dernière pluie sur la Dune du Pilat, et ils ont vu le piège… qui consisterait à les opposer !

A partir du moment où on savait que le nombre d’habitants était assuré sur le Bassin, on a donc allègrement dépecé la 9° circonscription, histoire de compliquer la vie de Martine Faure. On a tripatouillé le tout, on a tournicoté, on a rusé avec des propositions absurdes du gaulliste historique Guéna, du battu des cantonales dans sa propre commune Florian, du leader de « Gironde Passé » ami de François Fillon… pour inventer une 12° circonscription réputée rurale. L’astuce consisterait à obliger Martine Faure à choisir entre le pôle langonnais et son attachement à ses racines d’Auros. Les communes du canton d’Auros, qui touche celui de Langon, savent maintenant qu’elles ne seront plus dans la même circonscription que celle de leur puissant voisin, ce qui légitime les accords sur les hôpitaux, les pays, les logiques sociales en cours! Quelle cohérence territoriale !

N’oubliez pas non plus que demain va débouler la fusion des intercommunalités, tant voulue par les autorités préfectorales, et qui sera désormais possible avec Auros, Pellegrue, Sauveterre, Monségur, La Réole… dans la même circonscription, et devinez qui serait tenté par la présidence éventuelle?

En fait sous l’apparence d’une logique comptable et d’un renforcement de la représentation de la Gironde,  il n’y a qu’une seule arrière-pensée : permettre au Président de revenir faire du vélo sur le Bassin, sans courir le risque d’un malaise vagal en voyant un député socialiste l ’accueillir ! Comme quoi les plus grandes ambitions sont parfois mesquines !

14 juillet : aux urnes citoyens !

référendum locauxSur fond de populisme anti-élu, la réforme territoriale voulue par le Président de la République a un objectif principal : permettre à la droite de reprendre le pouvoir dans les régions et les départements actuellement dirigés par la gauche. Le reste n’est que de la poudre aux yeux médiatique car dans les faits la situation deviendra pire pour la démocratie locale avec une immense supercherie sur les coûts. Laisser accroire que les collectivités locales seront plus efficaces si on diminue le nombre de personnes qui les servent alors que dans le même temps on augmente sans cesse leurs responsabilités et leurs obligations, relève de la supercherie. Un calcul strictement politicien!

La création du « conseiller territorial »qui, principale mesure de la réforme, remplacera les conseillers généraux et régionaux, n’a pas d’autre objectif que de diminuer considérablement la présence d’élus de terrain de gauche dans la gestion au plus près des réalités.

Le mode de scrutin – majoritaire en milieu rural, proportionnel en milieu urbain – assurera la surreprésentation de la droite et facilitera en 2014 la reprise en mains du pays réel. Couplée au redécoupage des circonscriptions législatives, cette réforme représente une opération politique et électorale sans précédent constituant une atteinte grave au fonctionnement républicain.

Il faut que les élus locaux exigent une vraie réforme territoriale qui donne encore plus d’autonomie aux territoires au lieu de les affaiblir. L’objectif doit être de parfaire la décentralisation en renforçant la démocratie locale et en donnant aux collectivités les moyens de mener les politiques de proximité performantes qu’attendent les citoyens. Les collectivités peuvent être aux avant-postes de l’action contre la crise et pour la relance si on ne les assassinent pas trois ans avant leur renouvellement.

Pour mettre en œuvre ces orientations, je formule des propositions précises pour un acte III d’une décentralisation constructive et surtout pas destructrice :

Achever l’intercommunalité en la démocratisant et l’améliorant pour plus de cohérence et de solidarité (suppression par exemple des syndicats à vocation unique dispersés et non capables de prendre sur les sujets fondamentaux-eau, électricité, assainissement, déchets… pour en faire des entités départementales fiables)

Reconnaître le fait urbain par la création de métropoles fondée sur uniquement une démarche volontaire des collectivités territoriales et des aires métropolitaines.

Poursuivre la spécialisation des compétences respectives des départements et des régions avec la création d’un « chef de file » dans les cas  (10 à 20% des budgets) où les compétences sont partagées.

Faire des conseils généraux des « conseils départementaux » renouvelés intégralement tous les six ans et dotés de compétences fortes pour conforter la cohérence territoriale.

Il ne s’agit pas pour moi de critiquer sans proposer mais simplement de mettre de la cohérence dans une période de destruction systématique des repères républicains. Il n’y a aucune urgence à légiférer sur ces sujets et d’aillleurs pour pallier cette carence démocratique je proposerai au conseil municipal de Créon d’organiser un référendum d’initiative locale sur l’avenir de la commune. Ce sera une première en Gironde!

Je lance un appel à tous mes collègues maires démocrates pour qu’ils décident de la même méthode mettant ainsi le gourvernement face à ses responsabilités. Les collectivités locales appartiennent en effet d’abord aux citoyenens et aux citoyens.

Dès la rentrée je mènerai campagne en ce sens.  Nous verrons bien ce que feront les tenants de la simplification territoriale vis à vis de leurs populations et s’il n’y a pas de calculs politiciens derrière cette réforme. Osons en ce 14 juillet redonner la parole au peuple!

L’équité territoriale se construit

Signature Gironde Numérique-Philippe Madrelle-France télécomPhilippe Madrelle, Président du Conseil Général de la Gironde, Anne-Marie Keiser, Présidente de Gironde Numérique, Didier Lombard, PDG de France Télécom – Orange et Bruno Janet, Directeur des Relations avec les Collectivités Locales de France Télécom – Orange, ont scellé un projet majeur pour l’opérateur et pour le département de la Gironde. Une grande première française dont, malheureusement, les médias ont oublié de parler à la hauteur de l’enjeu qu’il représente pour les Girondines et les Girondins.

Un contrat de partenariat public-privé a été signé le 24 juin dernier, en présence de Dominique Schmitt, Préfet de la région Aquitaine et de la Gironde. Il  est l’aboutissement d’un long processus, initié par le Conseil Général, dans l’objectif d’offrir le haut débit à 100% des girondins. C’est une demande récurrente sur le Créonnais (Haux, Saint Genés, Blésignac, Saint Léon, Tabanac…), qui souffraient de certaines zones « blanches », non desservies ou mal desservies, privant certains administrés de l’accès à Internet. Grâce à la mise en place par le Conseil Général du syndicat mixte « Gironde numérique », regroupant les intercommunalités et le Conseil Général, une solution sera apportée dans les 2 ans qui viennent. Il faut comparer cette avancée avec celle qui a permis, il y a des décennies, d’électrifier les hameaux ou de les desservir en eau potable. Internet est devenu, en effet, un besoin essentiel pour la qualité de vie sur un territoire.
France Télécom a donc construit une offre adaptée, qui va permettre d’éliminer en quinze mois la totalité des zones d’ombre, et d’offrir d’ici deux ans un réseau d’au moins 2 MB/seconde sur l’ensemble du territoire girondin. La réussite de ce projet est une illustration concrète du mode partenarial qui caractérise la collaboration entre les collectivités locales et France Télécom Orange.

A l’issue d’une procédure de mise en concurrence, après plus d’un an de négociations, la signature d’un contrat de partenariat public-privé entre le Syndicat mixte Gironde numérique et France Télécom-Orange donne un nouvel élan à l’avenir numérique du département.

Pour la réalisation de ce programme, un réseau de fibre optique de plus de 1000 km sera construit en Gironde, et permettra de desservir en très haut débit 78 ZAE et 153 sites publics, présents sur le territoire (organismes publics, collectivités territoriales, 58 collèges, 24 lycées, 1 collège-lycée, 13 hôpitaux…), afin de soutenir la compétitivité du tissu économique local, renforcer l’attractivité du territoire et développer les services au public.
« Ce projet est un exemple de gouvernance. Ensemble, les collectivités girondines ont décidé de prendre leur destin numérique en main et d’anticiper leur développement. Car le déploiement de ce réseau est une nécessité pour nos territoires. Avec France Télécom, nous avons fait le choix de la compétence, de la sécurité et de l’efficacité » a déclaré Anne-Marie Keiser, Présidente de Gironde Numérique, lors de la manifestation à laquelle j’ai tenu à assister puisque j’ai soutenu cette initiative depuis son origine, parfois contre l’avis de celles et ceux qui maintenant vont en bénéficier. Mais l’essentiel, c’est que le canton de Créon soit rapidement desservi et que les citoyens puissent profiter de cet investissement considérable, inédit à ce jour en France, effectué par le Conseil Général.

Rappelons que Créon a signé avec France Télécom une convention de partenariat autour des technologies pouvant favoriser  un dialogue citoyen actif entre la Mairie et la population.  Début septembre, une initiative importante sera prise avec Orange pour l’utilisation des SMS dans ce domaine, et Créon sera, après www.telecanalcreon.fr pilote en la matière. Une fois encore, nous avons la preuve qu’il ne faut jamais attendre sur le quai le passage des trains du progrès car il file plus vite que prévu chez les autres!