Cette galerie contient 1 photo.
Pour Lire la vidéo, cliquer sur l’image
Au cours de mes déplacements de terrain, de nombreux Maires de Gironde me font le plaisir et l’honneur d’engager le dialogue sans faux semblant et avec le sens constant de la parole juste, éloignée des clivages. Nous constatons ensemble que dans une Gironde plurielle de ses territoires et de ses spécificités, les attentes de toutes, de tous, convergent vers l’attente forte d’une association des maires de la Gironde qu’ils veulent voir devenir un pilier structurant dans le conseil et l’appui de leur engagement local.
Demain doit se préparer maintenant et ensemble. Ma volonté de promouvoir une véritable solidarité territoriale, une efficacité accrue et une proximité renforcée avec la réalité du terrain à travers l’AMG, en est vraiment renforcée. J’ai toujours été fidèle à mes engagements, et je le resterai dans le respect des différences, quoi qu’il arrive, au service de nos communes et de nos intercommunalités. Voilà quelques témoignages des Maires de la Gironde. Je suis convaincu, sans grand discours, que le 29 janvier 2011, les Maires de Gironde ont rendez-vous avec l’avenir de nos communes.
Parlementaires : Philippe Madrelle, Sénateur, Président du Conseil Général ; Alain Anziani, Sénateur – Françoise Cartron, Maire d’Artigues – Michèle Delaunay, Députée – François Deluga, Député – Martine Faure, Députée – Pascale Got, Députée – Conchita Lacuey, Députée ; Noël Mamère, Député ; Philippe Plisson, Député – Alain Rousset, Député, Président du Conseil régional – Michel Sainte-Marie, Député.
Maires :
1. Michel Sainte-Marie, Maire de Mérignac- Vincent Feltesse, Maire de Blanquefort- Pierre Ducout, Maire de Cestas - Pierre Barrau, Maire de Porchères – Jean-Jacques Benoît, Maire de Pessac - Christine Bost, Maire d’Eysines – Bernard Castagnet, Maire de la Réole – Alain David, Maire de Cenon - Hervé de Gabory, Maire de Cadillac – Isabelle Dexpert, Maire de Pompéjac –
2. Bernard Fath, Maire de Léognan. Jacques Fergeau, Maire de Saint-Jean d’Illac – Michel Frouin, Maire de Lugon et l’Ile du Carnay – Christian Gaubert, Maire de Lanton – Sébastien Hournau, Maire de Pauillac – Serge Lamaison, Maire de Saint Médard en Jalles – Yves Lecaudey, Maire de Sainte-Hélène – Alain Leveau, Maire de Bellebat – Alain Marois, Maire de St Denis de Pîle – Guy Marty, Maire de Sainte-Terre –
3. Gilbert Mitterrand, Maire de Libourne. Christian Mur, Maire de St Quentin de Baron – Vincent Nuchy, Maire de Salles – Robert Provain, Maire de Sainte Foy la Grande – Jean-Pierre Soubie, Maire de Tresses – Jean Touzeau, Maire de Lormont – Françoise Cartron, Maire d’Artigues près Bordeaux- François Deluga, Maire de Le Teich- Conchita Lacuey, Maire de Floirac- Philippe Plisson, Maire de Saint Caprais de Blaye-
4. Noël Mamère, maire de Bègles- Marie-Emilie Sallette, Maire de Pujols sur Dordogne - Jean-Luc Barbeyron, Maire de Pomerol – Anne-Marie Plisson, Maire de Saint Ciers sur Gironde ; Bernard Labiste, Maire de Le Haillan – Mickael Fellonneau, Maire de Saint Caprais de Bordeaux – Joseph Forter, Maire de Ludon Médoc – Nicolas Tarbes, Maire de Saint-Léon – Guy Moréno, Maire de Lestiac sur Garonne – Jean-Louis Larrieu-Manan, Maire de Le Tourne –
5. Raymond Rebière, Maire de Cazaugitat – Anne Catherineau, Maire de Coirac – Jean-Pierre Naudon, Maire de Saint Avit-Saint-Nazaire – Richard Pezat, Maire de Targon – Jacques Roy, Maire de Génissac - Bernard Garrigou, Maire de Canéjan – Denis Lopez, Maire de Pompignac – Michelle Seintout, Maire de Saint-Estèphe – Francis Zaghet, Maire de Pondaurat – Emmanuel Le Blond du Plouy, Maire de Baron -
6. Jean-Marie le Goff, Maire de Cartelègue – Jérôme Gauthier, Maire de Paillet – Danièle Secco, Maire de Saint Morillon – Michel Latrille, Maire de Loupiac de La Réole – Serge Issard, Maire de Bagas – Michel Armand, Maire de Mazères – Christian Mabille, Maire de Peujard – Dominique Fédieu, Maire de Cussac Fort Médoc – Alain Terraza, Maire de La Sauve – Jean-François Broustaut, Maire de Tabanac-
7. Franck Mauras, Maire de Carbon-Blanc – Guy Trupin, Maire de Camblanes – Béatrice de François, Maire de Parempuyre – Hélène Maidon, Maire de Vayres – Ludovic Freygefond, Maire de Le Taillan Médoc – Jean-Patrick Soulé, Maire de Cérons – Maryse Banquet-Renard, Maire de Lucmau – Jeanne-Marie Baup, Maire de Uzeste – Jean Grousset, Maire de Cessac – Marie-Claire Arnaud, Maire de Coutras-
8. Yves Mayeux, Maire de Beautiran – Jean-Louis Biais, Maire de Bonzac – Alain Bargue, Maire de Bonnetan – Philippe Carreyre, Maire de Louchats – Bernard Le Gorec, Maire de Haux – Lionel Faye, Maire de Quinsac- Françoise Guimon, Maire de Lignan de Bordeaux- Marc Avinen, Maire de Salleboeuf- Jeannine Cuvillier, Maire de Morizés- Frédéric Cousso, Maire de Croignon-
9. Bernard Cuartero, Maire de Cambes- Claude Méfiant, Maire de Cadillac en Fronsadais- Jean-François Jamet, Maire de Carignan de Bordeaux- Jean Despujols, Maire de Rions- Christophe Birot, Maire de Hourtin- Daniel Barbe, Maire de Blasimon- Marie-France Régis, Maire de Mouillac – Jean-Marie Viaud, Maire de Mauriac- Michèle Boutant, Maire de Madirac- Yves Touchard, Maire de Fargues Saint Hilaire-
10. André William Tité, Maire de Camiac et Saint-Denis- Michel Héritié, Maire d’Ambarés et Lagrave- Jean-Pierre Seurin, Maire de Cursan- Jean-Pierre Dubernet, Maire Saint Vivien du Médoc- Christian Tamarelle, Maire de Saint Médard d’Eyrans- Clara Delas, Maire de Mongauzy- Nathalie Le Yondre, Maire d’Audenge- Jean-Michel Rigal, Maire de Braud et Saint Louis- Patrick Labayle, Maire de Saint Pierre de Mons- Jean-Luc Lamaison, Maire de Nérigean-
11. Monique Andron-Claverie, Maire de Courpiac – Jean-Louis Biais, Maire de Bonzac – Josie Besse-Castant, Maire de Faleyras – Francis Péjean, Maire de Guîtres – René Antoine, Maire de Villenave de Rions – Alain Tabone, Maire de Cubzac les Ponts – Bernard Darriet, Maire de Saucats- Bernard Bournazeau, Maire de Saint Aubin de Blaye- Serge Durand, Maire de Saint-Loubés- Michel Latapy, Maire de Sainte Croix du Mont-
12. Marcel Courbères, Maire de Le Pout- Michel Vernejoul, Maire de Martignas sur Jalles- Dominique Beyly, Maire de La Rivière- Pierre Boudigue, Maire de Rimons- Jean-Jacques Corsan, Maire de Saint Germain d’Esteuil- Jean-André Lemire, Maire de l’Isle Saint Georges- Ludovic Bastié, Maire de Dardenac- Jean-Pierre Turon, Maire de Bassens- Maurice Pierre, Maire d’Ambés- Charles Vérité, Maire de Langon-
13. Guy Dupiol, Maire de Saint Symphorien- Daniel Constant, Maire de Castres- Philippe Garrigues, Maire de Beychac et Cailleau- Pierre De Biaso, Maire de Romagne- Serge Bezos, Maire d’Aillas- Chrystel Colmont, Maire de Macau – Max Jeanjean, Maire de Prignac et Marcamps- Jean-François Thillet, Maire de Blésignac- Pierre Soubabère, Maire de Saint Louis de Montferrand- Jean-Marie Mongie, Maire de Fontet-
14. Serge Morin, Maire de Branne- Philippe Courbe, Maire de Bernos-Beaulac- Jean-François Tauzin, Maire de Roaillan- Claude Arnathau, Maire de Montussan- Michel Viallesoubranne, maire de Hosteins- Jean-Claude Durracq, Maire de Castelnau-Médoc- Bernard Mateille, Maire de Podensac- Jean-Claude Combret, Maire de Ruch- Jean-Pierre Duez, Maire de Saint Paul- Didier Callède, Maire de Gironde sur Dropt
15. Jacques Mespelède, Maire Les Peintures- Jean Mora, Maire de Asques- Daniel Fénelon, Maire de belvès de Castillon- Philippe Mesnard, Maire de Verdelais…
Si vous souhaitez ajouter votre nom, un mail suffit : jmdarmian@club-internet.fr
Cohabitation poids lourds – cyclistes et piétons : des solutions existent pour diminuer le sur-risque important des accidents avec ces véhicules J’ai participé ce matin, au MEDDEM, à la première réunion de concertation nationale sur la cohabitation entre véhicules de grand gabarit et usagers vulnérables, demandée par le Club des villes et territoires cyclables depuis juillet 2008. Elle s’est tenue à la Délégation à la sécurité et à la circulation routière le 11 février 2010. La plupart des acteurs concernés et des usagers de la rue étaient présents. Les propositions du Club des Villes et territoires cyclables ont été accueillies favorablement par la DSCR, afin de lutter contre ces accidents impliquant un poids lourd, qui constituent aujourd’hui le principal risque à vélo. « Les solutions ne sont pas seulement d’ordre technique », a souligné Jean-Marie DARMIAN, président du Club des villes et territoires cyclables, lors de cette table-ronde. « Le scénario de l’accident vélo impliquant un poids lourds, et notamment celui de « l’angle mort » qui, selon l’étude présentée*, représenterait 39% de ces accidents est de loin le plus grave. Il ne peut être résolu avec de seuls dispositifs techniques, certes nécessaires, comme les nouveaux rétroviseurs des camions, ni les seules campagnes de sensibilisation, certes très utiles, auprès des différents publics concernés. Ce scénario, qualifié par la DSCR d’ « enjeu de sécurité majeur », doit mobiliser toutes les compétences, toutes les solutions d’aménagement, d’équipement des véhicules, de formation des chauffeurs, de sensibilisation des usagers vulnérables. Il faut adopter un point de vue global et cesser d’opposer les usages et les usagers d’un même bien commun : la rue ! La pratique du vélo en ville n’est pas dangereuse, comme le prouve le faible nombre d’accidents, rapporté à l’augmentation de la pratique à Paris et dans de nombreuses villes, et le boom du vélo en libre service. Elle pose en revanche la question de la cohabitation entre cyclistes ou piétons et véhicules de grand gabarit en milieu urbain, et impose de trouver aux vrais maux les bons remèdes ». Pour améliorer la sécurité : les propositions du Club des villes et territoires cyclables sont -> La mise en œuvre du Code de la rue : vite ! La démarche nationale de mise en œuvre du Code de la rue, avec les premières mesures réglementaires adoptées par décret en juillet 2008, offre un cadre privilégié pour faire aboutir ces évolutions nécessaires pour une meilleure prise en compte des usagers vulnérables que sont les piétons et les cyclistes. Mais force est de constater que depuis près de deux ans, elle marque le pas. Or c’est bien le cadre dans lequel il faut encourager non seulement des évolutions réglementaires, mais également le débat expert et citoyen sur le statut des usagers de la rue et leurs relations sur l’espace public. -> la ligne avancée, en amont des passages piétons : une mesure concrète Le Club propose également que soit étudié dans les meilleurs délais la généralisation d’un dispositif comme la ligne d’arrêt avancée, en amont des passages piétons (à environ 5 mètres, permettant aussi de réaliser un sas pour les cyclistes) qui serait de nature à améliorer la visibilité et donc la sécurité des piétons, notamment en présence de véhicules de grand gabarit. Cette ligne avancée est déjà adoptée par la majorité des autres pays européens. -> la mutualisation des initiatives et des bonnes pratiques Les initiatives des associations et des collectivités territoriales en faveur de la sensibilisation des usagers de la rue sont nombreuses depuis plusieurs années. S’ajoutent les démarches des opérateurs de transport public et des entreprises de transport routier. Les exemples étrangers de campagnes de sensibilisation constituent aussi des ressources utiles. La mutualisation de ces outils dispersés pourrait renforcer l’expertise professionnelle et participative dans l’intérêt général, et alimenter la concertation nationale. Le Club des villes et territoires cyclables se félicite de la confirmation de la DSCR, en clôture de cette réunion, que l’obligation du port du casque à vélo n’est pas à l’ordre du jour des travaux du prochain Comité interministériel pour la sécurité routière et qu’elle ne soit pas à l’agenda de la Délégation. En revanche, le Président de la République vient pour la seconde fois en un an de refuser de recevoir les représentants des 1050 collectivités territoriales membres du Club des Villes et Territoires Cyclables. Il a renvoyé le problème du développement des pratiques du vélo en France vers son Ministre de l’environnement et du développement durable, qui a, lui aussi, déjà refusé de rencontrer les élus ayant en charge les circulations douces dans un pays très en retard dans ce domaine. Cette réunion de ce matin constitue, dans un tel contexte, après 18 mois de palabres, une avancée pour le Club… surtout après que le Grenelle n’ait rien envisagé sur les pratiques du vélo. Pour ma part, je continue ce qui ressemble à un combat ! * Etude réalisée par le CETE Normandie-Centre sous la direction du Certu sur les scénarios d’accidents entre cyclistes et poids lourds en milieu urbain entre 2004 et 2007 (828 accidents France entière)
Communication presse : Claude Lisbonis Communication / CLC
Jean Marie Darmian : 06 08 05 64 23
C’est le titre de l’article publié par Bordeaux Actu le 29.01.2010 : à lire ici

Les vélos jaunes de La Rochelle !
Voici le discours que j’ai prononcé en ouverture du 18° Congrès des villes et territoires cyclables à La Rochelle :
« Le Club se réjouit de tenir ce congrès dans une ville cyclable « mythique » qui a inscrit son nom, il y a déjà plus de 3 décennies, dans le développement durable. Notamment pour y fêter son vingtième anniversaire, car selon le vieux refrain voulant que l’on n’ait pas tous les jours 20 ans, on doit choisir le lieu où on les fête. Avouez mesdames, messieurs, chères et chers collègues, que pour mon premier congrès de président, me retrouver, pour fêter ses 20 ans, dans une aussi jolie cité que celle de La Rochelle, relève déjà du privilège historique.
Je veux justement vous parler d’une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Celle des vélos jaunes de La Rochelle et de son maire visionnaire, Michel Crépeau, en 1976. 29 ans avant Vélo’V à Lyon ! 31 ans avant Vélib’…La Rochelle avait senti le vent de l’alternance vélo. Ayant réduit de manière drastique l’urbanisation du littoral, ayant créé la première rue piétonnière de France, ayant inventé le premier centre de recyclage des déchets, Michel Crépeau avait eu l’audace de penser que le vélo pouvait être un mode de déplacement urbain à part entière.
Avec Hubert Dubedout et ses éco-quartiers à Grenoble, Michel Crépeau avait de l’avance sur le peloton. La Rochelle a toujours su la conserver, ce qui, en termes de durabilité de l’effort, Monsieur le député Maire, est un gage de qualité.
Nous sommes également heureux de nous retrouver, nous, les acteurs du vélo, dans cette belle cité tournée vers le grand large, pour plusieurs raisons. La première, c’est que La Rochelle reste la ville des mobilités innovantes et durables. Outre le vélo en libre service dès 1976, La Rochelle a proposé le premier système global multimodal, il y a 20 ans. Il ne compte pas moins de 11 modes de déplacement différents, réunis aujourd’hui dans une même offre baptisée « Yélo ! »
Ici plus qu’ailleurs, le vélo est l’un des ingrédients d’un cocktail transport bien équilibré. C’est tout le sens que nous souhaitons donner au développement du vélo au Club des villes et territoires cyclables : il est une chance, pas une punition, C’est un avantage, pas un inconvénient. C’est un atout, pas un handicap. Il se combine à d’autres modes de déplacements, notamment les transports collectifs. Il est l’ami de la ville.
Ce congrès est le premier grand rendez-vous du club après les Municipales de mars 2008. Nos collectivités locales ont pris une option symbolique : celle de la vie et de la ville sans voiture. J’ai envie de dire, déjà de « l’après-voiture ». Comment ne pas penser, en effet, à la première « journée en ville sans voiture » en 1997 à La Rochelle ? Largement médiatisée, puis imitée dans d’autres villes. Comment ne pas se souvenir de ces témoignages de Rochelais et de visiteurs, saisis par… le silence, sur le France 2 de l’époque (Antenne 2 pour les moins de 20 ans) ? Le silence, dans une ville sans automobile : une innovation beaucoup plus révolutionnaire que bien d’autres, qui ont fait plus de bruit !
C’était déjà une fenêtre sur une société et une économie post pétrolière… Il y a 12 ans ! Toutes ces initiatives, toutes ces actions, toutes ces réalisations s’inscrivaient dans une logique chère à Michel Crépeau et aux visionnaires de la fin du siècle dernier : redonner son rôle à la citoyenneté !
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chères et chers collègues, nous avons délibérément choisi de hisser les valeurs cardinales de liberté, égalité et fraternité au fronton de ce congrès. Le vélo n’est-il pas tout cela à la fois : une autre façon de vivre librement, égalitairement, …mais pas encore tout à fait fraternellement, la ville ? Le vélo ne constitue-t-il pas une participation concrète de l’individu à la production de sa mobilité ? Le vélo n’est-il pas la conjugaison astucieuse de l’intérêt individuel et de l’intérêt collectif ? Pour nous, le vélo est l’outil de l’excellence citoyenne, et celui des excellents citoyens !
Il ne saurait y avoir d’appropriation réelle d’un outil sans une éducation, utilisant la pédagogie du vélo et, grâce à lui, la pédagogie de la mobilité, l’apprentissage du vivre ensemble, qui est au cœur de nos choix de société et de notre capacité à opérer des mutations importantes.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, si nous ne sommes pas capables d’effectuer ce basculement du statut de consommateur de déplacements à celui d’acteur citoyen de nos déplacements, nous pédalons vers notre perte.
Il y a de plus en plus de films, de discours, de colloques, de débats, qui mobilisent des énergies incalculables, pendant que la maison brûle, selon une formule devenue célèbre de Jacques Chirac, du temps où notre premier vice-président Serge Lepeltier était Ministre de l’Ecologie. Or, des solutions simples sont à notre portée. Le vélo en est une : disponible, économe, pratique, efficace, peu coûteuse ! Enseignons-le, avec toutes les valeurs qu’il transporte sur son porte-bagage… !
Vous êtes venus nombreux pour débattre, croiser des expériences, découvrir la politique cyclable durable de La Rochelle… Mais comment ne pas regretter l’absence d’un représentant du Gouvernement à notre congrès, au regard de cet enjeu de société et de l’urgence de mettre en œuvre un plan climat doté d’outils efficaces, dont le vélo devrait faire assurément partie ?
Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports, nous avait pourtant confirmé sa présence à deux reprises, avant d’être, tout récemment, contraint à un déplacement dans les DOM-TOM. Nous nous sommes alors tournés vers le ministre d’Etat en charge du développement durable. Sans succès.
Pourtant, la présence d’un représentant du Gouvernement aurait été le signal fort que les collectivités territoriales sont accompagnées dans leurs efforts, de plus en plus tendus, en raison des arbitrages rendus nécessaires par la diminution de leurs ressources.
Nous aurions aimé que l’Etat comprenne, enfin, que la « Relance par l’investissement » ne concerne pas que la voiture et les grandes infrastructures routières.
Nous aurions apprécié que le développement durable ne repose pas que sur des mots, des films à grands budgets, mais aussi sur des réalisations concrètes qui changent le quotidien des gens, qui les incitent à adopter des habitudes moins coûteuses pour chacun et pour la collectivité.
Merci à la Ville de La Rochelle et à la Communauté d’agglomération …..pour nous avoir rappelé que l’avenir se construit sur les échecs, mais aussi sur les réussites du passé, sur l’audace des pionniers, sur une volonté politique qui sait dépasser les jérémiades conservatrices inévitables, ou les silences complices.
Pour lire l’article : cliquez sur l’image
Je serai également sur les onde de RMC à 11H50 pour développer le point de vue du Club des Villes et Territoires Cyclables :
Lien pour écouter RMC en direct sur internet
et aussi :
http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article5146
Avant la prise de position officielle du Président de la République sur la Taxe carbone, et au nom du Club National des Villes et Territoires Cyclables, j’ai préconisé aujourd’hui à Paris la création d’une indemnité vélo qui serait versée par l’employeur aux salariés qui choisissent la bicyclette comme mode de déplacement principal.
Les calculs réalisés par le Club des villes et territoires cyclables, soulignent que l’usage du vélo protège « l’économie, l’environnement et la santé publique », l’utilisation d’un vélo sur les trajets domicile-travail coûte en moyenne 250 euros par an à son propriétaire.
En rapportant ce chiffre à la distance moyenne parcourue, on peut estimer que le coût de l’usage du vélo peut être fixé à 20 centimes d’euro par km.
Le Club National des Villes et Territoires Cyclables propose que cette indemnité soit inscrite directement sur la feuille de paye du salarié, et plafonnée à 200 euros par an, comme c’est le cas pour les frais de carburants, remboursés, sous certaines conditions, dans le cadre de la prime transport.
« Nous proposons un moyen concret de restituer la Contribution climat énergie. »
« Il n’est en effet pas possible de dire « On crée une taxe carbone » si on n’incite pas les gens à basculer vers d’autres moyens de déplacement ».
Il est devenu indispensable de considérer le vélo comme « un véritable outil de mobilité », et plus seulement comme un moyen « d’aller passer un dimanche aux pâquerettes ».
Le Club National des Villes et Territoires Cyclables propose par ailleurs la création d’un crédit d’impôt ou « Chèque Vélo », qui correspondrait à 40% de son prix d’achat et serait plafonné.
Pour Mémoire : Depuis 2009, l’abonnement à des services de location vélos longue durée ou à des systèmes de vélos en libre service (Vélib à Paris, Velov à Lyon, etc.) peut être inclus dans la participation des employeurs aux frais de transport de leurs salariés. Avec 3,4 millions de vélos achetés en 2008, la France se classe au quatrième rang mondial d’acheteurs pour 100 habitants, derrière les Pays-Bas, les Etats-Unis et le Japon.
De violents orages ont ravagé une part des cultures de l’Entre-Deux-Mers et de Gironde les 12 et 13 mai 2009. Martine Faure et Jean-Marie Darmian ont réuni les maires du Créonnais parmi les plus touchés, le 22 mai 2009, afin d’examiner avec eux les démarches collectives à entreprendre pour faire valoir les intérêts des viticulteurs et agriculteurs.
Dans la journée du 25 mai 2009, un nouvel épisode de grêle est venu détruire de nombreuses vignes du Créonnais avec des grêlons de plus de 3 cm de diamètre. Les conséquences économiques générées pour la filière vitivinicole sont désastreuses.
De très nombreux exploitants traversaient déjà de très graves difficultés de rentabilité et de trésorerie. Il pèse aujourd’hui de fortes craintes de cessation définitive d’activité pour un certain nombre d’exploitations.
Une majorité des exploitations n’a pas pu s’assurer contre le risque de grêle en 2009, le coût en devenant de plus en plus élevé. Les exploitants qui ont maintenu cette couverture l’ont fait pour des montants d’indemnisation trop faibles et ne bénéficieront pas d’une couverture suffisante pour leur permettre d’assurer la continuité de leur exploitation en 2009, mais aussi en 2010.
Après concertation avec les élus des territoires et les professionnels de la filière, Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN viennent d’alerter Monsieur Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture, en proposant un certain nombre de mesures concrètes et immédiates destinées à sauvegarder l’avenir d’une filière économique prépondérante sur le territoire girondin.
1 -Pour les viticulteurs dont les dommages constatés officiellement par les experts de leur assurance, les techniciens de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt, les techniciens de VINIFLHOR dépassent 70% de la récolte potentielle, Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN souhaitent la réouverture, à titre exceptionnel, des possibilités légales offertes par les mesures de « restructuration des vignobles par réimplantation ou d’amélioration des techniques de gestion ». Ils pourraient ainsi arracher et réimplanter les parcelles détruites aux normes souhaitées.
2 – Pour les viticulteurs dont la récolte potentielle serait estimée touchée à plus de 70% par les experts, Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN demandent au Ministre de l’Agriculture de négocier sans attendre avec les compagnies d’assurances le versement, dans les plus brefs délais, de 75% de l’indemnisation potentielle et de solder le dû après la déclaration de récolte.
3 – Par ailleurs, Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN estiment primordial le déblocage d’urgence d’un fond exceptionnel d’aide à une filière économique dans laquelle plus d’un millier d’emplois directs ou indirects sont actuellement définitivement perdus ou menacés.
Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN ont demandé au Ministre de l’Agriculture que les crédits soient mis à la disposition du Préfet de la Gironde pour des aides urgentes destinées à préserver ces emplois, au même titre que ce fut fait dans le cadre du plan de relance, pour d’autres filières économiques.
4 – Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN ont demandé au Ministre de l’Agriculture de considérer que les conséquences de cet orage d’ampleur exceptionnelle, dû à « une variation anormale d’intensité d’un agent naturel », n’ont pas été prises en compte par les moyens techniques de lutte préventive habituellement utilisés en pareilles circonstances et qu’ils ont donc été inopérants. Ils s’étendront sur l’année 2010 pour de nombreuses parcelles touchées, rendant dès maintenant la récolte 2010 très aléatoire, voire inexistante. Cette perte de récolte pour 2010 aggravera encore la situation présente; elle pèsera encore sur la filière. Martine FAURE et Jean-Marie DARMIAN ont demandé qu’elle soit prise en compte au titre des indemnisations pour calamités agricoles ou par le fonds d’aides exceptionnelles.
UNE RENCONTRE AVEC LES ACTEURS DE LA FILIERE EST PREVUE POUR LE MERCREDI 3 JUIN A 19 H EN L’HOTEL DE VILLE DE CREON. UN POINT SUR LA SITUATION ACTUELLE SERA FAIT AVEC TOUTES LES COLLECTIVITES LOCALES QUI VOUDRONT BIEN S’ASSOCIER A LEUR DEMARCHE