Le serment qui me porte quand je me ramollis
J'ai eu envie de vous proposer cet article écrit il y a quelques années. J'en avais SURTOUT besoin. "Comme beaucoup d’enfants, j’ai gardé un souvenir très heureux de mon passage…
J'ai eu envie de vous proposer cet article écrit il y a quelques années. J'en avais SURTOUT besoin. "Comme beaucoup d’enfants, j’ai gardé un souvenir très heureux de mon passage…
Je me suis toujours demandé pourquoi j’avais ancré en moi l’envie de pratiquer le journalisme. Les racines de cette passion que j’ai largement pu assouvir dans tous les médias se…
J'ai toujours essayé d'imaginer ce que les anthropologues (mais les appellera-t-on encore ainsi dans des millions d'années), s'ils en ont la possibilité, garderont de notre époque. Ils devront, à partir d'infimes bribes…
Rien ne vaut une plongée dans le passé pour prendre conscience des réalités du présent. Depuis maintenant de longs mois je fouine durant des heures parfois, dans les documents mis à disposition via internet par la Bibliothèque Nationale. La presse y tient une place de choix et constitue un mine inépuisable de faits passionnants.
Le dimanche 25 septembre vers 20 heures alors que la polémique entre sceptiques et admirateurs de l’exploit battait son plein je ne sais toujours pas encore maintenant pourquoi j’eus l’idée d’entrer, une dépêche à la main en annonçant d’une voix grave : « Ben Johnson est déclassé pour dopage ! » Toutes les têtes se levèrent.
La pression en ce mercredi matin, n’est pas que dans les verres prévus pour la recevoir. Elle ne cesse de monter au fil des minutes sur le marché le plus animé, le plus chaud à tous points de vue et le plus fréquenté de l’été. Le Bar Créonnais manque de tables pour accueillir sous les couverts, tous les postulants à un café, un galopin ou un rosé matinal. La tentation de se prélasser sous les premiers rayons d’un soleil que l’on annonce royal, conduit bien du monde au même endroit.
Tout le week-end la marche vers Moscou des mercenaires de Wagner a mobilisé des heures et des heures de supputations, de péroraisons, de satisfactions ou de jubilations révélatrices de ce qu’est devenu une large part du milieu médiatique. Peu ou pas de place pour l’un des faits les plus inquiétants : l’arrivée sur décision de l’actionnaire majoritaire d’un directeur de la rédaction ayant affiché clairement des positions discutables dans l’un des journaux référence de la presse nationale.
C’est fou comme toutes les bonnes idées abandonnées car jugées à un moment ou un autre comme ringardes, inutiles ou trop coûteuses peuvent par la magie d’un esprit ayant réinventé la poudre devenir des propositions géniales. Tous les jours il est aisé de constater que à tous les niveaux les initiatives ripolinées par la magie de la politique réoccupent le devant de la scène. Et pourtant que de critiques à mots couverts… C’est fou comme les responsables en place ont la mémoire courte ou mieux que se flattent de leur créativité avec d’autant plus de vigueur qu’ils ne sont jamais intéressés dans le passé au sujet qu’ils présentent
En fait les sujets traités dépendaient essentiellement des « images » disponibles. Pas d'images chocs ou un tantinet exclusives : pas de présence dans le JT ! C'était déjà le début de la concurrence ! Il fallait de la différence, du sensationnel, de l'émotionnel portés par une ou deux minutes maximum de reportage ou d’illustrations puisées sur la réserve internationale alimenté par toutes les télévisions du monde