Colmater les brèches dans la coque avant de changer de cap !

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La majorité présidentielle actuelle peut tout tenter, tout faire, tout proposer, elle n’arrivera pas à persuader, j’en ai bien peur, l’opinion dominante qui se contente de dire de la superficialité de la vie sociale qu’elle porte le changement. La cause … Lire la suite

La dernière ligne droite vers les municipales sera très pénible !

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La réception offerte par les sénateurs girondins aux Maires de leur département à l’occasion du 95ème Congrès n’a pas recueilli l’affluence habituelle. La crise? Certainement pas. Par contre, il faut y voir une certaine lassitude des élus municipaux qui arrivent … Lire la suite

Les estrades des apparences et celles des réalités

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Représenter le Président du Conseil général hors de son territoire habituel de mandat, apprend beaucoup sur les liens que ce dernier entretient avec le département. C’est ce que je viens de pratiquer en fin de semaine, sur diverses manifestations à … Lire la suite

Le temps arrêté au cadran de l’Horloge

Le très critiqué « modèle social français » a probablement, ces derniers mois, sauvé le pays décrochonsde la Berezina. Le paradoxe extraordinaire réside dans le fait que ceux qui ont exploité les bienfaits de toutes les régulations sociales ou économiques historiques qui restaient, après la vague idéologique européenne sur la libre concurrence, sont ceux qui n’ont cessé, durant la décennie antérieure, de les combattre. Pour des raisons strictement partisanes, en s’appuyant sur des argumentations sans fondement, mais assénées via de véritables campagnes de publicité écrans, en pratiquant la tactique du harcèlement réformiste plutôt que celle de l’attaque frontale, le gouvernement actuel constitué par des collaborateurs du Président de la République, a réussi le prodige, à mi-mandat, de faire oublier une masse d’échecs invraisemblables. Tous les sujets présentés comme prioritaires, lors de la campagne présidentielle, dans les promesses électoralistes, sont à leur plus bas historique, mais comme chaque jour les médias s’évertuent à rendre le subalterne essentiel, la société française s’américanise et perd ses repères. Elle s’installe. Alors qu’aux Etats-Unis, temple du libéralisme, on lorgne vers le système social français (voir la mise en place de l’aide aux soins médicaux et hospitaliers), nous continuons à ingurgiter, à doses répétées, les potions de l’ère Bush et avant elle celles de Thatcher !

Un chômage grandissant, malgré les affirmations sur l’efficacité, constamment ressassées, des baisses continuelles de la part du monde du profit à l’effort collectif , une consommation qui va connaître en ce mois de novembre une dépression exceptionnelle, un déficit exponentiel du budget de cet Etat exsangue, une suite invraisemblable de décisions limitant les libertés individuelles (réforme judicaire, libre information, appropriation partisane pour des décennies des leviers des administrations, un mépris ostentatoire à l’égard de l’opposition, les pressions constantes sur celles et ceux qui ne renoncent pas…) sont dissimulés en permanence derrière des rideaux de fumée médiatiques. L’importance des sujets à traiter ne se mesure qu’à l’impact que lui donnent les médias.

fp01-bigLa France vit désormais au jour le jour, avec l’espoir que l’incertain vaccin de la Grippe H1N1, que «la main de vilain» de Thierry Henry, qu’une improbable cavale d’un criminel, qu’un procès autour d’une catastrophe sans coupables, qu’une escapade dans un pays qui croule sous l’or noir et ne respecte aucun des droits fondamentaux des Hommes, que des réceptions élyséennes, des virées politiciennes sur le terrain…fassent oublier les sujets décisifs pour le quotidien actuel et futur du pays. A chaque instant, le gouvernement ne rêve que de diversions érigées en sujets capitaux, comme ont toujours su le faire les régimes dictatoriaux au cours de l’Histoire. Le pain et les jeux pour les Romains. Les bienfaits de la religion au Moyen Age. Les fastes royaux illustrant la grandeur supposée de la France. Les légendes héroïques des grandes guerres. Les épopées sportives du siècle précédent. Le star system cultivant les vertus supposées de la célébrité. La « pipolisation » exceptionnelle de la société actuelle. Tout dissimule un pays en état de déliquescence sociale, politique, démocratique et économique. Il faut sans cesse parvenir à dissimuler les desseins les plus noirs sous les couleurs de l’instantané. La redoutable machine de la désinformation tourne actuellement à plein régime, à la satisfaction de cette opinion prompte à admettre sans chercher à comprendre, afin de ne pas compliquer davantage son quotidien.

Dans le fond, c’est ce qui devient le plus préoccupant, car la fumée a fini par intoxiquer les esprits les plus ouverts, et il devient quasiment impossible de se dégager de cette gangue des apparences. Tout s’effondre, tout s’écroule, tout s’évapore, mais dans le fond, personne ne s’inquiète outre mesure, car l’habitude a été prise de considérer que le monde était virtuel et que tout pouvait se reconstruire en un clin d’œil !

Le grand emprunt ? Ce n’est que du virtuel pour les Françaises et les Français… qui se perdent dans les milliards dus ! La réforme territoriale ? Elle est virtuelle pour eux tant qu’ils ne recevront pas leur feuille d’imposition locale de 2011. Les compensations de la suppression de la Taxe Professionnelle ? Elles sont aussi virtuelles que les gains de fin de semaine à l’Euromillion. Les services publics de proximité ? Ils ressemblent aux glaciers soumis au réchauffement climatique, dont la disparition paraît toujours virtuelle aux quidams. L’école publique ? Elle vit sur la virtualité de la gratuité et de la laïcité. La solidarité ? Elle ne revient que quand la situation devient insupportable pour l’opinion publique. Modifications constitutionnelles ? Prétendus droits de l’opposition ? totalement virtuels. Equité devant l’impôt ? Absolument virtuelle, après les niches et le paquet fiscal.

Nous somme entrés dans un vaste jeu vidéo où « Super Sarko » tire dans tous les coins, sur tout ce qui se situe sur son passage, pour exploser les résistances, diviser les oppositions, développer durablement son pouvoir, exécuter un grand dessein porté par les penseurs ultras libéraux qui l’ont rejoint. Même le fameux Club de l’Horloge sera, en définitive, en retard…et dans quelques mois, tous ses objectifs auront été atteints. Le fondamentalisme de droite se résume dans ce constat du Club de l’Horloge, dont l’heure de gloire a sonné : « Dans les grands pays occidentaux, le progrès des valeurs libérales s’accompagne d’une montée des valeurs nationales (cf le débat sur l’identité nationale). Le socialisme s’est nourri du déracinement ; le libéralisme puise aujourd’hui son essor dans l’enracinement. Comme au siècle dernier, les souffles mêlés de la liberté et du patriotisme passent sur l’Europe, à l’Est et à l’Ouest. Le libéralisme s’adresse à la raison, le patriotisme au cœur. Pour être populaire, le libéralisme doit être national ». Fermez le ban !

On va finir par y arriver !

Depuis des siècles, quand les gens ont la réputation d’être un peu agités ou légèrement énervés, on leur prépare une bonne tisane de camomille. Hier, François Fillon, bien aidé par le prescripteur des drogues douces, le bon docteur Jacques Pélissard, Président de l’Association des Maires de France, a été plus moderne : il a distribué du Valium au peuple des élus de France, avec une bonne dose de Lexomil, et un soupçon de placébo euphorisant, avec l’espoir d’endormir les troupes. En fait il a joué de la seringue hypodermique ou de la vaccination antigrippe TP pour anesthésier un auditoire, hostile à 75 % à ce qui se trame à l’Elysée, mais qui s’est laissé endormir par 55 minutes soporifiques. Il m’a rappelé ce vétérinaire de mon enfance qui, avant de tenter d’approcher un bestiau récalcitrant, demandait à son propriétaire de le ficeler. Il repartait, convaincu que la bête de somme portait bien son nom, et qu’il suffisait de peu de choses pour calmer ses ardeurs de révolte.

Des milliers de Maires ont été anesthésiés par un discours abscons, assénant des promesses qui n’engageront, selon la formule célèbre, que celles et ceux qui les ont écoutées.

Martine Aubry, aujourd’hui, devant des centaines d’élus socialistes et républicains a aisément démonté cette supercherie, mais… avec le décalage horaire qui n’a pas permis d’estomper tous les « rêves » de la veille.

Les engagements gouvernementaux ne valent plus rien, ce n’est plus que du cirque, avec ces prestidigitateurs donnant l’illusion d’un pouvoir surnaturel. « Regardez le grand emprunt. Quel cinéma ! On nous annonce des sommes folles, contradictoires, et totalement irréalistes. On nous jure que le grand emprunt s’effectuera auprès des Françaises et des Français laminés par la crise, puis brutalement on fait machine arrière, en précisant qu’il sera effectué pour un montant finalement réduit, sur… les marchés financiers. Le discours de Versailles est enterré, les annonces oubliées. Le Président de la République s’assoit sur ses propres propositions, pour reprendre l’avis des socialistes. Effarant ! » explique Martine Aubry.

Nicolas Sarkozy, si courageux, si téméraire, si prompt à se vanter d’avoir réglé quasiment tous les conflits sur la planète, héroïque délivreur des otages en terrain ennemi. Lui qui aurait abattu, le 9 novembre 89, de ses mains, le mur de Berlin. Lui qui a sacrifié un déplacement à Versailles (enfin presque) pour affronter le confort climatisé du désert saoudien pour une visite semi-privée. Lui qui aurait sauvé (enfin c’est ce qu’il dit) les sidérurgistes, les marins-pêcheurs, les agriculteurs, les hôpitaux, les écoles, les banques, l’automobile. Lui, que plus de 11 000 maires attendaient, préfère en réunir 700,  triés sur le volet, dociles, polis, évangélisés, sous les ors de l’Elysée, afin de distribuer une dose de Temesta destinée  à l’opinion publique, car relayée, juste avant le week-end, encore une fois avec complaisance, par ces médias qu’il taille en pièces dès que les caméras complaisantes ont quitté le parquet des salons. Et le football effacera le reste des sifflets massifs qui ont reçu « Courage… Fillon! ». Les maires ? Quels maires ? La taxe professionnelle ? Les impôts locaux ? Rien à cirer! on ne siffle plus la France qui gagne, et ce ne sont pas des peigne-culs qui vont nous gâcher la fête!

« En fait, souligna Martine Aubry, les axes principaux des réformes en cours sont simples et se résument à deux positions. Changer les modes de scrutin locaux, pour récupérer par une loi inique ce qui ne peut plus se conquérir par les urnes, et notamment les régions. Obliger les élus locaux à assumer l’augmentation des impôts locaux, devant des populations qui se retourneront contre eux, puisqu’une campagne honteuse de dénigrement les aura jetés en pâture aux contribuables ». En fait, comme il ne peut pas atteindre les raisins de la démocratie locale qui lui échappent, il les présente comme trop onéreux, pourris et inutiles !

« A l’Elysée, vendredi, il lèvera le doigt vers le ciel pour stigmatiser les élus, et donnera des coups de menton pour affirmer son autoritarisme, et rien ne changera :  il réduira à néant un pan entier de la République ». Il ne reste plus en fait qu’un espoir : redonner, via une vaste opération militante de référendums locaux ou départementaux, la parole aux gens, à ces gens qui commencent de plus en plus à se pencher sur un sujet qui, pourtant, est enfoui sous des tonnes de procédures incompréhensibles.

En fait, les réformes en cours, pour paraphraser Coluche, ce sont des mesures qui, quand vous lisez les réponses, vous ne vous souvenez plus de la question qui les a motivées. Absurdes, démagos, illisibles, elles risquent d’être, selon la formule d’André Laignel qui a  ferraillé tout aujourd’hui contre Son Altesse Sérénissime, Christine Lagarde et son Grand Chambellan Eric Woerth, « une camomille mortifère » pour la démocratie. Au fait, référendum ? Référendum ? Ça ne vous rappelle rien ?

N’évaluons pas que les CM 2 !

besson-evaluationsIl faudrait véritablement une information objective pour juger de la validité de la profusion de réformes lancées par le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République. Elle manque cruellement pour que l’on puisse en admettre le bien-fondé. Depuis des années je réclame par exemple que chaque loi soit accompagnée d’une étude préalable d’impact sur la vie sociale qui mettrait en évidence non pas les modalités techniques de sa rédaction mais plus prosaïquement ses effets concrets. On la demande bien pour tous les projets locaux pouvant avoir des conséquences sur l’environnement ou l’économie.

Pourquoi ne permet-on pas ensuite aux parlementaires de constituer des commissions d’évaluation annuelle des lois ou textes votés par leurs soins. Il n’y a jamais de véritable bilan des effets de ce qui est toujours présenté comme une amélioration de la vie sociale alors qu’au mieux la loi n’a aucun impact ou un impact négatif jamais présenté aux gens. Une loi est forcément bonne surtout si elle accompagne des… annonces présidentielles. Lire la suite

L’éducation en question !

« ENJEUX DES REFORMES DARCOS,

L’EDUCATION EN DANGER« 

Martine FAURE, Députée de la Gironde

Françoise CARTRON, Sénatrice de la Gironde

Jean-Marie DARMIAN, Maire de Créon, Conseiller Général de la Gironde

et

GIRONDE CITOYENNE

VOUS INVITENT A EN PARLER

REUNION PUBLIQUE-DEBAT

LE 9 FEVRIER 2009 à 20H00 à Créon

Centre Culturel de Créon