DES CHINOISERIES DE PLUS EN PLUS PREOCCUPANTES

Les autorités chinoises ont suspendu les exportations de jouets « Aqua Dots », vendus sous le nom d’Aquaperl en France, en raison d’un problème de dangerosité pour les enfants, a annoncé l’agence officielle Chine nouvelle. Cette annonce survient alors que sept nouveaux enfants américains ont été hospitalisés après avoir ingéré une bille du jeu de fabrication chinoise, dégageant une substance toxique connue sous le nom de « drogue du viol », portant à neuf le nombre des enfants touchés aux Etats-Unis. Le jouet est enrobé du produit chimique 1,4-butanédiol, qui, une fois dans le corps, se transforme en une substance connue sous le nom de « drogue du viol » et qui peut entraîner des problèmes respiratoires, une confusion mentale, des pertes de conscience et même la mort. Le fabriquant australien du jeu, Moose Enterprises, a déclaré que le jeu était fabriqué à Shenzhen, dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, et a précisé qu’il était distribué dans 40 pays.

Près de 400.000 autres jouets fabriqués en Chine, en majorité des voitures miniatures, avaient été déjà rappelés la semaine dernière aux Etats-Unis. Il s’agissait de voitures miniatures et de robots dont la peinture contient un niveau trop élevé en plomb. Les rappels se sont multipliés aux Etats-Unis ces derniers mois, la plupart du temps concernant des jouets fabriqués en Chine et présentant une trop forte teneur en plomb, mais parfois aussi des jouets ayant des défauts de conception. Sous le feu des critiques à l’étranger, mais aussi en Chine, à cause de la mise sur le marché de produits dangereux, le gouvernement chinois a affirmé qu’il mettrait en place une série de mesures destinées à protéger la santé des consommateurs.

En tant que président de la commission d’appel d’offres du Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Gironde j’ai été confronté à ce problème. En effet un revendeur a remis une offre défiant toute concurrence pour la fourniture de dizaines de groupes électrogènes. Ces appareils soit-disant  » assemblés  » en France alors qu’ils étaient en fait entièrement fabriqués en Chine étaient bardés de faux certificats de conformité dont le fameux et ils étaient vendus à moitié prix.

A ses frais le SDIS 33 a fait étudier, par l’APAVE, les groupes pour découvrir qu’ils n’étaient absolument pas conformes aux règles en vigueur (fils aux couleurs inversées, capots tranchants, bouton de sécurité défaillant…) et qu’ils étaient inutilisables en l’état. Ces groupes électrogènes seront probablement recyclés dans des ventes promotionnelles au privé et orneront des catalogues distribués dans les boîtes aux lettres. Le soumissionnaire devra en effet tous les reprendre et en procurer des  » conformes  » à ses frais : coût estimé pour lui 200 000 euros !

En fait cet exemple comme les autres attestent des méfaits d’un système voulant qu’il faille absolument fabriquer à bas prix pour mettre à genoux les industriels européens heureusement obligés de démontrer la conformité de leurs fabrications. Les Chinois sont certes responsables de cette situation mais les importateurs avides de marges accrues le sont tout autant. Tant que l’on continuera à importer massivement des produits sans contrôle réel (suppression massive des fonctionnaires ayant en charge ces garanties) on doit s’attendre à découvrir que nos vies sont en permanence menacée par le profit. Et les Chinois le savent bien!

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