C'était malheureusement dans le journal…

Au nom du devoir d’informer, la presse semble aujourd’hui s’imposer de tout écrire et de tout publier, même le pire.  J’ai connu une époque où, comme journaliste, mes amis prenaient le temps de rechercher une information, la fouiller, la vérifier, interroger tous les acteurs directs et indirects de celle-ci, et enfin rédiger « un papier ». Ils devaient probablement appartenir à une autre génération, à moins qu’il n’aient pas eu la même formation que ceux qui font du scoop avec une tête d’épingle.
Ainsi donc en deux jours, le journal Sud-Ouest a cru bon de publier sur mon compte plusieurs informations partielles ou simplement mensongères. Manque de sujets de fond à traiter, dans un contexte pourtant porteur de nombreux problèmes plus graves ? Goût immodéré du sensationnalisme, pour redresser des courbes de ventes  désastreuses? Volonté de relayer la mise à l’index des élus de la République, dont la mode veut qu’ils coûtent trop cher et qu’ils soient des « pourris »? Désir de semer le trouble sur  certaines réputations trop lisses ? Participation à des manipulations souterraines sous couvert d’information ? Volonté de se payer une personne qui dérange par ses blogs et ses propos ?
Voilà autant de questions que je peux me poser, que quelques lecteurs, des plus rares, de Sud-Ouest pourront se poser. Mais les receveurs de rumeurs prendront plus certainement pour argent comptant ce qu’ils auront lu ou entendu puisque « c’était écrit dans le journal » !… Comme dit la vox populi, « pas de fumée sans feu », « tous pourris »; « lui aussi ne vaut pas mieux que les autres ». Écrivez donc ce que bon vous semblera, puisqu’il en restera toujours une trace, et que les réputations se font et se défont si simplement en écrivant, par exemple, 37 mots avec 3 fausses informations,  et en publiant un démenti sans présenter la moindre excuse pour le mal causé !
Je ne ferai l’affront à personne de parler de conscience professionnelle, d’intégrité journalistique,ni même d’intégrité tout court, puisque dès lors que l’on est un élu ou aspirant à le devenir, on est un homme ou une femme à abattre, tôt ou tard, selon les désirs des princes, de leurs affidés, de leurs cours et de leurs serviteurs. Ce n’est plus de mode car « l’indépendance », les « abus des élus », la « liberté d’expression », le « droit de dire n’importe quoi » en totale impunité permettent de garder bonne conscience en toutes circonstances.
Sud-Ouest a donc annoncé, dans son édition de mercredi 22 avril 2009, que je me trouvais en « voyage d’étude » en « Roumanie » dans le cadre de ma mission de « Président Délégué du Comité Départemental du Tourisme de la Gironde « (1) pour « 12 jours ».  J’étais effectivement en Europe de l’Est, mais pas en Roumanie. Évidemment, je n’y étais pas pour un« voyage d’étude » d’aucune sorte, et nullement payé par de quelconques subsides publics ! C’était un voyage privé, en compagnie de mon épouse (et d’amis dont une très grande majorité n’avaient aucune fonction… élective). Comme à mon habitude, j’ai financé ce voyage sur mes deniers personnels !
Sud-Ouest pourra annoncer également que je repars bientôt pour quelques jours en Italie. Je préciserai simplement à mes amis et aux citoyens qui me font confiance que ce sera en famille, et toujours sur mes deniers personnels ! Évidemment je ne proposerai à personne de consulter les factures car cela serait pris pour de la provocation, mais je me tiens à la disposition de tout requérant pour l’examen de ma trésorerie…
Sud-Ouest a encore publié dans son édition du 23 avril 2009 un article insidieux faisant un lien direct entre ma campagne électorale des élections cantonales 2008 et les soucis rencontrés par la salariée d’une association sur laquelle je n’exerce et n’ai jamais exercé aucune autorité directe ou indirecte, avec laquelle je n’ai aucun lien direct ou indirect, et dont la gestion ne me concerne en rien. Évidemment, ces mots ne serviront encore à rien puisque « c’était écrit dans le journal » ! Là encore, on est dans le sous-entendu fielleux et l’approximation absolue.
A mes amis et aux citoyens, je préciserai simplement que mes comptes de campagne pour les élections cantonales de 2008 ont été vérifiés et approuvés par la Commission Nationale des Comptes de Campagne, parmi les premiers de France et du Département, le 18 juillet dernier, et qu’ils ont été vérifiés avant leur envoi par un expert comptable agréé. Aucun doute ni recours n’ont été  relevés et évidemment, je me tiens à la disposition de tout requérant… Ce n’est qu’un détail, par rapport à une facture de 152 euros sur le budget d’une association de 680 000 euros, avec à la clé la seule volonté de procurer quelques subsides supplémentaires à des personnes ne gagnant plus le minimum vital. Inutile d’afficher cette position, car elle n’est pas crédible, et l’enfer médiatique ne prend pas en compte les pavés des bonnes intentions, puisqu’il n’est fait que d’informations de caniveaux.
Qui se pose la question de comprendre pourquoi j’aurais pris ce risque absurde si la « dénonciatrice » avait eu la convenance de me prévenir ? Qui véritablement a été informé que la facture a été émise et son montant acquitté et encaissé, ce qui ne lèse absolument pas l’association en cause, puisqu’elle aura bénéficié de cette somme ?  Qui pourrait imaginer que l’on ait pu me demander un emploi contre le silence (deux témoins peuvent en attester) ? Qui a divulgué des documents internes à une association, alors qu’aucun document contradictoire(jugement de la CNDCC. facture. Photocopie du chèque) ne m’a été demandé ? Surtout pas un journaliste bien « informé », par une seule personne, assistée de son avocat (au cas où !). J’ai reçu hier une bonne dizaine de messages écrits et oraux de soutien de journalistes de… Sud Ouest, et d’autres médias girondins, déconcertés ou même outrés par cette conjonction d’articles pour le moins discutables. C’est rassurant, et même émouvant lorsque l’ on connaît la solidarité dans ce milieu! Bien entendu tous s’exprimaient en… off pour ne pas être soupçonnés de complicité avec l’ennemi!
A tous ceux qui me connaissent ou non, je dirai simplement que je serais ravi que « des investigations en profondeur », journalistiques ou autres,  soient faites sur tout ou partie de mes activités, actuelles ou passées, mais que je crains fort que cela n’intéresse pas grand monde…  Il est vrai que je suis moins serein qu’Alain Juppé, dont les états d’âme passionnent certainement des milliers de lectrices et de lecteurs , que je suis encore un admirateur inconditionnel du temps des cerises, celui de la commune, pas celui qui a bénéficié d’une insolente promotion journalistique quotidienne. Je compte faire une conférence de presse chaque fois que je serai serein… Je suis certain que Sud Ouest enverra un journaliste pour m’entendre.
Il  pourra trouver par contre, dès qu’il le voudra, les traces de tous les voyages que j’ai financés sur mon argent personnel, de mon téléphone que je paye en intégralité, de mes repas que j’assume, de mes sorties que je refuse d’acquitter avec des invitations, des aides financières que je donne aux gens qui en ont besoin. Mais cela, c’est inutile, puisque ça ne contribue pas à l’idée des « élus pourris » ! On pourrait y trouver trace  de mon assiduité dans mes fonctions, 7 jours sur 7 et 350 jours par an. Bref, rien qui intéresse vraiment la presse et la « vox populi », car un élu besogneux, non dispendieux sur ses frais personnels et très regardant sur ses responsabilités personnelles, cela n’intéresse pas grand monde dans les rédactions, et cela ne fait pas vendre du papier…
A certaines plumes ou cerveaux journalistiques, je ne dirai rien, puisqu’ils écriront ce qu’ils voudront « dans le journal »… je leur signale, mais c’est un pur hasard, que cet après-midi Martine Faure, député socialiste que j’accompagne, a appris qu’elle bénéficiait d’un contrôle de la Cour régionale des Comptes sur sa gestion 2003-2007 de la Communauté de communes d’Auros. Un pur hasard… Evidemment !

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16 réponses à C'était malheureusement dans le journal…

  1. E.M. dit :

    Excellente mise au point. Mais comme tu l’écris, le mal est déjà fait ! Et on dirait que ça continue si j’en crois ton dernier paragraphe…

  2. Au fait … tu leur as dit que pour le voyage en Italie nous allions tout prés du lac Majeur à proximité de la frontière suisse … On sait jamais ils pourraient dire que nous utilisons la famille pour aller cacher quelques subsides dans les coffres-forts helvétiques … 🙂 Tourne la page il y en aura malheureusement d’autres c’est le risque.

  3. CS dit :

    Heureusement aujourd’hui, le net, malgré ses travers, permet aussi d’avoir une tribune de libre expression pour le rétablissement de la vérité.

    Mais le plus extraordinaire, en effet, est encore de constater à quel point un article de presse peut faire foi de loi aux yeux de certains lecteurs.

    Alors que… j’ai bien souvent moi-même constaté certains travestissements qui me faisaient douter d’avoir assister aux mêmes évènements…

  4. Annick Bourbon dit :

    Laisse tomber, c’est minable… La vie reconnaitra les siens

  5. Christian Baqué dit :

    Bonjour
    Au-delà de nos divergences (ou différences) politiques, tu as mon soutien personnel. Surtout si tu fais référence à la Commune et au temps des cerises.
    La « médiatisation » n’est pas nécessairement la meilleure des choses…
    Amicalement
    Ch

  6. Christian Coulais dit :

    Je ne vous connais pas assez mais j’ose la plaisanterie qui me vient à l’esprit de votre excellente mise au point. « Ah ce conseiller général toujours parti par mont et par vaux et à l’étranger en plus ! C’est vrai, je l’ai lu sur son site ! » Encore un gros titre à prévoir pour un journal régional !

  7. trupin dit :

    Dans le monde politique qui est le nôtre, tu le sais bien beaucoup de choses sont utilisées pour nuire. Par mon expérience j’ai acquis la quasi certitude que « les méchancetés » se retournent très souvent contre leurs auteurs et profitent toujours à la personne injustement attaquée.
    L’inspiratrice de ces articles était en conflit avec l’association avant l’événement qu’elle fait relater. Elle s’en sert comme bouclier pour retarder ou négocier un licenciement. . Voilà l A défaut de réussir, elle essaie de salir les autres. Triste méthode !
    D’un événement mineur de 152 euros destiné aussi à arrondir le pécule de deux employées vivant avec 700 euros par mois, elle veut créer l’affaire Dreyfus du 21 ième siècle. !!
    N’aies aucune crainte Jean Marie ,les électeurs ont déjà tranché à Créon et aux Cantonales, ils trancheront éventuellement ailleurs de la même façon.
    Guy TRUPIN Maire de Camblanes et Meynac
    Conseiller Général Honoraire.

  8. casuffit33 dit :

    et oui evident mon commentaire a vite disparu vive le socialisme vive la democratie et la liberté d’expression

    • Commentaire posté par çasuffit 33

      Yen a marre arretez de raconter des sornettes (Trupin) la directrice a accepté la negociation entre les deux parties.elle attend plus qu’une lettre de sa présidente mais vous etes tellement bon et honorable grand de ce monde que vous essayez de la faire craquer mentalement.
      Quand on est homme politique on se doit d’etre irreprochable pour quelques tract vous auriez pu trouver dans votre cour quelques bouffons pour vous servir a moins que les cellules socialiste se vident de leurs adherents voyant les magouilles de leurs representants pour finir soyez vrai messieurs….

      Monsieur ou Madame ou Mademoiselle,

      J’assume totalement la suppression de votre commentaire ci-dessus car je ne souhaite pas voir une fois encore ma responsabilité mise en cause dans le maintien de textes diffamatoires sur un blog dont j’ai la responsabilité légale. Votre commentaire n’en n’était pas un. La liberté de commenter n’est pas celle de diffamer anonymement ou d’attaquer des personnes. Vous remarquerez que sur la chronique mise en ligne je ne cite aucun nom, aucune fonction, aucun extrait d’articles concernant cette bine triste affaire contrairement à ce que Sud Ouest a fait lors de ses publications.
      Il me serait en effet loisible de divulguer l’auteure de l’indiscrétion totalement fausse ou de conter par le menu la manière dont s’est déroulée la mise en place de la seconde opération. Alors manifestez votre réprobation ou votre approbation mais sans attaquer des personnes car c’est justement ce qui provoque ma colère. Je pose des principes dans cette chronique et j’admets volontiers que vous n’ayez pas été d’accord avec ceux que j’énonce. Commentez donc ces principes et vous verrez que je supporte volontiers le débat. Par ailleurs je vous précise que après la chronique de hier j’ai maintenu les commentaires d’un membre de la famille de la personne ayant mis en cause mon honnêteté mais uniquement parce qu’elle restait sur des principes… contrairement à vous.
      Si vous souhaitez des réponses plus précices, l’envoi de preuves ou de documents (non volés ou dissimulés) donnez moi votre mail et votre adresse et je ne manquerai pas de vous les transmettre. Je vous propose rien que pour vous et pour vous rassurer :

      la facture de mon voyage en Hongrie et en Tchéquie
      La facture de REV pour la fameuse prestation horaire sollicité et réalisée
      La photocopie du chèque ayant réglé la dite prestation payée deux fois plus cher que le prix du marché
      Le jugement du tribunal sur mes comptes de campagne incluant cette prestation
      et je vous ajouterai en prime une lettre de demande d’emploi… très intéressante à lire ainsi que le témoignage écrit d’une personne digne de foi ayant parfaitement « compris le message » avant sa diffusion dans la presse!
      Ce ne sont pas des « commentaires » mais des « faits » concrets !
      En ce qui me concerne je n’ai rien à me reprocher ni à cacher… N’hésitez surtout pas à me réclamer ces documents que les journalistes ne m’ont absolument pas demandés car ils ne les intéressaient probablement pas … Contrairement à d’autres ! Ce ne sont pas des tracts mais des preuves. Alors si « ça vous suffit 33 » ça me va bien aussi !

      Jean Marie Darmian
      Rédacteur et modérateur de ce blog

  9. E.M. dit :

    @ casuffit33
    Non, ici, nous ne sommes pas à SO, la démocratie et la liberté d’expression respirent !
    Je suis certain que si vous êtes prêt à assumer votre commentaire, c’est à dire à mettre votre vrai nom, votre « remarque » sera de nouveau publiée…
    Oui, il est un peu trop facile d’affirmer tout et n’importe quoi sous le couvert de l’anonymat !

  10. Christophe Bedou dit :

    Il faut sauver le soldat Jean Marie et éviter à Sud Ouest de s’appeler Gringoire!

    Etant en vacances, je ne lis pas Sud Ouest tous les jours comme à mon habitude. Par contre je prends le temps de regarder un ou deux films que j’ai enregistrés et que je n’ai pas eu le temps de voir.
    Je consulte aussi mes mèls.
    Or que se passe-t-il le 24 avril pour moi? Je regarde l’affaire Salengro (téléfilm d’Yves Boisset) et quelques heures plus tard je suis informé dans ma boîte aux lettres de l’article N’Y VOYEZ SURTOUT PAS LE MAL ! que Jean Marie Darmian a publié sur son blog.

    Et là je deviens très inquiet. Car dans le téléfilm c’est UNE journaliste du journal Gringoire qui s’acharne avec malhonnêteté sur Salengro. Etrange similitude.
    Je me dis aussi que la manière dont Jean Marie essaie, avec le talent et la rigueur qu’on lui connaît, de justifier ce qui ne devrait pas l’être ça me rappelle trop le Salengro qui essaie de démontrer la vérité. Les intentions sont larvées: faire un coup, faire un sale coup, titiller quelqu’un qui en fait trop pour les autres pour être honnête, c’est louche…,
    On ne saura vraiment jamais si cet (ces) article est télécommandé, ou si cette journaliste a vu là l’occasion de booster sa carrière pour devenir rédactrice en chef d’un de ces journaux qui ne vivent pas la crise de la presse écrite. Vous savez, cette presse que personne ne lit, sauf chez le coiffeur mais qui pourtant voit ses chiffres de vente augmenter, et des titres se créer et prospérer (Voici, Entrevue, Choc, Closer, public, vsd..).

    Mais je suis sûr d’une chose, la vocation de cette journaliste n’a pas dû naître dans la classe de Jean Marie Darmian quand il était encore instituteur.
    Car déjà à cette époque, il expliquait à ses élèves apprentis journalistes de cours moyen, qu’il fallait toujours vérifier ses sources et interroger les gens concernés directement par le sujet traité.

    Evidemment ce cher Jean Marie Darmian, n’a pas dû se faire que des amis dans le milieu de la presse écrite qu’il a assidument fréquenté et servi (par son travail pour ce journal, mais aussi par tout son travail de formateur effectué pour développer la lecture et la connaissance du même journal en particulier et de la presse écrite en général dans les classes de Gironde).
    Il n’a pas dû se faire que des amis dans le milieu politique.
    Car quelqu’un qui travaille beaucoup, qui se donne sans compter son temps, qui n’attend rien d’autre que la reconnaissance du travail bien fait ça dérange énormément par les temps qui courent. Aujourd’hui si on travaille plus, c’est forcément pour gagner beaucoup d’argent, non? Donc forcément Jean Marie Darmian doit bien être comme les autres et profiter de sa situation pour s’en mettre un peu de côté. On peut donc tout imaginer….Et lancer si facilement de fausses informations.
    Tu dors combien d’heures par nuit Jean Marie? Tu mets combien de temps pour écrire chaque jour un de tes articles de ton blog?
    Mais oui, Jean Marie, tu débloques et tu déblogues…
    Tu dois sûrement avoir un caractère pas facile, et provoquer certainement des rancœurs ici ou là.
    Déjà, tout simplement, comment se fait-il qu’une personne non rémunérée par Sud Ouest, très occupée par ailleurs, soit capable quasiment chaque jour (nuit), sauf quand il part (rarement) en vacances, de « pondre » un article au contenu, au style (à la longueur!) à faire rougir de dépit n’importe quel journaliste professionnel….
    A moins que tu aies refusé de faire paraître tes chroniques dans le Sud Ouest….Mais je sûr qu’ils n’ont même pas pensé à te le proposer…même gratuitement…
    C’est qui ce bonhomme à la force de travail incroyable, aux talents variés qui en plus a toujours cherché à avoir un parcours intègre?
    La seule chose qu’on puisse lui reprocher, je pense, c’est de trop travailler, de trop s’occuper des autres, de se faire trop de soucis pour ce qui se passe autour de lui….

    Par contre, je pense qu’il ne faut pas passer du « tous pourri en parlant des politiques » à « journal de M. »
    Non Eric, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
    Déjà en 81 lors de mon oral d’entrée à l’école normale, j’avais défendu le fait que c’était très illusoire et méprisant de dire que Sud Ouest était un journal de très bas niveau. C’était ce que le jury de l’époque cherchait à me faire dire, en voulant que je leur dise que mettre des articles du niveau de ceux du Monde dans notre quotidien régional, aurait rendu les gens plus « intelligents » du monde qui les entourent…Et je leur disais qu’au contraire le Sud Ouest maintenait certaines personnes vers une (petite) ouverture sur le monde qui les entoure qu’ils ne choisiraient pas d’avoir par ailleurs… Au détour de l’utilité du journal pour lire la nécro, les résultats du club local, le compte rendu du repas du troisième âge, et …éplucher les patates ; ils pouvaient au détour d’une page lire un billet de Jean Claude Guillebaud et d’autres choses très intéressantes et parfois de haute tenue…Mais seuls les gens qui osent ouvrir le Sud Ouest sans honte peuvent y trouver ces trésors et hélas de plus en plus ces articles d’un nouveau genre qui font vendre.
    Moi je ne pense toujours pas que la solution passe par une dénonciation du journal dans son ensemble.
    Jean Marie le sait….
    Sa fille aussi…
    Il y a toujours eu à Sud Ouest d’excellents journalistes, chroniqueurs dans des rubriques et domaines différents. Et sûrement des moins bons…
    Et si les gens ne lisent plus Sud Ouest, ce n’est pas pour autant lire Libé, l’huma, le Monde….Mais pour lire les gratuits, ou la presse people dont je parlais plus haut…
    Et ce n’est pas nouveau. Jean Marie le sait bien, lui l’expert de la presse papier. Lorsque les DNA (dernière nouvelles d’Alsace) avaient lancé leur quotidien pour les jeunes, ils se sont rendus compte qu’une partie de leur lectorat (surtout des personnes âgées) les avaient laissé tomber pour choisir ce quotidien pour enfants (très bien fait) car ils trouvaient les articles plus simples, plus courts et donc plus faciles à lire.
    Moi qui aime bien lire la PQR (presse quotidienne régionale) des autres régions quand je voyage (http://www.presseregionale.fr/#), je ne suis pas loin de penser que notre journal est le moins mauvais (je suis chauvin!).

    Je pense surtout comme le dit Marie Christine Darmian que  » Les journalistes ne sont pas tous à mettre dans le même panier, il y a comme partout les bons et les autres. »

    C’est comme si je disais, ce lycée professionnel lambda, il ne faut pas y mettre son enfant car les résultats sont moins bons que celui de la ville d’à côté ou parce que le prof « Tartempion » est alcoolique. Merci pour les profs qui se battent au quotidien pour faire leur boulot correctement et les élèves qui y réussissent…

    Je pense que Marie Christine résume bien la situation actuelle de notre journal
    « Les faits sont sacrés et les commentaires sont libres ! Pour être sacrés les faits doivent être vérifiés. Dans la rédaction de mon quotidien régional préféré il y a encore des journalistes qui connaissent la portée de cette devise mais la question n’est elle pas de savoir si il leur reste les moyens de l’appliquer au quotidien ? Manier la plume du bruit qui court peut conduire dans des dérives qui n’ont plus rien à voir avec l’information ! »
    Et la citation de Guillebaud que reprend Jean Marie dans son en tête de blog, c’est elle qui nous donne l’explication de ce qui se passe aujourd’hui et qui touche de plein fouet Jean Marie Darmian (et Martine Faure)
    Non seulement on nous intoxique de manière indolore, mais on essaie de faire taire ceux qui veulent nous réveiller de cette torpeur.

    Alors moi, je veux bien participer à tous les mouvements, pétitions, qui dénonceront ces dérives au travers de ces faits qui cherchent à nuire à Jean Marie, Martine… Et qui dégradent plus encore l’image du journal quotidien Sud Ouest.

    Surtout, soyons unis et solidaires autour d’eux car la calomnie a toujours par le passé touché le plus violemment et anéanti ceux qui la méritaient le moins.

  11. Ouvrard Claude dit :

    Une visite sur votre blog retour de vacances m’apprend les attaques dont vous êtes victime. Les commentaires que je viens de lire disent mieux que je ne pourais le faire ce que je pense de cette vilenie, en particulier celui de Christophe Bedou. Je n’y ajouterai que ces mots: bien faire et laisser braire,il y a des ânes dans toutes les professions et certaines pages de leur production ne méritent que d’être retrouvées là où j’ai connu Sud-Ouest il y a plus de 60 ans, découpées en rectangles accrochés par une esse à jambon dans les cabinets au fond du jardin! Profitez en famille de votre retour aux sources en Italie auprès de vos racines, la lutte est dans vos gènes et en toute sérénité continuez-la!

  12. PIETRI Annie dit :

    Il n’y a rien à ajouter à ce qu’a écrit Christophe Bedou. Tout y est dit et merveilleusement dit. Et nous qui le connaissons bien, nous savons à quel point cet hommage a du toucher au fond du coeur notre ami. Jean Marie sait déjà tout ce que je pense de cette campagne ignoble, et ce que je ressens.
    Alors, moi aussi, je suis prête à participer à tous les mouvements, pétitions ou autres, de nature à dénoncer ces calomnies inacceptables.
    Merci à vous d’avoir écrit ce texte !

  13. Alain Eyquem dit :

    En prenant connaissance aujourd’hui des attaques insidieuses dont tu es victime je voulais m’associer à tous ceux qui souhaitent t’apporter un soutien pour que l’image de l’élu de terrain que tu représentes, avec l’intégrité qui te caractérise lorsqu’on te connait, continue cette idée de faire de la politique autrement… Merci aussi à Christophe Bedou d’avoir su mettre des mots intelligents pour traduire l’émotion qui nous anime…Comment t’aider mieux?
    Amicalement

  14. ca suffit 33 dit :

    Monsieur Darmian vous m’accordez trop d’honneurs.Mais vos comptes de campagne ou personnel ne m’intéresses pas pas plus que vos preuves.Je vous parle pas d’argent mais de ressentis, de sentiments et point besoin d’en référer a l’histoire pour cela…le fait comme vous dites il existe: des personnes employées en contrat d’insertion(subventionné par le CG,DONC, oui la je parle argent car il s’agit de celui du contribuable)sont débauchés pour distribuer des tracts a des fins politiques et personnelles.Je suis en droit de me demander ou sont la logique,la déontologie,l’éthique politique et personnelle….l’erreur est humaine et j’ose croire que vos directeurs de campagnes ont commis une maladresse….je vous pense de bonne foi et de bon sens. Aussi Monsieur Darmian s’il vous plait ne faites pas preuve comme certain de vos condisciples de mauvaise charité ou de mauvaise pitié(« 152 euros destiné aussi a arrondir le pécules… »)Quelle honte Quel mépris..et la oui je pense a l’histoire et me dis que le temps des seigneurs,suzerains,vassaux et du bas peuple n’est pas révolu…Alors si,humainement, vous etes conscient de votre maladresse ou erreur alors ça me suffit amplement et me va tres bien aussi…cordialement….

  15. Christophe Bedou dit :

    J’ai retrouvé le journal du 22 avril.

    INDISCRETION
    Au journal Sud Ouest certains journalistes n’hésitent plus à « balancer » des potins sans les vérifier quitte à publier un rectificatif le lendemain en cas de réaction de l’intéressé mis en cause sans forcément s’excuser auprès de lui.

    Bref au-delà de cette rubrique INDISCRETION pour le moins racoleuse par son titre, dans sud ouest du mercredi 22 avril, on pouvait constater que le journal avait choisi ce jour là de faire sa une sur un faits divers (Un bébé a failli être enlevé).

    Mais on pouvait aussi y trouver des choses plus ou moins intéressantes ou utiles:

    -Un dossier sur la vaccination en France avec des points de vue différents et un calendrier récapitulatif.
    -Un éditorial « Bande, bandas, et bande à part » où on peut y lire « …on peut un instant s’interroger sr les solutions préconisées…. » Et ironie de l’histoire quand on sait ce qu’ils ont fait à JM Darmian dans ce même numéro : « Seul problème, les mots ne font pas bande à part. Ils ne sont pas neutres. Il peut y avoir des charges explosives dans une langue pour qui « jeunes », selon la façon dont on le prononce, signifie dangereux, et « bande » uniquement criminalité.
    -Un interview qui laisse la part belle à la critique sur le désengagement de l’état envers les musiques actuelles
    -Un reportage sur l’Afrique du Sud à l’occasion des élections générales
    -Un compte rendu non consensuel sur la « Rafle à Calais » (c’est le titre)
    -Un reportage sur Omar Bongo qui cherche à se soustraire au paiement de sommes réclamées par la justice française.
    -Une réflexion sur l’interdiction de l’expo « Ours body, à corps ouverts » avec interrogation du CAPC
    -Un article sur la mise en place du RSA pzr la CAF et la difficulté pour les pesonnels de la CAF (interview de la déléguée CGT qui dénonce les conditions de travail)
    -Un article sur un squat bordelais très organisé et une présentation de trois associations chargées d’accompagner les SDF
    -Un compte rendu de la tension sociale chez Continental et Caterpillar et un reportage sur deux pages sur l’écoeurement « des Molex »
    -Un interview de Pierre Camou (président de la FFR) invité par la rédaction (ça c’est mon côté amateur de rugby)

    Bref cette petite énumération pour montrer que dans Sud Ouest il y a parfois de quoi lire, que ça reste bien sûr un journal généraliste et de proximité, mais que en venant y chercher le compte rendu de la fête locale du village, l’interview du président de la FFR, l’article sur le bébé qui a failli être enlevé on se rappelle qu’il faut se faire vacciner, qu’il y a des salariés en difficulté qui peuvent se retrouver ensuite SDF, puis bénéficier du RSA, etc…
    Et hélas on y trouve ces quelques mots ambigus au possible qui ont provoqué toutes ces réactions dont celle là
    On se rend compte aussi qu’il existe aussi beaucoup de gens de droite qui pensent que Sud Ouest est trop à gauche.
    Donc je ré-affirme que Suf Ouest peut être un journal qui donne des informations, et même à réfléchir, à s’ouvrir à des gens qui n’uraient pas forcément lire ailleurs, que parfois c’est de bonne tenue, mais que de plus en plus il peut privilégier l’approximation, le « off » , le ragot pour attirer une nouvelle catégorie de lecteurs…
    Et puis aussi pour la petite histoire, c’est en lisant les pages locales de Sud Ouest qu’on découvre que notre blogueur préféré a manié le lancer de cruche à Sadirac, que la cruche n’est pas une journaliste de Sud Ouest comme on voudrait le croire, mais que c’est une cruche en bois pour les besoins de la compétition internationale. Et que cette manifestation originale et nouvelle est née à Sadirac pour permettre d’attirer le regard du monde entier (si, si!) sur l’histoire patrimoniale et économique de cette charmante bourgade.
    Voilà une manière de « racoler » qui est intelligente car elle prend un détour pour nous apprendre quelque chose de manière ludique.
    PS: Un petit coucou à Alain Eyquem, encore un « aîné » avec qui j’ai eu plaisir à travailler et apprendre….

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