Comment croire que ça va changer?

Est-véritablement de la sagesse?

Faut-il considérer que la dernière campagne des régionales est terminée ? En effet, quoi qu’il advienne dimanche soir, les électrices et les électeurs n’auront plus à élire des conseillers ou des conseillères régionaux, puisque c’est ce qu’a décidé le futur grand vainqueur de ce scrutin. Chirac, en voulant dissoudre l’Assemblée nationale, avait dissous sa propre majorité. Là, c’est au moins aussi efficace : en voulant faire disparaître, par calcul politicien, et surtout pas par souci d’économie, les élus régionaux et départementaux, il a réussi l’exploit de leur donner une légitimité accrue. Il va bien falloir que tous les élus s’intéressent enfin à la réforme des collectivités territoriales, qui va détruire ce en quoi les électrices et les électeurs, même insuffisamment, ont eu confiance !
Cette semaine aura été d’une tristesse absolue, une véritable parodie de démocratie à tous les étages. Tout ce qu’il peut y avoir de plus caricatural dans le fonctionnement de ce qu’il subsiste de République aura été donné en pâture à celles et ceux qui ne croient plus aux Guignols de la politique.
D’abord, il y a eu dimanche soir une sorte de « diner de cons » sur les plateaux de télévision. Je suis certain que Francis Weber, avec un zeste de patience, pourra en tirer une nouvelle pièce à succès. Les uns après les autres, avec un mépris absolu des réalités, les rares téléspectateurs pouvant encore être passionnés par ces clowneries en tous genres ont dû abandonner leurs dernières illusions. Pitoyable! Des slogans ressassés par des Ministres candidats expliquant que, dans le fond, après la première mi-temps « il y aurait vote sanction s’il y avait eu mobilisation beaucoup plus importante ». Combien de fois a-t-on entendu, sur n’importe quelle chaîne, cette analyse montée par un spécialiste élyséen du « noyage » de poisson. Indécent. Caricatural. Dangereux.
La France ne s’est jamais remise de la soirée électorale du référendum sur le projet de traité constitutionnel européen… L’électeur a inconsciemment compris que, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, quelle que soit sa mobilisation, il ne serait pas entendu. Rien n’a changé. Rien n’a bougé. Mieux, le conglomérat pseudo-européen du profit a contourné le vote négatif pour finir par le transformer en vote positif. Le psaume UMP de dimanche soir a confirmé que Nicolas Sarkozy ferait un remaniement gouvernemental bling-bling, annoncerait une pause dans la démolition, mais… continuerait une politique en décalage complet avec les réalités vécues.
Les banlieues sont au bord de la rupture sociale. Ce matin même, pour la première fois dans l’histoire d’une petite ville comme Créon, une expulsion a eu lieu. Ce ne sera plus la dernière fois. La banque alimentaire explose. Les jeunes commencent à passer leurs journées, sous un maigre soleil, à attendre du boulot qui ne viendra jamais. Des dizaines de demandes d’emplois parviennent en Mairie. Les occupations d’écoles arrivent avec les suppressions de postes d’enseignants. Dans les collèges, on découvre que les langues vivantes promises sont supprimées. Se faire soigner à l’hôpital demande une opiniâtreté particulière. La liste réelle des demandeurs d’emploi s’allonge (+ 12 % sur Créon). Les entreprises attendent que les budgets soient votés, alors que les élus qui les ont en charge attendent toujours des prévisions fiables de l’État. Le 23 mars, tout le personnel communal créonnais sera en grève, et les écoles fermées avec un taux de grévistes de 100 %. Et Xavier Bertrand se contente, tous les jours, sur les ondes, sur les écrans, sur les pages des quotidiens, comme un disque rayé, de chanter une rengaine dépassée, au nom d’une UMP ne représentant véritablement qu’une caste fossilisée. Il y eut ensuite le pire : les sorties présidentielles, pour tenter de remettre sur le devant de la scène l’insécurité. Pas l’insécurité sociale galopante et préoccupante, mais celle qui exploite le pire réflexe : la peur irrationnelle. Après la déconfiture du premier tour, il voulait réussir à relancer l’UMP avec le secours des médias, et faire passer un scrutin où elle conserverait une région métropolitaine sur vingt-deux pour une victoire. « Ils ne prendront pas l’Alsace ! » même si on doit laisser la Lorraine, c’ est devenu l’objectif d’un gouvernement aux abois. A Dammarie-les-Lys, où un policier français a été tué par un homme soupçonné d’être un membre de l’ETA, rencontre avec la famille, visite au commissariat où travaillait le policier assassiné, allocution remplie d’émotion du chef de l’État, annonce qu’il prononcera lui-même l’éloge funèbre du défunt, mardi prochain, aux côtés du chef du gouvernement espagnol.
Il s’est ensuite mué en chef de l’UMP, énumérant la liste des gendarmes tués ou blessés ces dernières semaines. Il a alors pratiqué l’amalgame entre le terrorisme et les incivilités : si l’on accepte les insultes faites à un fonctionnaire, on se prépare à accepter qu’il soit « frappé », puis « blessé », et enfin « assassiné ». Il tente de rééditer sa recette sur la sécurité, en dépit de son incapacité à endiguer la hausse des atteintes aux personnes, et en dépit de la réduction des effectifs de policiers. L’ex-ministre de l’intérieur exige alors que des poursuites soient engagées « à la moindre insulte, au moindre manque de respect » envers les policiers et les gendarmes… « Mort aux vaches » vaudrait donc à Brassens un motif de sanction. Alors, que dire de « Casse toi pauv’con ! », si par malheur ces mots étaient prononcés en présence d’un Officier de Police judiciaire ?
Enfin, il y a eu le reste. Tout le reste. Des tonnes d’annonces destinées à occuper le terrain médiatique. Pour résoudre des problèmes de comportement d’une fraction ignoble des publics du football, Brice Hortefeux dissout… le public ! Lagarde s’en prend bêtement aux Allemands, qui regardent d’un œil narquois leur bête noire se planter sur toutes les mesures prises, après s’être prise pour la madone de l’économie mondiale. Darcos, après une veste, va être obligé de prendre… sa retraite, et il est certain qu’il aura le temps de venir siéger, aux frais du contribuable, au Conseil régional, avec ce qui l’attend. Alliot-Marie, abasourdie par les annonces de son ennemi intime, Nicolas Sarkozy, sur les peines forfaitaires, se prépare à affronter une tempête avec sa loi sur le juge d’instruction. Kouchner sait que ses jours sont comptés, et se planque. Fillon manque un virage à l’extrême-droite, en tuant virtuellement un policier mal en point. Rama Yade tacle le Paris Saint Germain… Tout va à hue et à dia, mais tout le monde est d’accord : on va gagner dimanche, car on perdra moins que prévu ! La phrase toute faite de dimanche soir est prête. Il suffit de l’apprendre par coeur. Un vrai boulot de Ministre, avant le « jeu de la Mort » gouvernemental.

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24 réponses à Comment croire que ça va changer?

  1. Marie dit :

    « ..ce qu’il subsiste de la République »
    On est en plein Apocalypse !

    Les affreux méchants de droite sont encore de sortie…

    Quant aux futurs grévistes de l’Education Nationale, j’attends de voir.. Depuis que j’ai des enfants à l’école, à chaque fois qu’il y a une grève annoncée, quelques enseignants font du bourrage de crâne à leurs élèves en leur conseillant de rester à la maison prétextant que tous les profs ferront grève.

    Ce n’est jamais le cas !
    Mes enfants vont à chaque fois en cours et constatent qu’une bonne moitié de leurs professeurs est présente.

    Ce n’est peut-être pas le cas à Créon. Mais si les effectifs d’élèves prévus à la rentrée 2010 baissent, il est normal que le nombre de classes et d’enseignants baisse aussi.

    J’ai pu constater dans ma commune que le cas-par-cas est ensuite étudié avec sérieux, et les classes et enseignants sont maintenus si besoin est.

  2. sylvie dit :

    bonjour,

    je suis ravie de lire le premier commentaire. j’y sens la reflexion et l’implication pour l’avenir, l’interrogation tant qu’à elle sur le pourquoi des affirmations de Mr Darmian, inexistante.
    Ce n’est pas grave, on a déjà vu ça il y a quelques jours, nous mêmes si n’on arrive pas facilement où l’on veut, on sait d’où l’on vient et pourquoi on y va. Notre plus grand point commun le respect, car nos valeurs sont assez fortes pour ne pas se sentir déstabiliseées par l’arbre qui cache la fôret. Nous sommes dans la fôret ! Bon week end à tous §

    Réponse JMD : Bon week-end à vous sous votre arbre qui bientôt ne dissimulera plus que le désert électoral! Je sais trop d’où je viens pour ne pas m’inquiéter où vous voulez aller….

  3. J.J. dit :

    «  » » »J’ai pu constater dans ma commune que le cas-par-cas est ensuite étudié avec sérieux, et les classes et enseignants sont maintenus si besoin est. » » » »

    Quelle chance vous avez, Marie !

    Dites nous vite où se situe ce Pays de Cocagne idylique…

    D’autre part dites vous Marie, qui n’avez probablement jamais fait grève, que lorsqu’on se met en grève, c’est avec la rage au coeur de celui qui n’a pas été écouté par ceux qui ne veulent pas négocier.

    Alors à qui la faute ,
    Au vilain gréviste ou au gentil ministre ?

    Sachez que souvent les enseignants se mettent en grève pas seulement pour leurs salaires ou leurs conditions de travail, mais pour l’avenir des enfants qui leur sont confiés.

    Et de surcroît, lorsqu’on fait grève, ON N’EST PAS PAYE !

    «  » » »Mais si les effectifs d’élèves prévus à la rentrée 2010 baissent, il est normal que le nombre de classes et d’enseignants baisse aussi. » » » »

    Le seul ennui de votre affirmation gratuite, c’est qu’elle est fausse : les effectifs scolaires sont d’une manière générale en hausse, d’où les conséquences désastreuses pour tout le monde.

  4. E.M. dit :

    Couple d’enseignants en grève mardi 23 mars : -150 € pour le foyer !
    Non, ce n’est pas par « jeu » que nous faisons grève… Chaque jour de grève est bien réfléchi !

    « Depuis que j’ai des enfants à l’école, à chaque fois qu’il y a une grève annoncée, quelques enseignants font du bourrage de crâne à leurs élèves en leur conseillant de rester à la maison prétextant que tous les profs ferront grève. »
    Marie, même dans le milieu enseignant, il y a quelques brebis galeuses… Et ceux dont vous parlez, sont souvent des enseignants de droite qui ne font jamais grève… Pire, ils essaient de profiter de ces journées pour être payés sans travailler… Un raisonnement de profiteur de droite « classique » ! Vos amis en quelque sorte ! 😉

  5. cherrier dit :

    Excellente chronique de Mr Darmian. Dommage qu’elle ne soit pas comprise par tout le monde!!! Mais malheureusement, cet état des lieux est plus qu’exact et commence même à toucher des petites villes comme Créon

  6. LAURANNE-ç dit :

    Commentaire posté sur Le Post par Lauranne69 et que je retranscris ici (aller sur pour l’original : http://logc2.xiti.com/go.url?xts=325629&xtor=EPR-290-%5Balerte_post%5D&url=http://www.lepost.fr/article/2010/03/20/1996474_comment-croire-que-ca-va-changer.html#reactions

    « Une vision qui correspond point par point à la mienne, enfin un élu qui n’adopte pas le politiquement correct, sans grandes phrases pompeuses, un vrai élu de terrain qui se heurte chaque jour à la réalité, qui constate la dégradation de la situation sociale due à une politique autiste, méprisante vis à vis des plus vulnérables, faite uniquement d’effet d’annonces, de sur-législation parfaitement démagogue et inutile (en général, les lois existent déjà depuis longtemps), une politique sans projection, sans pensée, au coup par coup, pour caresser l’électeur dans le sens du poil (loupé pour les régionales!) en faisant appel aux instincts les plus bas… Et que dire de la démolition pierre par pierre de notre service public, créé à l’origine pour garantir une égalité de traitement pour chaque citoyen, au profit du privé destiné aux plus riches! Que dire de la suppression aussi discrète qu’efficace des instances démocratiques intermédiaires! Que dire de la « com »: « enfoncez-vous bien ça dans la tête! » Désolant, inquiétant, révoltant! C’est chez vous que j’aurais dû être, Monsieur! Moi qui suis une déçue de la politique depuis que je suis passée un peu dedans… Au moins, ça aurait eu le mérite de m’ouvrir les yeux , moi qui arrivais avec mes belles idées de gauche…La gauche n’est pas exempte de critiques non plus, la gauche « du haut », qui a perdu le contact avec la base, et qui nous a abreuvé de querelles de pouvoir dévastatrices pour son image et son électorat, et il faut avoir l’âme chevillée au corps pour voter encore pour cette gauche dans laquelle peu se reconnaissent ! A bientôt, Monsieur le Maire! »

  7. Marie dit :

    à Lauranne :
    « au profit du privé destiné aux plus riches ! »

    e sens un ton « lutte des classes » dans vos propos. Mais je peux me tromper.

    N’oubliez pas que les aides sociales, que je trouve nécéssaires à une société plus juste, sont financée pour la plupart par les impôts, et donc en grande majorité par les impôts des plus riches.( même le milieux associatif en reçoit, et c’est très bien )

    Soyez donc un peu moins argneux avec eux, car sans eux, il ne peut pas y avoir de politique sociale durable.( sinon, avec quoi serait-elle financée ?)

    L’argent reditribué aux plus pauvres de notre société ne tombe pas du ciel…

  8. sylvie dit :

    à Marie
    « N’oubliez pas que les aides sociales… par les impôts des plus riches »
    Mais oui c’est ça la lutte des classes, vous me révoltez quand vous écrivez cela. Ce n’est pas d’aides dont nous avons besoin, ce sont de revenus décents qui nous permettent nous aussi de payer des impôts et de participer au développement de notre pays.
    Nous ne voulons plus que les riches se sentent redevables des pauvres, nous voulons juste vivre à notre juste valeur d’êtres humains.
    Et par pitié commencez par redistribuer des salaires avec vos bénéfices !
    ce discours me révolte, les pauvres sont peut être pauvres, mais pas des imbéciles Marie !
    signé une pauvre Smicarde !

  9. E.M. dit :

    @ Marie,
    On peut rajouter au commentaire de Sylvie que la lutte des classes, c’est Sarko (& Co) qui la pratique ! Il défend les riches au détriment du peuple. C’est quoi le bouclier fiscal sinon un outil de lutte des classes ? La devise de Sarko : les riches de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres !
    Sinon, « vos » riches qui paient beaucoup (ou pas d’ailleurs !) d’impôts, leur richesse, ils ne l’ont pas faite tout seuls ! Ils ont eu besoin, le plus souvent, d’hommes et de femmes dévoués à leur entreprise… Nous pouvons même considérer que parfois, ces riches, le sont devenus sur le dos des pauvres ! L’exploitation de l’homme par l’homme pour le profit de quelques-uns d’entre eux !
    Marie, un peu de décence svp… Il y en a qui souffrent !

  10. Cubitus dit :

    Chère Marie,
    Je pense que lorsque vous étiez à l’école, vos instits ont dû être en grève vraiment très très souvent, ce qui explique votre amertume.
    Parce que votre orthographe, c’est pas top… 😀

  11. Marie dit :

    Je n’ai rien contre le droit de grève. Je dis juste que certains grévistes sont malhonnêtes dans leur façon de présenter la grève. Cela passe par la récupération d’élèves pas encore majeurs, qui sont bien faciles à influencer, tellement contents de louper un jour de cours.

    Quant aux « brebis galeuses » (dixit E.M.), a-t-on le droit dans ce pays d’être enseignant de droite ?
    De plus, je connais des enseignants socialises qui n’ont pas fait grève systématiquement. Ils ne la font que lorsque cela leur paraît vraiment nécéssaire.

    Sylvie, « ce n’est pas d’aide dont nous avons mais de revenus décents ». Tout à fait d’accord.
    De quels revenus parlez-vous ? Public ou privé ?

    Je vois qu’à vos yeux, l’électeur réputé de droite est forcément riche, inhumain et profiteur. Qu’il ne connaît aucune souffrance… C’est bien vite dit : je suis actuellement sans emploi, et la souffrance n’épargne personne.

    Réponse JMD : Si vous le voulez je suis prêt à vous aider à trouver du travail…

  12. E.M. dit :

    @ Marie,

    Oui, on a le droit d’être enseignant de droite, mais cela s’apparente à un comportement sado-masochiste… La droite détruit le service public d’Education.

    Je connais aussi des enseignants qui sont vraiment de gauche et qui ne font pas grève, mais ceux-là, ils ne bourrent pas le crâne des gamins… Et s’ils ne font pas grève, c’est juste parce qu’ils ont du mal à boucler les fins de mois.

    Vous êtes sans emploi et en souffrance ? Je pense alors que vous vous êtes trompée de camp… Ou alors, vous aimez vous aussi le sado-masochisme ! 😉

  13. Marie dit :

    Mais quelle piteuse image de la droite ! Bon dimanche quand même.

    Réponse de JMD : C’est probablement celle qu’ont retenue les électrices et les électeurs qui se sont déplacés pour voter… et c’est justement celle que porte le conseiller général qui me permet d’avoir le plaisir d’ouvrir mon blog à vos commentaires libres.

  14. E.M. dit :

    @ Marie,

    Il ne s’agit pas d’une image de la droite… Il s’agit de la droite, de ce qu’elle pratique comme politique, de ce qu’elle fait.
    Marie, réveillez-vous !

  15. sylvie dit :

    @ Marie
    ce n’est pas une image de la droite, c’est la droite. Quant aux revenus décents vous me demandez s’il s’agit de revenus publics ou privés, j’avoue que je ne comprends pas la question. Un revenu c’est un revenu, fruit d’un travail, quelle différence cela fait il ? j’ai travaillé des années dans le privé pour des salaires minables, je suis en ce moment en cdd dans le public pour un salaire encore plus minable (en dessous du smic à temps plein) alors si vous avez une explication logique à ça.
    Vous êtes au chomage ?! Franchement je vous trouve pathétique et c’est peu dire.

  16. Marie dit :

    Les emplois privés sont issus de la demande du marché.Leurs salaires proviennent directement d’un bénéfice réalisé.

    Les emplois publics sont créés en fonction du besoin de service public.
    Ils sont rémunérés avec les impôts.

    Cela n’empêche pas que le travail dans le privé ou le public doit être rémunéré à sa juste valeur.

    Mais certains organismes publics ont une facheuse tendance à recruter exagérement.

  17. Marie dit :

    Monsieur Darmian,

    je vous remercie pour votre proposition.

    Je passerai vous voir si besoin est.

  18. E.M. dit :

    Pour un emploi privé ou public ? 😉

  19. Marie dit :

    Je félicite l’équipe d’Alain Rousset pour sa victoire.

  20. E.M. dit :

    Parfois les CA des entreprises suppriment des emplois malgré des bénéficies…
    Parfois les bénéfices du privé sont en partis dus à des « subventions » publiques ou grâce aux salaires de fonctionnaires qui participent au développement économique (ou plutôt au maintien en ce moment ;-() des territoires.
    Marie, tout est lié, il ne faut pas raisonner de manière aussi… simpliste.
    Quels sont les organismes publics, d’après vous, qui recrutent exagérément ?

  21. lauranne dit :

    Marie, citez-moi un organisme public qui recrute exagérément! Depuis de nombreuses années, un départ en retraite sur deux, au mieux, est remplacé…Je viens de partir, mon poste n’a pas été remplacé, il va disparaître de l’organigramme…Est-ce à dire que je ne servais à rien, je ne le pense pas, les tâches qui nécessitent de l’humain sont de moins en moins remplies, elles sont remplacées, hélas, par la machine avec tout ce que ça comporte d’inexactitudes et d’à peu près. Personne n’y trouve son compte, ni la personne qui est en droit de recevoir des explications correctes et une solution efficace à son dossier,ni le salarié qui est mécontent d’un travail qui ne le satisfait pas. C’est la loi du chiffre, de la déshumanisation et de la fin d’un travail gratifiant…Sans évoquer toutes les pressions…

  22. lauranne dit :

    Quant à mon ton « lutte des classes » Marie, vous faites erreur, en fait, je commente banalement ce que je constate, je me fiche éperdument des revenus des personnes, ce qui m’importe c’est la souffrance de plus en plus criante de bon nombre de mes concitoyens qui, elle, ne me laisse pas indifférente!

  23. sylvie dit :

    Il y a des gens dont les raisonnements caricaturaux et d’une autre ère me laissent sans voix. Je passe la main. Mon énergie est plus utile ailleurs sans aucun doute.

  24. lauranne dit :

    Sylvie, il ne faut pas lâcher….Bonne journée à vous et courage!

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