Le vélo de ville ne connaît pas la crise

COMMUNIQUE DE PRESSE

Malgré une baisse des ventes de vélos de 6% en France (avec un recul de 4,5% seulement du chiffre d’affaires) dans un contexte de baisse mondiale de 12%, le vélo de ville résiste bien face à la crise avec une part des ventes sur l’ensemble des produits qui ne cesse d’augmenter : elle est passée de 22% en 2008 à 25% en 2009. Les ventes de vélos de ville ont progressé de 7% et celles des vélos à assistance électrique (VAE) de 64% en un an, avec 23 700 unités vendues !
Le Club des villes et territoires cyclables se réjouit de ces données encourageantes qui montrent que le développement de l’usage du vélo est une tendance lourde qui rencontre l’adhésion des citoyens et des consommateurs. Mais il déplore que, malgré ce contexte, cet outil au service de la mobilité durable ne soit pas pris au sérieux par l’Etat dans notre pays. « Malgré les promesses de 2004, aucun Plan national vélo, aucune campagne nationale de promotion, aucune mesure économique incitative ! Le vélo n’a pas été invité au Grenelle de l’Environnement, au Plan de relance ni au grand emprunt national malgré nos propositions et nos démarches répétées auprès du Gouvernement. C’est un signe regrettable en direction des consommateurs et citoyens éco-responsables. L’Etat ne participe pas à cet effort qui est demandé à tous pour changer de comportement de mobilité » a souligné Jean-Marie Darmian, président du Club des villes et territoires cyclables.

Les chiffres 2009 de l’Observatoire du commerce de cycles* révèlent ainsi que la Grande-Bretagne est passée devant l’Allemagne et la France en nombre de vélos vendus par habitant grâce à la politique incitative de l’Etat. La France reste le 4ème pays au monde consommateur de cycles par habitant avec 3.132.300 vélos vendus en 2009. La montée en gamme des vélos se confirme, avec une augmentation du prix moyen d’un vélo de 262 € à 266 €. La marge de progression pour rattraper les pays du nord de l’Europe, où le prix moyen d’un vélo à l’achat est compris entre 500 € et 700 €, reste encore importante.

Le Club des villes et territoires cyclables rappelle le constat partagé par la filière des professions du cycle : pour que l’usage, les ventes et la qualité des vélos achetés continuent de progresser, l’amélioration de l’offre de stationnement est capitale et doit mobiliser les efforts des collectivités, des opérateurs de transport, des acteurs de l’habitat, des entreprises et de l’Etat.

*Les chiffres 2009 de l’Observatoire du commerce de cycles ont été rendus publics le 8 avril 2010, par le Conseil National des Professions du Cycle – www.tousavelo.com

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3 réponses à Le vélo de ville ne connaît pas la crise

  1. lauranne dit :

    A Lyon, le velo’V rencontre un grand succès, je les envie ces gens qui se déplacent ainsi, j’habite l’ouest lyonnais, de l’autre côté de la colline de Fourvière, impossible pour moi d’utiliser ce moyen de déplacement à cause des grimpettes. Désormais, je n’utilise plus ma voiture pour aller « en ville », je prends les bus en (fraîche) retraitée qui a enfin du temps…

  2. Cubitus dit :

    Pas un sou pour le vélo mais 6 milliards pour les industriels de l’auto et 5 pour les potes (bouclier fiscal) qui achètent la plupart du temps des grosses cylindrées étrangères, font le plein chez Total et qui, en plus, sont emm… à tout bout de champs en ville par ces satanés vélos.
    Il faut faire des choix dans la vie 😀

  3. Christian Coulais dit :

    Quid du vélo des champs ? Pas celui de l’Élysée mais celui de nos campagnes !
    Pas facile de faire du vélo en Entre-Deux-Mers en dehors de la piste Roger Lapébie. Les monts et les vaux se succèdent sur des chemins communaux ou la bande roulante habituelle des cyclistes est bien souvent mal en point. Ces chemins comme certaines départementales secondaires sont difficiles et couteux à entretenir. De plus on y croise des véhicules terrestres à moteur qui y roulent tout de même à vive allure ! Un des charmes de ces SUV, vous savez ces voitures hautes aux allures de vrai ou faux 4 X 4.
    Existe-t-il une étude sérieuse sur l’évolution du poids et la largeur de nos voitures actuelles ?
    Certes les cycles de ville, les cycles des champs ont évolué, mais les mentalités en leurs faveurs restent rétrogrades en faveur du touwouature.
    Avec tout le respect que l’on doit à ces utilisateurs fragiles de 1 X 2.

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