Attention : la nature des peuples a horreur du vide politique !

Il n’y a pas un monsieur « je-sais-tout » dans les médias qui ose dire que, chaque jour, il n’est que metteur en scène d’une comédie tragi-comique qui devrait prêter à rire, alors qu’elle nous mène tout droit à une tragédie. En effet, sur la scène se promènent des « guignols » qui se croient indispensables et importants, quand une seule phrase les ridiculise. Ils dépensent des millions d’euros pour voyager, se rencontrer, tenir des meetings, discuter, se recevoir… et un seul communiqué, expédié par mail, détruit tous ces efforts. Ce cinéma devient insupportable, puisqu’on sait très bien que plus aucun d’eux n’a de véritable pouvoir sur le destin des peuples dont ils ont la charge. Partout ils suivent, ils attendent les nouvelles venues d’ailleurs, ils tentent de masquer les erreurs colossales qu’ils ont commises mais qu’ils refusent d’admettre, ils subissent les événements.
En fait les chefs de gouvernement européens sont devenus des plombiers d’antan. Les tuyaux sont percés de toutes parts et ils n’ont même plus assez de doigts pour les poser écartés sur les fuites continuelles. Ils ont, par pure idéologie, détruit tout ce qui pouvait freiner la course au profit, et maintenant, ils n’ont plus aucun outil véritable pour réparer les dégâts qui ne cessent de s’étendre.
L’inondation de la récession, de la misère, de la précarité, envahit tous les espaces sociaux, et s’il existe encore des lieux préservés, ce sont ceux qui ont eu assez de cran pour résister seuls, après avoir compris qu’ils n’ont plus rien à espérer des « politiques ». Lentement, ils se défaussent sur le passé ou sur l’Europe du profit qu’ils ont imaginée et qui, comme une machine infernale, échappe à ses créateurs. Plus aucun signe de gouvernance en provenance des Bruxelles. Van Rempouy se planque.
Manuel Barosso, dont bien des gens de gauche dont j’étais, refusaient la reconduction, tellement il illustrait ces traités iniques, abscons, idéologiques dont les peuples paient désormais au prix fort les effets, se terre. Il laisse « Merkozy » gérer la crise, témoignant ainsi de l’inexistence crasse de la gouvernance politique européenne. Avec l’insignifiant Van Rempouy, placé là uniquement pour la décoration, le flamboyant libéralisme de Barosso s’écrase ! Il laisse assassiner la belle idée d’une Europe des peuples, renforçant ainsi la montée inexorable des nationalismes exacerbés par la crise.
Déjà anti-européenne, peu impliquée lors des scrutins politiques, victime de normes abusives, ne comprenant pas grand chose par inculture citoyenne au fonctionnement des institutions, l’opinion publique va, dans les prochains mois, taper sur l’euro et sur l’Europe ! Bien qu’ayant majoritairement voté non au Traité constitutionnel et ayant été floué, le peuple français va découvrir que son Président, qui s’agite dans tous les sens, et qui bat la campagne en confondant agitation et action, dénonce maintenant des textes qu’il a fait adopter par faiblesse ou par complicité ! La monnaie unique ne constitue déjà plus un atout aux yeux des Français, et le nationalisme finira par balayer tous les arguments.
Le sondage Ipsos/Logica Business Consulting publié par ‘Le Monde’ montre, en effet, que 45% d’entre eux voient l’euro comme un handicap… Seuls 34% estiment que c’est un atout, tandis que 16% restent « partagés ». C’est le pouvoir d’achat qui cristallise le plus de méfiance : ainsi, 62% des Français jugent que l’euro est un « poids » dans ce domaine.
Et ce n’est pas le seul désavantage : « 8% des Français déclarent que l’euro est plutôt un atout pour le commerce extérieur de la France, contre 38% qui estiment que c’est un handicap et 18% qui pensent que c’est ni un atout, ni un handicap. Près de neuf Suédois sur dix préfèrent conserver leur devise, la couronne, plutôt que de l’échanger contre la monnaie unique européenne et intégrer la zone euro, selon un sondage publié mardi, qui marque un record d’hostilité à l’euro dans le pays scandinave. Ainsi, 87,6% des personnes interrogées ont dit vouloir conserver la couronne, contre 9,7% qui se sont dits favorables à l’adoption de l’euro et 2,7% d’indécis. L’introduction de l’euro n’était pas une bonne idée, jugent 60% des Allemands, dix ans après l’entrée en vigueur de la monnaie unique. Par ailleurs, selon la même étude, 85% des personnes interrogées considèrent que la monnaie unique a entraîné une augmentation des prix. Enfin, les trois quarts des Allemands jugent que leur ancienne monnaie, le Deutsche Mark, était plus stable par rapport aux monnaies étrangères que ne l’est aujourd’hui l’euro. Marine Le Pen a de beaux jours devant elle, puisqu’il lui suffira de suivre la montée de ce rejet, dont « Merkozy » et leurs amis libéraux portent la responsabilité pleine et entière !
Herman, Achille, Van Rompuy et José, Manuel, Durao Barrosso poseront, une fois encore sur la photo de famille, à Bruxelles, émargeront au budget européen, recevront, après un meeting politicien à Marseille, le trio « franco-hispano-allemand » jusqu’à ce qu’une agence de notation siffle la fin de cette tragi-comédie. Le discrédit du politique peut provoquer à terme une lame de fond. Pour une fois, écoutez donc ce que dit la directrice de Standard & Poors Europe : les prêteurs « commencent à perdre patience, et ça se traduit par ce début de rationnement de crédit, une contagion à l’économie réelle (…). L’heure est finalement assez grave », explique-t-elle. « Il y a eu 18 sommets en deux ans, et à chaque sommet, les espoirs ont été rapidement, malheureusement, douchés. C’est vraiment une solution de long terme, maintenant, qu’il faut envisager ». C’est « en fonction des conclusions » du sommet européen de la fin de la semaine « et aussi des actions finalement qui en découleront, que nous prendrons notre décision dans les 90 jours », conclut-elle. D’ici là, Nicolas Sarkozy vous aura présenté ses meilleurs vœux de bonheur et de prospérité !

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2 réponses à Attention : la nature des peuples a horreur du vide politique !

  1. Michel d'Auvergne dit :

    Les clowns ont le nez dans le sable de la piste, et malheureusement pour eux ,le numéro suivant est celui des éléphants…
    Chalut des volcans !

  2. batistin dit :

    Monsieur le Président de France a fait une erreur. Au moins une.
    Travaillant pour la suprématie du dollar américain, il n’a pas vu venir une chose.
    La Chine est un pays peuplé de travailleurs rêvant de libéralisme commercial et
    le crédit à la consommation des ménages y étant vécu comme une honte,
    tous les chinois consomment par achats « au comptant ».
    Les Américains, dont monsieur le président de la république de France n’est que le représentant, représentant des intérêts de toutes les dettes en dollar souscrites dans le monde, n’ont donc pas réussi à vendre aucun crédit à la Chine.
    Ce qui est fort gênant pour maintenir artificiellement la valeur de l’euro,
    indexée sur les bénéfices des intérêts des prêts de dollars !
    Pas d’intérêt à prélever sur les comptes en banque chinois .
    Dommage, ce sont pourtant les seuls comptes au monde où,
    la valeur qui circule sur un « marché de producteurs de pays »
    correspond exactement à celle stockée dans les coffres fort
    de la banque du dit pays.
    L’euro et l’Europe, ce serait une belle idée,
    si notre monnaie commune était libérée d’un coup.
    Non pas libérée de son indexation sur les intérêts du dollar, puisque le dollar n’existe plus maintenant qu’aux mains des créanciers chinois qui ont racheté toutes les dettes.
    Mais libérée de sa forme inique :
    l’argent ne représente plus rien d’autre … qu’un moyen de s’enrichir !

    Alors qu’il ne devrait être,
    comme avant la venue des grands tuyaux de pompe à fric du Centre Pompidou, bien avant l’arrivée de l’art  » et de l’argent « conceptuel »,
    alors qu’il devrait être une juste récompense d’un travail.

    Comment est-ce encore possible,
    bien que sachant que les « grands » de ce monde volent dans la caisse commune, au mieux,
    et fabriquent de l’argent avec de l’argent, ou de l’art avec de l’art, ou du cochon et des poulets avec leur propre merde au pire,
    nous acceptions encore de croire que les impôts et les taxes
    sont un devoir citoyen ?
    Ces impôts et ces taxes ne sont, en valeur réelle, absolument rien.
    Totalement inutiles au bon fonctionnement des cotations de l’argent par l’argent et des intérêts par les intérêts des sommes astronomiquement incommensurablement énormes mises en « jeu » par les boursicoteurs pro-américanos-faux européens.

    Les impôts et les taxes ne servent qu’à l’encouragement de la culpabilisation du bon couillon et à l’entretien du nationalisme extrémiste, par réaction enfantine du délit d’injustice. On préfère mordre sa petite soeur que de gifler un père violent.

    Et que l’on n’oppose pas ici le bien fondé ancestral des impôts, puisque les soins médicaux et l’entretien des routes , ainsi que la gestion des déchets sont aussi cotés en bourse.

    L’euro, c’est Ma monnaie. Je suis Français, et n’est aucune envie de perdre le droit de me balader chez mes charmants voisins et amis maintenant, européens.
    L’euro du travail bien fait, un bon Camembert par chez nous, une Saucisse à
    Francfort, des Pâtes à Turin, et un Gâteau à ….Byzance !

    Souhaitant conserver l’euro comme une marque de l’avancée de notre citoyenneté amicale et sainement curieuse du travail bien fait de notre voisin,
    j’ai donc décidé de payer l’impôt sur le mien à la caisse blanche de ceux qui comme moi pratiqueront le placement de leur argent sur le travail .

    En lieu et place de l’intérêt sur la valeur ajoutée de la prochaine taxe.

    Ou, comme le dit le profiteur de ma valeur acquise
    après de longues années d’un apprentissage jamais fini,
    le tenant du coffre fort communal :
    -« Vous avez la possibilité de ne Pas retirer l’argent
    que vous me confiez pendant dix ans,
    ou
    celle beaucoup plus intéressante
    de me donner la somme que je vous prêterai à un taux indexé
    qui couvrira les frais de l’ouverture de votre dossier,
    et vous permettra alors de retirer l’argent que vous me donnez gratuitement
    pour que je vous le prête avec frais de gestion
    au bout de huit ans
    ou
    celle beaucoup beaucoup plus tentante
    de retirer de suite l’argent que vous venez de me donnez
    pour que je vous le prête
    sans aucun délai, c’est merveilleux,
    mais avec un intérêt dépassant de loin la valeur de la somme confiée et prêtée
    mais, mais,
    intérêt que vous pourrez payer alors par tranche relative
    et indexée sur la valeur du montant de votre paye mensuelle
    inversement proportionnelle aux aléas de la vie
    avec assurance obligatoire sur l’augmentation subite du dit prélèvement
    en cas de chômage
    et hypothèque conseillée sans obligation d’assurance déces
    le tout n’excédant pas trois fois le prélèvement
    du montant du crédit à la consommation
    que vous avez l’obligation de prendre
    pour bénéficier du droit
    de retirer l’argent que vous m’avez donné
    pour que je vous le prête.

    Est-ce que quelqu’un ici serait d’accord pour m’échanger de suite
    une sculpture , fruit de mon travail contre quelques euros ?
    Je vous promet, si vous faites cet acte citoyen, de faire le mien:
    j’irai dépenser ces euros directement, sans passer par la case coffre fort,
    chez un quidam européen vivant lui aussi uniquement du fruit de son travail.

    Mon boucher tenez par exemple, qui achète ses bêtes sur pieds aux éleveurs du coin et ne trouve pas à vendre sa boucherie à aucun jeune.
    Parce que le coffre fort se refuse à prêter l’argent du boucher au futur boucher.
    Un peu plus loin, un autre village, c’est le pâtissier qui est dans la même situation.
    Et il parait même que chez les Indous les paysans se suicident par paquet de mille …
    Donc, la caisse blanche, voilà ce que c’est, c’est simple:
    Je ne paye plus d’impôts, je ne porte plus mes euros au coffre,
    je les confie, moins ce que je garde pour le pain,
    au jeune boucher qui veut s’installer.
    Sans autre intérêt sur cet acte que celui de manger pour l’équivalent .

    Équivalent en Euro.

    Qu’est-ce qu’on s’en fout que ce soit des « euros » ou autre chose,
    pourvu que la monnaie corresponde au plaisir partagé d’exprimer chacun ses qualités et sa valeur acquise.
    Sans rien y rajouter, sur la valeur.

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