Une équipe européenne de gens libres et… "égos" !

Il y a véritablement une vraie similitude entre la composition du gouvernement et celle du Paris Saint-Germain… qui ont été données durant la même journée. C’est bizarre mais quand on étudie les équipes de Manuel Valls et de Laurent Blanc on trouve en effet des raisons de croire que les « décideurs » des deux entités ont une conception identique de la réussite. D’abord dans les deux camps on a fait appel à des « noms » connus et reconnus avec l’espoir de se mettre à la hauteur des enjeux. Bardés de titres et de sélections les ministres « professionnels » qui figurent sur la feuille de match contre la crise ont les atouts nécessaires pour remporter quelques victoires. Du moins c’est l’espoir du « recruteur » supporteur du Barça au moment de faire son apparition sur le terrain ! Il s’est  mué lors de la conférence de presse en « Guy Roux » politique qu’il ne se place pas en position de favori, que « ce sera dur » et que l’essentiel sera de ne pas perdre trop de terrain lors du match aller ! Un langage soigné, pesé mais empreint d’une volonté manifeste de pratiquer la contre-attaque plutôt que de mener de suite le jeu. Pour y arriver les « stars » sont toutes au rendez-vous ! Tout ce qu’y existait sur le marché a été raflé par le « manager » Valls avec le consentement du Président qui s’est un peu trop mêlé de la répartition des titulaires. Pour le banc des « remplaçants » on verra dans quelques temps qui s’installe avec une certitude : il aura fière allure puisque on y retrouvera probablement des gens ayant eu le privilège d’évoluer déjà au plus haut niveau. On piétinera d’entrer en jeu !

Il reste le plus difficile dans les deux situations : comment faire jouer solidairement des egos sur-dimensionnés ? Tout le monde sait que ce n’est pas avec des « vedettes » que l’on réalise les meilleures performances surtout quand on arrive au plus haut niveau car les autres sont aussi armés que vous. Passé de l’équipe de France de la Police au « Valls Club de France » l’entraîneur a choisi « l’expérience » en allant chercher une seule pointure à l’extérieur. Ségolène Royal sera en définitive la seule véritable recrue pour son autorité et son image créative. Elle mettra sa popularité, sa vitesse de réaction, son sens du dribble idéologique au service d’une équipe un peu figée. Elle va de suite se trouver en première ligne et sera vite jugée sur sa capacité à porter les espoirs mis en elle comme animatrice du jeu gouvernemental sur une pelouse verte ! Une sorte de « Veratti» de cette formation assez dense défensivement mais pas assez offensive ! Mettre dans les buts « Cazeneuve-Sirigu » ; placer en défense centrale « Le Drian-Thiago Silva » ; ajouter le paisible « Sapin-Alex » ; installer le crâne d’œuf fidèle de « Sapin-Jallet », confier le flanc droit à « Rebsamen-Maxwell »: c’est s’assurer d’une base solide rassurante et pragmatique. Il fallait compléter avec obligatoirement un récupérateur de talent, un vaillant, un incontournable afin de stabiliser le « milieu ». Dans ce rôle en titulaire, « Le Foll-Matuidi » va s’y coller en tentant de boucher tous les énormes trous dans la communication et la circulation des ballons informatifs constatés dans les matches antérieurs. On va s’amuser avec les autres qui devront vite s’imposer afin de concurrencer le « Montebourbrahimovic » qui s’affiche comme étant le « buteur » dont a besoin tout gouvernement. Il a l’avantage d’être « made in France » et de décocher quelques tirs fulgurants susceptibles de décontenancer les défenses adverses. Il faut aussi reconnaître qu’il aime bien se la jouer « perso » ou exploiter le boulot des autres mais dans le fond tant qu’il réussit on ne lui en veut pas trop. Sauf que maintenant au niveau européen on n’a pas encore la preuve d son efficacité et il faudra donc attendre pour juger si son efficacité « nationale » est transposable dans les grandes compétitions. Il aura comme principal rival dans le domaine de l’efficacité « Taubira-Cqvani » qui, malgré quelques ratés, reste redoutable face aux buts qu’elle s’est fixés. Avec « Najat Blekacem-Lavezzi » comme cheville ouvrière « sportive » nouvelle et dynamique Manuel Valls a une liste impressionnante de gens répertoriés sur les tablettes socialistes. En fera-t-il une vraie équipe ?

C’est le mystère d’autant que le Président va exiger des résultats compte tenu de son « investissement » personnel. Il ne pourra pas de toutes les manières virer « l’entraîneur » et il lui sera difficile de trouver des « équipiers » de plus haut niveau à gauche et sans payer encore plus cher car il n’en a pas les moyens. Il espère du beau jeu pour reconquérir un public et surtout des résultats rapides… Ce sera encore plus dur que de mettre des noms prestigieux sur la feuille de match. Or chacun sait que ce fut déjà difficile avec des gens tous nés en politiques… libres et « egos » !  

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