CANTONALES.- Jamais d'opposition solidaire au budget de la majorité !

On s’interroge sur les raisons qui poussent les électrices et les électeurs à se détourner d’un scrutin et à ne pas participer davantage à la mise en place de la démocratie représentative. Il est vrai que quand ils s’intéressent tant soit peu à une campagne électorale ils ont une piètre idée de ce que peut être l’exercice du pouvoir. Les opposants, quels qu’ils soient, n’ont que des reproches à formuler sur la gestion de celles et ceux qui sont en place… Inutile de vouloir jouer la carte de la sincérité car elle ne passionne pas grand monde ! Inutile de tenter de justifier les efforts effectués par une majorité puisque forcément ils sont sous-estimés ! Impossible de rappeler que les faits devraient être examinés avec soin par les personnes motivées puisque de toutes manières le choix ne repose pas sur la raison. Si par exemple on se penche sur le fonctionnement au cours du dernier mandat du Conseil général et que l’on tente de lire courageusement la quarantaine de feuillets du programme déposé par l’opposition il y a une tel décalage que s’en devient risible.

Par exemple sait-on que les conseillers généraux présents représentant l’opposition démocratique au sein de l’assemblée départementale ont quasiment toujours voté les… dépenses permettant de mettre en œuvre plus de 200 dispositifs d’aide directe ou indirecte aux Girondines ou aux Girondins sans jamais faire une seule proposition concrète différente de celle proposée par la majorité départementale autour de Philippe Madrelle ?

Désormais ils les critiquent quand il est arrivé seulement à quatre reprises sur la durée de 7 ans qu’un groupe restreint de droite vote contre une partie de délibération… mais jamais avec une vraie alternative ! Comme la presse se contente de l’écume des débats et surtout des provocations ou des polémiques les citoyens ignorent tout du fait que la Droite leur fait croire qu’elle n’a été d’accord sur rien et qu’elle va donc remettre de l’ordre dans la boutique ! C’est d’une rare hypocrisie puisque par exemple quand on vote le chapitre du personnel, aucune proposition différente n’a jamais été formulée sauf pour certains qui ont répété qu’il n’y pas assez de techniciens ou de travailleurs sociaux affectés dans les services ! Donc accord quasi général sur les politiques départementales jusqu’au moment du vote du budget ! Et là brutalement tout change ! Plus rien ne va !

Tous les élus, même débutants, savent que l’acte fondateur pour une majorité c’est l’élaboration et la mise en œuvre du budget ! En fait au Conseil général le Président (ou le Maire ailleurs) présente les recettes nécessaires à équilibrer les dépenses votées antérieurement. Or quand on arrive à ce moment clé… La Droite a toujours refusé de les voter avec des arguments circonstanciels ressassés. 1,7 % d’augmentation moyenne sur 5 ans de la seule taxe locale que garde depuis la manipulation faussement profitable de la taxe professionnelle, le conseil général est qualifié de « matraquage fiscal », vous « n’utilisez pas assez les marges d’emprunts », «  vous ne diminuez pas assez les frais de fonctionnement »…Et j’en passe ! Mais aucune proposition ! C’est tellement « démoralisant » que le groupe « Gironde Avenir » composé de 13 membres n’a jamais été une seule fois unanime pour soutenir les arguments déployés par son porte-parole. Certains ne venaient pas ou partaient avant le vote. Petit bilan vérifiable !

  • Ainsi le budget 2008 a été refusé par seulement 4 élus de Droite (sur 13) présents au moment du vote ! Pourquoi ?
  • Celui de 2 009 a vu seulement 5 abstentions (toujours sur 13).
  • On a eu… 1 seul présent pour s’opposer au propositions budgétaires en 2010 !
  • 5 voix contre en 2011 !
  • J’ai connu le score le plus fort d’hostilité du mandat en 2012 avec 7 votes hostiles aux propositions faites ! Il manquait cependant 6 conseillers. On se demande pourquoi ?
  • On retrouve 9 abstentions en 2013 et donc aucune vois hostiles.
  • Plus personne présent en 2014 et donc pas d’opinion sur le budget !

C’est cela la réalité et donc aucun élu de droite ne peut revendiquer dans la campagne les choix effectués, les effets positifs, les actions concrètes menés par la majorité départementale puisqu’il ne les a pas soutenus ou décidés ! Sauf à expliquer qu’il n’aurait pas fait mieux ou qu’il admet que ce qui a été proposé et réalisé correspondait au contexte de l’année !

L’examen de la gestion continu de la gestion départementale par la Cour régionale des comptes sur divers thèmes; le suivi deux fois par an depuis 2012 de l’évolution des décisions par l’agence Standard & Poors avec une notation au maximum de ce qu’il est possible d’obtenir; le fait qu’en 2014 le Conseil général aura probablement le meilleur compte administratif de ses dernières années ne changeront rien à l’affaire ! La Gironde « positive » c’est eux ; la Gironde « négative » ce sont les socialistes !

Ces considérations schématiques, artificielles éclipsent la réalité et surtout donne une bien piètre idée de la vie politique départementale ! D’autant qu’à quelques dizaines de mètres de là dans l’enceinte de la Métropole la cogestion est de règle et ce que décide Alain Juppé doit être soutenu par les socialistes…et inversement dans le passé. Comme quoi !

Ce contenu a été publié dans élections départementales mars 2015, PARLER GIRONDE, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.