Depuis le 21 avril 2002, soir de la défaite de Lionel Jospin, circule dans les milieux politiques un principe sur les élections voulant que « l’on ne soit jamais réélu sur un bilan ! ». C’était, selon les exégètes un conseil de François Mitterrand aux élus. C’est de plus en plus vrai! Impossible de parler bila car on ennuie l’assistance qui veut sa dose d’espoirs même viciés! En effet dans notre société de l’éphémère tout s’oublie très vite. Personne ne souhaite entendre ou lire des retours sur le passé destinés à mesurer un chemin parcouru que chacun veut très vite oublier. Il faut savoir ensuite que lorsque le bilan n’est pas parti des mémoires des électrices et des électeurs, ces derniers ont tendance à déclarer que c’est tout à fait normal en rajoutant même maintenant : vous avez été élu pour ça ! ». Enfin la notion même de bilan déplaît dans la mesure où il suppose la fin d’un principe ancré dans les esprits : « personne ne tient ses promesses ». J’en ai tenu beaucoup dans un canton ou près de 20 % de l’électorat ne sait pas ce que j’avais promis en 2008.

Ce dimanche 22 mars je serai le seul sortant en lice sur le canton de Créon. J’ose donc affirmer que si les gens veulent voter en faveur d’un élu local ayant mis ses actes en accord avec ses paroles ils peuvent sans crainte choisir le bulletin où figure mon nom.

Le cumul des mandats : j’avais dit que je le refuserai !C’est fait ! L’assiduité dans mon mandat : c’est fait avec 100 % aux sessions plénières du début à la fin et seulement 2 commissions permanentes manquées pour d’autres réunions obligatoires! Dépasser les clivages politiciens s: c’est fait ! J’ai respecté le suffrage universel dans chaque commune et travaillé directement avec tous les élus dès 2008 ou depuis 2014 ! Participer à la vie locale : j’ai répondu à toutes le sollicitations si elles étaient compatibles avec mon emploi du temps sur un canton de 38 collectivités territoriales (intercommunalités, syndicats, communes), 3 collèges, 3 gendarmeries et 10 « maisons de retraite », 5 établissements spécialisés pour enfants ou adultes handicapés !

Absolument tous de ce qui était le plus grand canton de France en nombre de communes(28) ont bénéficié du soutien effectif et efficace du conseiller général et du conseil général. Aucune d’elle n’a eu un projet refusé ou non soutenu s’il était conforme à la politique départementale. La plus dotée aura été celle de Croignon en terme d’investissement puisque sur 7 ans elle a bénéficié de plus de 1 200 euros par habitant de subvention de la part du département auxquels il faudrait ajouter les sommes obtenues sur des fonds LEADER dont le présidais l’attribution… La moins bien dotée n’a déposé aucune demande et s’est contentée de récupérer le montant de son Fonds d’Aide à l’Équipement des Communes (FDAEC) car elle n’avait aucun projet d’envergure en 7 ans !

Il en va de même pour la quasi-totalité des associations ayant présenté une demande pour une manifestation et ayant sollicité mon soutien. Bien entendu dans les deux cas (communes et associations) le Conseiller général ne peut s’associer qu’aux initiatives prises : au total ce sont plus de 700 propositions différentes qui ont été étudiées et aidées. Il faut y rajouter plus de 50 dossiers d’aide économique dont le plus grand nombre est d’ailleurs dans le centre bourg de Latresne (14). Certes c’est toujours insuffisant mais on ne peut absolument pas soutenir celles et ceux qui ne veulent pas de soutien ! Actuellement toutes les conventions (Convention d’aménagement de Bourg dite CAB ou Convention d’aménagement d’écoles dite CAE) ont été acceptées et signées sauf la CAE de l’école de Latresne qui semble repartir dans le courant de la semaine prochaine avec l’espoir que la majorité départemental actuelle subsiste !

Tenir parole c’est aussi avoir fait fonctionner le Conseil consultatif citoyen cantonal (le seul de Gironde) librement constitué, piloté par l’association pluraliste Gironde Citoyenne. Il a étudié les actions d’intérêt général cantonal a permis de préparer des dossiers comme les trajets et horaires Transgironde, les déchets, la métropole, la proximité, l’eau et l’assainissement, les rythmes scolaires avec els élus et les citoyens intéressés. On peut y ajouter les comptes rendus de mandat effectués dans les communes du canton pas vague de 4 différentes chaque année depuis 2009, les rencontres annuelles de programmation avec les conseils municipaux volontaires ou les maires intéressés ainsi que la participation aux assemblées générales auxquelles le conseiller général est invité.

J’ai été de quasiment de toutes les manifestations lorsque l’on m’a fait l’honneur de m’y convier et de toutes les inaugurations impliquant le conseil général souvent pour y représenter le Président. J’ai siégé au bureau (1° vice-président) du SDIS 33 (construction du centre de secours de Créon), j’ai présidé durant 6 ans le Comité départemental du Tourisme (développement de la filière itinérance à vélo) et j’ai présidé au plan départemental simultanément les commissions du tourisme et de l’environnement (schéma départemental des déchets) durant 3 ans avant d’assumer la gestion du budget départemental de 1,5 milliard d’euros quasiment tous els jours. J’ai participé depuis 2011 à absolument toutes les réunions du lundi de coordinations des vice-présidents du Conseil général !

J’ai reçu plus de 700 personnes individuellement pour des cas particuliers ou des démarches d’intérêt général et j’ai tenté de soutenir celles qui pouvaient traverser des difficultés sans me soucier de leurs origines ou même de leur lieu de domiciliation.

C’est aussi ce bilan à faire valoir (1) qu’il faudrait jauger et juger au premier tour, comme celui de la majorité départementale de gauche du Conseil général dont peu de monde a parlé. Mais… le 22 mars sera-t-il pris en considération ? J’en doute compte-tenu de la tournure prise par la campagne !
Jean-Marie Darmian
(1) je tiens toutes les statistiques à la disposition des électrices et des électeurs soucieux de les vérifier… me joindre sur jmdarmian@club-internet.fr