Le racisme est omniprésent dans le sport malgré les campagnes de communication devant soit-disant l’atténuer. En définitive sa montée est exactement comparable à celle d’une société gangrenée par des prises de position ordinaires finissant par instaurer une opinion dominante banale. La constitution de fait de clubs ou de pratiques communautaristes de tous bords accentue un phénomène qui touche tous les secteurs. Et ce ne sont pas les déclarations tonitruantes de Karim Benzéma qui vont arranger les choses. Elles sont au niveau intellectuel du personnage qui dans le fond n’est que le reflet de celui du monde du ballon rond professionnel. Pourris par des salaires totalement décalés avec la réalité sociale, proies permanentes de profiteurs en tous genres, dénués de toute référence culturelle, soumis à des pressions permanentes de leur entourage certains de ces pseudos prodiges ont totalement perdu les pédales.
En traitant ouvertement le sélectionneur de « raciste » Benzéma a simplement témoigné d’un égoïsme spécifique que l’on retrouve dans tout le milieu pourri par le fric. Le joueur du Real de Madrid, vainqueur de la Champion’s League etse considérant donc comme une grande vedette indispensable a été « conseillé » pour pourrir le climat autour de cette équipe de France qui n’a pas voulu de lui ! Une forme de vengeance permise par les propos antérieurs d’Eric Cantona  et Djamel Debouzze qui avaient en quelque sorte libéré la parole.
«Benzema est un grand joueur, Ben Arfa est un grand joueur, a d’abord affirmé Cantona. Mais Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique…Je ne suis pas surpris qu’il ait utilisé la situation de Benzema pour ne pas le prendre. Surtout après que Valls ait dit qu’il ne devrait pas jouer pour la France. Ben Arfa est peut-être le meilleur joueur en France aujourd’hui, mais il a des origines. Je suis autorisé à m’interroger à propos de ça » a asséné Cantona. Une sorte de permis de porter de nouveaux coups à ces Bleus dont la très grande majorité portent le maillot de la terre d’accueil de leurs parents ou grands-parents et qui peuvent par certains devenir des « collabos » !
Quand Djamel ajoute « ces gamins représentent en plus tellement de choses, notamment en banlieue. N’avoir aucun de ‘nos’ représentants en équipe de France…Tant qu’on ne permet pas aux quartiers d’évoluer et qu’on n’ en fera pas des Sillicon Valley, qu’on ne leur permettra pas de s’épanouir humainement, socialement et économiquement, on ‘leur’ en voudra toujours d’être ce qu’ils sont. Karim Benzema, et par extension Hatem Ben Arfa, payent la situation sociale de la France d’aujourd’hui ». Un second viatique donné pour les attaques frontales contre le sélectionneur qui n’est absolument pour rien dans cette situation des banlieues.
A ces deux penseurs sociologues auquel pourrait se joindre un certain Anelka que je préfère nettement et sincèrement quand ils sont sur scène oublient la calamiteuse coupe du monde en Afrique du Sud durant laquelle le groupe avait explosé pas seulement pour des raisons footballistiques mais pour des affrontements internes liés des formes complexes de communautarisme… Il serait intéressant à cet égard de connaître l’avis sincère et intégral de Domenech ou par exemple celui de Jean-Pierre Escalettes qui fut Président de la Fédération  sur ce sujet ! On pourrait aussi faire raconter à Gourcuff ce qu’il a vécu durant cette campagne calamiteuse. Cet épisode a servi de leçon à Deschamps qui sait fort bien que la meilleure équipe n’est pas une liste de noms !
Il vaudrait mieux redonner un vrai sens à une sélection et rappeler que la morale existe aussi dans la pratique sportive comme dans le reste de la société. Enfin on peut l’espérer !
Quand Cantona de Debouzze tente de persuader l’opinion que Benzema est une victime expiatoire d’un système il ne font que l’inciter à se victimiser comme absolument toutes les personnalités s’étant fait prendre les doigts dans la souricière. Dans la même journée un ex-vice-président de l’assemblée nationale utilise exactement le même système pour tenter de diminuer sa responsabilité : lui-aussi serait une victime des guerres internes à son parti ! Pas mieux pour Nicolas Sarkozy qui est une victime des juges s’acharnant sur lui. Les Le Pen pratiquent la victimisation… et les exemples sont tellement nombreux que l’on pourrait établir un recueil des victimes expiatoires de complots savamment montés… En fait ils ne font qu’appliquer qu’un principe que Deschamps va certainement inculquer aux Bleus : la meilleur défense c’est l’attaque ! Attendons ensuite la fin de l’Euro est le procès qui variera selon le résultat !