Plus une seule journée sans que les médias annoncent que tel ou tel produit nocif pour la santé humaine se retrouve dans les multiples produits de la chaîne alimentaire humaine. Chaque fois ou presque la réponse institutionnelle est la même «  respirez, mangez ou buvez tranquille les normes inquiétantes ne sont pas atteintes. Il n’y a aucun danger ! » Bref vous pouvez continuer à vivre sans trop être attentifs à ce que l’on vous propose puisque nous avons les preuves scientifiques que tout va pour le mieux dans le monde du fric ! Pourtant de partout les alertes se multiplient. En prenant les produits toxiques les uns après les autres mais surtout sans les cumuler dans leur nocivité respective. En fait des doses infirmes d’insecticides ajoutées à d’autres doses moins infimes des pesticides donnent des cocktails qui finissent par ruiner une santé fragilisée par un contexte oppressant !
C’est ainsi que les fameux œufs néerlandais (sont-ils les seuls?) cumulent probablement bien des potions peu magiques ! Le gouvernement des Pays-Bas a révélé mercredi soir qu’un autre agent «modérément toxique» avait été utilisé comme insecticide. Le responsable? Toujours la société Chickfriend, déjà incriminée dans l’affaire du fipronil. Les autorités signalent que l’amitraze n’aurait été utilisé «que dans un seul élevage bovin et avicole en tant que tue-mouche» mais bel et bien présent dans ce type d’exploitation ! Vous allez aimé la nuance : « l’amitraze » est un insecticide modérément toxique » mais il s’ajoute à un autre « modérément toxique » en attendant le troisième toujours modérément toxique. Rappelons que ces « modérément » se retrouvent dans un œuf et pas dans un bœuf ! La France ne serait toutefois pas concernée par ce nouveau scandale. Ouf ! Elle ne l’était pas si vous avez bonne mémoire sur l’affaire du fipronil or sans trop forcer on a dégoté… seize établissements de transformation, deux conditionneurs et surtout 40 grossistes ayant importé des œufs ou des produits à base d’œufs susceptibles de contenir de cet insecticide !
Maintenant il faut « avaler » les révélations sur les produits M&M’s, biscuits Napolitain, gâteaux glacés Monoprix Gourmet… ayant toutes un ingrédient commun : le dioxyde de titane. Le magazine 60 millions de consommateurs a révélé ce jeudi que ce colorant, également appelé E171, était présent sous forme de nanoparticules dans 18 produits testés, ce qui n’est pas indiqué les étiquettes. Si l’association est inquiète, c’est que des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) ont mis en avant la dangerosité de ce produit sous sa forme nanoparticulaire sur des rats. Si l’additif E171 ou dioxyde de titane est en effet utilisé communément dans l’industrie agroalimentaire et cosmétique pour blanchir et intensifier la brillance de confiseries, plats préparés et même des dentifrices, son utilisation sous la forme nano pose question pour la santé parce qu’il passe plus facilement les barrières physiologiques, selon l’association. Allez on ne va pas faire la fine bouche : rien de dangereux ! Ce ne sont que des rats !
Dans le cadre des recherches, ces rongeurs ont été exposés à des nanoparticules d’E171, à un niveau proche de l’exposition alimentaire humaine. Il a été constaté que le dioxyde de titane était absorbé par l’intestin et passait dans la circulation sanguine des rongeurs. Il a fragilisé le système immunitaire de l’intestin en se logeant dans les cellules immunitaires. Plus on a poursuivi l’exposition, plus on a constaté que le système général de l’organisme était touché, en répondant par des inflammations au niveau de la muqueuse du côlon. Ce qui montre que l’absorption et l’accumulation de ces nanoparticules n’est pas neutre. Dans un deuxième temps, les chercheurs ont essayé de voir si l’exposition orale induisait des lésions cancérigènes au niveau du colon (zone souvent concernée lorsqu’on touche à l’alimentation, ndlr). Chez les rats sains, le dioxyde de titane a fait apparaître des lésions pré-cancéreuses dans 40% des cas. Pire encore, chez les rongeurs déjà touchés par des lésions, dans 25% des cas elles se sont accrues.
Toutes les études s’empilent mais avant de prendre des décisions il faut écouler les stocks ! On évalue le coût du retrait des œufs néerlandais du marché à 33 millions ! Un drame économique mais nul ne sait que représente les dépenses pour la santé de milliers de gens atteints de cancers de plus en plus virulents et répartis sur tous les âges!La fréquence des cancers chez les enfants a été 13% plus élevée dans les années 2000 que dans les années 1980, selon une étude de l’OMS qui attribue cette hausse à une meilleure détection mais aussi aux facteurs environnementaux. Entre 2001 et 2010, l’incidence des cancers chez les enfants de moins de 14 ans a été de 140 cas pour 1 million d’enfants par an, évalue cette étude internationale, coordonnée par le Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), l’agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est modérément grave !