De ma fenêtre de confiné de longue durée j’ai un œil sur les traitements du Covid-19. Certes je vis un peu loin de la pharmacie du centre et donc je ne suis pas en mesure de vous indiquer le taux d’augmentation de vente des boîtes de médicaments contenant de la Chloroquine mais je suis en mesure d’annoncer que l’armée ne s’est pas procuré son stock sur ce site.

Heureusement car les quantités (70 kg) ne seraient pas passées inaperçues. Bien évidemment ces achats pharmaceutiques avec l’argent public ne sont pa en lien avec les résultat des expérimentations en cours… usique tout le monde sait qu’ils ne sont pas connus.

En fait il s’agit d’une simple « précaution » au cas où ! L’armée assure «  avoir réalisé, dans le contexte de forte tension d’approvisionnement de matière pharmaceutique, un achat de précaution si jamais la chloroquine était validée par les autorités de santé comme étant utile pour lutter contre le Covid-19. » 

« Il s’agit de sels de chloroquine, ce n’est pas de l’hydroxychloroquine telle quelle mais ils permettent de fabriquer une solution injectable d’hydroxychloroquine », poursuit le Ministère des armées, dont la pharmacie centrale des armées a justement pour rôle « de concevoir et de produire des médicaments, des antidotes et autres traitements adaptés aux risques auxquels pourraient être exposés les militaires ». Dont acte.

On découvre que les militaires cherchent aussi des pistes pour lutter contre le Covid 19 et on voudrait simplement savoir sur quel public ils comptaient effectuer ces injections respectant soyons-en certain.e.s, les protocoles imposés au milieu hospitalier. Le péquin moyen qui souhaiterait, avec un accord médical, utiliser ce médicament ne le peut absolument pas mais la belle Armée française elle n’a pas ces problèmes.

Les services de renseignements de notre superbe pays dans lequel le Chef de guerre au coronavirus tacle ou désavoue en permanence son État-major en charge de l’opérationnel sont par contre d’une redoutable efficacité car ils ont anticipé les propos de l’agité du bocal américain. Ils savaient comme lui que la solution pour enrayer le Covid-19 consistait à effectuer des injections ! La preuve ?

Lors de sa conférence de presse Trump a en effet déclaré :« Supposons qu’on frappe le corps avec une grande (quantité) d’ultraviolets ou juste une lumière très forte. Et ensuite j’ai dit, supposons qu’on amène la lumière à l’intérieur du corps, ce qu’on peut faire à travers la peau ou d’une autre façon…  Et puis je vois le désinfectant qui le neutralise en une minute. Est-ce qu’on pourrait faire quelque chose comme ça, avec une injection à l’intérieur ou… presque comme un nettoyage. Car vous voyez, ça (le virus) va dans les poumons… Ça serait intéressant de tester ça. Je voudrais que vous demandiez à des docteurs en médecine s’il y a moyen d’appliquer de la lumière ou de la chaleur pour neutraliser le virus. » Comme il défend ardemment la Chloroquine le lien est vraiment aisé à faire. Pour une fois, nous avions anticipé !

De ma fenêtre je constate qu’une nouvelle thérapie progresse en France. Certes elle fait comme la précédente l’objet expérimentations sauvages mais elle progresse dans l’opinion publique. En effet comme je suis juste en face du bureau de tabacs et je constate que le nombre de celles et de ceux qui mettent leurs espoirs de prévention dans la nicotine ne cesse de grandir. Ils n’achètent pas des « barils » de tabacs mais ressortent avec des « cartouches » ce qui dénotent une vraie volonté de s’immuniser.

Il ne s’agit pas d’injections mais d’ingestion de fumée salvatrice… On peut penser que si l’armée l’apprend elle va vite rétablir les dotations en cigarettes type Gauloises pour conforter la résistance des poumons à l’envahisseur. D’ici à ce que Trump demain annonce que pour relancer les affaires du lobby du tabac il propose que l’on fasse aux malades des intraveineuses de nicotine, il y a un pas qu’il est capable de franchir.

En attendant, l’irrationnel progresse et il devient extrêmement difficile de déceler des certitudes dans une période où nous aurions besoin de beaucoup moins de doutes. Dans de nombreux pays les politiques et les institutions se discréditent par des actes de communication dénués d’absolument toute rigueur intellectuelle. Certains appellent la religion à leur secours. D’autres naviguent à vue sur un océan de supputations ou au service d’enjeux financiers masqués… de diverses manières.

A-t-on vraiment évolué depuis l’époque de la peste, du choléra, du typhus ? On peut en douter… heureusement qu’il n’y a plus de bûcher en place publique !