Tout le monde sait que dans l’entourage proche de Choupinet, il existe, au moins une personne pour qui les références littéraires constituent la base de la vie ordinaire. Elle a oublié d’apprendre à son protégé un principe immortel que l’on attribue à tort Voltaire alors quelle aurait été approximativement prononcée par Antigone II l’un des rois de Macédoine : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m’en charge ! ». Un constat que l’on est obligé de mettre en permanence sur la table, dans le milieu politique surtout quand on est à l’intérieur.

Avec une certaine naïveté, il espère toujours que celles et ceux auxquels il rend service ou accorde une faveur, lui en seront un jour reconnaissants. Lentement, mais inexorablement, il a dû se séparer de l’un de ses proches, un certain Christophe qui, quand il le regardait, ne le rassurait guère. Son prédécesseur doté du même prénom n’ayant pas su découvrir le nouveau monde et a donc fini dans l’ancien celui des combines politiciennes les plus sordides. Deux « saints » dont les chemins ont désormais divergé du sien.

Choupinet a par exemple eu un coup de foudre pour le fondateur du parc d’attractions ruisselant des valeurs de la France traditionaliste. Un contact avec du vicomte Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon, ayant prié son hôte d’autoriser la réouverture du Puy où des Fous se donnent en spectacle. Par un SMS aussitôt divulgué « l’agité du bocage » avait obtenu satisfaction bien avant les autres.

Le message reçu était on ne peut plus clair : « Décision prise ce matin en conseil de défense : on commence dès aujourd’hui le travail en vue de la réouverture : objectif 2 juin (en fait ce sera le 11). Mandat est donné au préfet de commencer le travail dès aujourd’hui. » Une faveur qui avait fait jaser puisque certains parlèrent de favoritisme, comme si pareil comportement pouvait effleurer l’esprit de Choupinet. Que ne ferait-on pas pour un ami pouvant un jour ou l’autre vous faire un clin d’œil complice.

Las, les intentions les plus nobles ne sont pas toujours récompensées et la vérité est sortie du Puy ! Palsambleu, on n’arrête pas un chouan quand il a une idée derrière la tête. Le vicomte a vite compris que le blanc-seing obtenu lui permettrait de faire la nique aux services de l’État peu désireux de contrarier un pote de celui qui vit au château. Un vieux réflexe de l’ancien régime !

On a donc accueilli, majoritairement masqués certes, 12 000 personnes en un lieu de proximité avéré alors que les consignes restent strictes : « tout rassemblement mettant en présence de manière simultanée plus de 5 000 personnes en milieu clos est interdit sur le territoire national » Bizarrement personne ne semble avoir été informé (Mairie, Préfet) alors que la commission de sécurité avec ces autorités était passée la veille. Peu curieux les visiteurs !

Choupinet en a été fort marri. D’autant que son pote, pas intéressé du tout, a publié, après sa requête sur la réouverture de son lieu fétiche, un livre polémique et a envisagé de le défier dans le tournoi de 2022. Ah ! Si la gouvernante l’avait prévenu il se serait méfié de ses «amis ! » D »autant qu’il semble ne plus avoir trop d’ennemis sur sa droite depuis quelque temps. Il s’en est chargé en distribuant pour le « cinésite » gouvernemental quelques postes de second rôles destinés à fracturer les ambitions. De quoi calmer provisoirement quelques ardeurs…

En se rendant au Puy du Fou, Choupinet pourrait se régaler avec le tout nouveau spectacle intitulé « les Noces de feu » qui précède un autre au titre évocateur « le signe du triomphe »…Tout est symbole dans ce parc et donc le pèlerinage aurait du sens. On peut se douter cependant, qu’après cette entorse aux lois républicaines, Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon, ne fasse pas trop d’Histoire. Il va rentrer dans le rang.

Pendant que le spectacle continue, le Coronavirus poursuit son lent mais inexorable ruissellement parmi la population. Le Puy du Fou a réussi ce que la Fédération Française de Football n’a pas osé envisager, le même soir, dans un espace de 80 000 places où la distanciation physique pouvait être respectée… Présent à cette soirée, Choupinet était reparti du Stade de France avec deux maillots signés par M’Bappé et Neymar… deux de ses amis ! En Vendée il aurait ramené un virus et de l’eau bénite pour le combattre.