Désormais vous aurez une version « Roue Libre Dimanche » avec un invité : mon ami de plus de 50 ans, Christian Grené, acine journaliste « sportif » de Sud-Ouest. Il aura quartier libre et vraiment pourra se promener en Roue Libre … J’espère que vous aimerez ! 

« Je ne suis pas Jean-Marie et je l’envie. Pour ce qu’il est. Pour ce qu’il fait. Et, pour satisfaire  l’envie qui me presse d’occuper ce dimanche qu’il consacre au sable et au roupillon, je trempe une plume tremblante dans l’encrier pour vous écrire. Parce que, même en chantant «Je hais les dimanches», comme la Gréco, je n’aime pas chevaucher la petite reine sans «Roue libre». Et manque d’EPO ! Je n’ai jamais recouru au pot belge, mélange d’amphétamines, de cocaïne et d’aspirine. Sans mon JM Dimanche, je suis en manque. Aussi, je vais vous tenir la jambe en attendant lundi. Pour vous dire –  mais est-ce bien nécessaire? – tout le mal de ces politiques qui parlent un trouble langage. Comme les sportifs, sans doute, mais à leur décharge ils n’ont pas fait l’Etna.

Ces politiques de droite à gauche en passant par le centre mou, en poussant jusqu’aux extrêmes, à qui les chaines d’infos en continu ouvrent complaisamment leur petite lucarne. Ayant de la «graine d’ananar» dans les gènes, je n’ai voté qu’une fois dans ma triste vie. Histoire de savoir comment ça se passait dans un urinoir. Excusez-moi, je voulais dire isoloir! Et devinez quoi? Il m’a fallu trier…  le bon grain de l’ivraie: Le Pen ou Macron. Choisir entre la peste et le cobra, ce serpent à peine moins venimeux que le Covid.

Et j’ai fait comme vous… sans doute, même si  le Résident du Palais de l’Elysée n’est pas responsable de l’intrusion du virus en France. En tout cas, c’est lui qui a introduit cette satanée maladie du «faire en sorte» dans le langage politique à la mode. Elu(e)s de tous bords, cessez donc de «faire en sorte» et passez à l’action avant de penser à la télévision. Pour ça, je vous propose un stage en la bastide, à  Créon, avec pour maitre de conférence Jean-Marie Darmian. Pour vous détendre un peu, entre deux leçons de choses et d’autres, vous pourrez aller « groquer » (*) au Bar des Copains.

Un peu plus haut, je vous parlais des sportifs. Loin de moi l’idée de vouloir  les accabler – ils font avec leurs moyens – mais qu’ils arrêtent un peu de nous rebattre les oreilles comme des cartes à jouer en répétant, comme des pères toqués, que les clés du succès seraient dans les…  «ingrédients» mis dans leur jeu. Vous ne le trouverez pas dans le Calcio, mais sachez qu’un match à San Siro peut se gagner – ou se perdre – grâce à la recette de Verdi pour son osso-buco: de l’oignon, du céleri, des carottes, de l’huile d’olive, de la farine, et même du vin blanc, etc. Vous pouvez ajouter quelques olives noires en fin de cuisson avec 1 cuillerée à soupe de sauge ciselée. Clin d’œil à mon pote Ezio.

J’arrête là parce que c’est bientôt la récré. Et j’ai presque honte de vous écrire aujourd’hui à la place du maître parce que, sur mes carnets de notes à l’école, fleurissaient les « paresseux », « passable », « dilettante », « distrait » et même « peut mieux faire ». Mieux faire… en sorte? »

(*) Je tiens ce verbe de Jacky Coldeboeuf, un ami que nous avions en commun avec Jean-Marie et qui se disait un lointain descendant de Rabelais. En vieux François,  il disait « groquer » pour « trinquer ». Comme ça, un jour, portant un toast à Jean-Marie (Le Pen), je lui ai dit : « Groquons ensemble et vive la Marine ! » Il a tiré la gueule. Heureusement, c’était à blanc…. de l’Entre-deux-Mers