Hommage rendu à Jean-François Broustaut mon ami, maire de Tabanac paru sur mon profil Facebook : 
 
Il tenait du chêne, du pilier de pierre brute sur lequel pouvait reposer l’édifice d’une vie. Jean-François Broustaut avait le pouvoir de rassurer celui qui devait affronter une tempête, car il incarnait la force tranquille, celle que l’on use que quand les circonstances l’exigent. L’ancien rugbyman, homme de pack et de mêlées plus ou moins agitées, a quitté le terrain de la vie après un ultime match contre un adversaire implacable. Il inspirait pourtant la solidité et la confiance par sa stature et sa force morale. Il a mis un genou à terre avant inexorablement de céder, ce qu’il ne supportait pas !
 
Jean-François Broustaut Maire de Tabanac, apportait à sa commune un bon sens sans modération, une pugnacité de chaque instant pour l’intérêt général, un souci immodéré de proximité, un art de vivre intensément les choses simples. Il aimait partager le miel de l’amitié, quelles qu’en soient les circonstances, comme s’il avait besoin de retrouver l’ambiance de ces fameuses troisièmes mi-temps d’une autre époque au Stade Bordelais et surtout à Cenon.
 
Le collectif restait son repère essentiel. D’ailleurs sa fierté pour « ses » ruches en témoignait amplement. Ses cérémonies des vœux, avec le clin d’œil du choix de la cravate, resteront comme un résumé de son appétence pour l’auto-dérision. Il était sérieux sans jamais se prendre au sérieux. Sur les planches dans des sketchs donnés avec Françoise pour les cruches sadiracaises, il donnait la vraie dimension de son envie de rire, de croquer les travers d’uns société qu’il fuyait parfois au sommet d’une palombière et qui constituait la meilleure réponse pour lui, aux aléas de l’action publique.
 
Son humour, parfois caustique accompagnait une franchise brute de décoffrage, témoignant d’un caractère bien trempé et plus d’une aversion pour les jeux de pouvoir. Homme porteur de fortes valeurs ancrées dans son parcours et ses actes, Jean-François aimait le combat des idées. Il ne fuyait jamais le débat et il le recherchait même souvent sans se dérober comme il l’aurait fait quand la castagne et les pignes surgissaient dans une rencontre d’Ovalie. Il ne supportait pas les coups tordus.
 
Jean-François aimait profondément la vie ordinaire, ce quotidien dont on découvre la valeur toujours trop tard. C’était à la fois pour beaucoup d’entre nous un camarade de pensée et un compagnon de table ; un copain réconfortant et un ami intransigeant ; un repère sécurisant et un porteur d’une tendresse bourrue. Sa silhouette
massive se promènera encore longtemps entre coteaux et vallées de Tabanac. L’esprit Broustaut demeurera !
 
Que Françoise, ses enfants et petits enfants soient assurés de notre affectueuse amitié et de notre volonté farouche de nous souvenir de ce que Jean-François nous a apportés.