Pegasus, le cheval ailé de l’espionnage des gens qui comptent en Europe surtout, semble remuer les certitudes de l’amitié entre pays. Dans le fond, dans le milieu du renseignement, jamais le fameux principe « gardez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ! » n’a été autant valable. Un micmac invraisemblable d’échanges de services a conduit à de la sous-traitance, à du donnant-donnant, à du « je ne t’ai rien dit mais voici ce que je sais »... Un système qui s’il est avéré pose tout de même l’efficacité des protections réelles qui entourent les décideurs, les relais d’opinions ou les influenceurs de la géopolitique.

Comment croire un seul instant qu’un groupe de journalistes… soit dans le domaine de la sécurité, plus informés, efficaces, perspicaces que les personnes formées spécialement par leur État pour éviter ce type de pratiques ? Difficile d’admettre que les grands services dont sont dotées les régimes occidentaux n’aient pas imaginé un seul instant que Pegasus, le cheval de Troie des téléphones mobiles, puissent surveiller leurs « patrons » quand eux s’en servaient directement ou indirectement les autres.

Pourrait-on savoir si par exemple la France, victime outragée de première ligne, de ce logiciel l’a utilisé ou l’utilise encore ou a demandé à d’autres de le faire pour elle ? Vous n’aurez jamais la réponse sauf si des victimes ailleurs s’en plaignent car ces informations sont marqués par le…secret défense ! Pendant que l’on évoque les « vols » de Pégasus on ne cause pas des dérives ordinaires qui n’ont probablement jamais cessé bien que toutes les assurance que c’était impossibles aient été inscrites dans la loi.

Sur cette liste des « victimes » figure les numéros de nombreux journalistes. On y trouve aussi, selon les découvreurs de ce système, ceux de correspondants étrangers de plusieurs médias dont le Wall Street Journal, CNN, France 24, El Pais ou l’AFP qui peuvent donner par leurs sujets ou leurs infos, une image défavorable du pays dans lequel ils exercent. Ils ont aussi trouvé les coordonnées des journalistes de Mediapart Lénaïg Bredoux et Edwy Plenel parmi les 10 000 que les services secrets du Maroc ont ciblés. Bien évidemment ces gens là n’intéressent que… les services secrets marocains !

Certes il y a des numéros plus passionants comme celui de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe ainsi que de plus d’une douzaine de membres de son gouvernement. Pasionnant d’apprendre qu’à la rigueur  Jean-Yves Le Drian, Christophe Castaner, Gérald Darmanin ou Bruno Le Maire aient pu intéresser une puissance étrangère semble plausible pour des raisons stratégiques. Il en va tout autrement pour d’autres noms sur la liste.

A part les commandes de repas au homard qu’est-ce que Pegasus a pu apprendre au Maroc en espionnant François de Rugy ? En quoi les mobiles de Gilles Le Gendre (LREM) dont on connaît les prises de positions inquiétantes, François Bayrou (dangereux révolutionnaire) ou Adrien Quatennens (plutôt que Jean-Luc Mélenchon), justifient une telle prise de risques. Où allaient les informations collectées ? Restaient-elles au Maroc ? A qui étaient-elles destinées ? C’est probablement l’essentiel qu’une enquête pourrait mettre à jour… Enfin on peut simplement l’espérer.

L’immense iceberg de la mise en fiches (elles ne sont plus cartonnées) et en codes flotte sur les mers de la planète. La paranoïa grandissante prend racine dans ces constats aisément transposable dans le quotidien. La partie visible du système plaît beaucoup aux « touristes » que nous sommes alors qu’elle devrait alerter les citoyens que nous devrions être, car sous le niveau de nos certitudes se trouvent les dangers les plus importants. Le problème c’est que nous sommes toutes et tous incapables de « plonger » pour en vérifier la réalité et nous vivons donc dans l’illusion.

Il faut des journalistes courageux, compétents et des médias vraiment soucieux d’informer sur des bases solides pour que nous en connaissions une faible partie. Pegasus cheval ailé né du corps de Méduse qui avait été décapitée par Persée a servi selon la mytholPegasus, le cheval ailé de l’espionnage des gens qui comptent en Europe surtout, semble remuer les certitudes de l’amitié entre pays. Dans le fond, dans le milieu du renseignement, jamais le fameux principe « gardez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ! » n’a été autant valable. Un micmac invraisemblable d’échanges de services a conduit à de la sous-traitance, à du donnant-donnant, à du je ne t’ai rien dit mais voici ce que je sais… Un système qui s’il est avéré pose tout de même l’efficacité des protections réelles qui entourent les décideurs, les relais d’opinions ou les influenceurs de la géopolitique.

Comment croire un seul instant qu’un groupe de journalistes… soit dans le domaine de la sécurité, plus informés, efficaces, perspicaces que les personnes formées spécialement par leur État pour éviter ce type de pratiques ? Difficile d’admettre que les grands services dont sont dotées les régimes occidentaux n’aient pas imaginé un seul instant que Pegasus, le cheval de Troie des téléphones mobiles, puissent surveiller leurs « patrons » quand eux s’en servaient directement ou indirectement les autres.

Pourrait-on savoir si par exemple la France, victime outragée de première ligne, de ce logiciel l’a utilisé ou l’utilise encore ou a demandé à d’autres de le faire pour elle ? Vous n’aurez jamais la réponse sauf si des victimes ailleurs s’en plaignent car ces informations sont marqués par le…secret défense ! Pendant que l’on évoque les « vols » de Pégasus on ne cause pas des dérives ordinaires qui n’ont probablement jamais cessé bien que toutes les assurance que c’était impossibles aient été inscrites dans la loi.

Sur cette liste des « victimes » figure les numéros de nombreux journalistes. On y trouve aussi, selon les découvreurs de ce système, ceux de correspondants étrangers de plusieurs médias dont le Wall Street Journal, CNN, France 24, El Pais ou l’AFP qui peuvent donner par leurs sujets ou leurs infos, une image défavorable du pays dans lequel ils exercent. Ils ont aussi trouvé les coordonnées des journalistes de Mediapart Lénaïg Bredoux et Edwy Plenel parmi les 10 000 que les services secrets du Maroc ont ciblés. Bien évidemment ces gens là n’intéressent que… les services secrets marocains !

Certes il y a des numéros plus passionants comme celui de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe ainsi que de plus d’une douzaine de membres de son gouvernement. Pasionnant d’apprendre qu’à la rigueur  Jean-Yves Le Drian, Christophe Castaner, Gérald Darmanin ou Bruno Le Maire aient pu intéresser une puissance étrangère semble plausible pour des raisons stratégiques. Il en va tout autrement pour d’autres noms sur la liste.

A part les commandes de repas au homard qu’est-ce que Pegasus a pu apprendre au Maroc en espionnant François de Rugy ? En quoi les mobiles de Gilles Le Gendre (LREM) dont on connaît les prises de positions inquiétantes, François Bayrou (dangereux révolutionnaire) ou Adrien Quatennens (plutôt que Jean-Luc Mélenchon), justifient une telle prise de risques. Où allaient les informations collectées ? Restaient-elles au Maroc ? A qui étaient-elles destinées ? C’est probablement l’essentiel qu’une enquête pourrait mettre à jour… Enfin on peut simplement l’espérer.

L’immense iceberg de la mise en fiches (elles ne sont plus cartonnées) et en codes flotte sur les mers de la planète. La paranoïa grandissante prend racine dans ces constats aisément transposable dans le quotidien. La partie visible du système plaît beaucoup aux « touristes » que nous sommes alors qu’elle devrait alerter les citoyens que nous devrions être, car sous le niveau de nos certitudes se trouvent les dangers les plus importants. Le problème c’est que nous sommes toutes et tous incapables de « plonger » pour en vérifier la réalité et nous vivons donc dans l’illusion. Il faut des journalistes courageux, compétents et des médias vraiment soucieux d’informer sur des bases solides pour que nous en connaissions une faible partie.

Pegasus cheval ailé né du corps de Méduse qui avait été décapitée par Persée a servi, selon la mythologie grecque de monture à plusieurs héros pour effectuer leurs exploits. On en est bien loin de cette vision… légendaire. En attendant ne faites pas trop confiance à votre mobile car il ne vous veut pas que du bien !