Les faux en tous genres sapent la fiabilité des règles communes

Nous baignons dans une société du faux semblant…vrai. Les technologies les plus sophistiquées ne résistent pas au savoir-faire de pirates d’une redoutable habileté qui repèrent toutes les failles dans de systèmes de masse n’ayant qu’une sécurité limitée. Mails frauduleux, SMS avariés, publicités mensongères, fausses cartes en tous genres circulent sans cesse alors que les mots de asse, les codes, les contrôles se multiplient en pure perte. Rien n’est mieux qu’une période de crise pour exploiter la crédulité et plus encore le manque de vigilance des utilisateurs de procédures qui sont… imposés par le milieu économique, social ou politique.

Ils circulent en France de manière intensive et dans tous les domaines. La facilité d’accès des plus habiles des citoyens aux nouvelles technologies et la prolifération logique des outils sophistiqués de traitement des images ou de tous les supports officiels ont accru les actes de créations de faux. Notre pays a une place de préférence sur le podium de l’usurpation identitaire et de la fraude documentaire internationale, restant l’un de rares pays à conserver encore le chèque bancaire en tant que moyen de paiement courant, tout en sachant que l’usurpation et la falsification de signatures sur cette modalité de paiement est très répandue, et parfois fatale pour les victimes, notamment les personnes âgées.

Quelles que soient vos précautions vos coordonnées personnelles sont stockées, utilisées et revendues d’une manière ou d’une autre pour des démarches commerciales « honnêtes » ou pour des utilisations beaucoup moins convenables. Les lois, les réglementations sur la protection des données sont mal appliquées ou illusoires. Il est totalement vain de croire que vos noms, prénoms, âge, lieu de naissance, adresses, mails, numéros de téléphone ne sont pas récoltés et monnayés quels que soient votre statut social et votre volonté de les protéger.

Autrefois il fallait fouiller dans les poubelles pour les trouver ce qui étaient beaucoup plus difficiles que peut être une usurpation criminelle dans le contexte des nouvelles technologies. A l’insu de votre plein gré et sans que vous en ayez la moindre idée vous pouvez vous retrouver sur un vaste hypermarché international parallèle, où l’accès à vos informations personnelles est acahtable par des structures ayant pignon sur rue qui les utilisent sans bouger de chez eux.

Actuellement, la fraude documentaire touche tous les secteurs économiques, ainsi que toute activité humaine et sociale : cession de véhicules à l’aide de faux papiers, arnaques sur Internet de tout genre, détournements d’héritages, fausses offres de travail chez Pôle Emploi et ailleurs, accusations mensongères, propositions de gains mirifiques, livraisons imaginaires, achats forcés, usurpation de logos, de signatures,  de documents d’entreprise, dons notariés illusoires, testaments alléchants, gains aux jeux, émissions de fausse monnaie, médicaments frelatés … ! Internet a tout facilité. Les faux sont partout et sous des formes impossibles à déceler si l’on n’est pas un éminent spécialiste. La profusion des faux devient ub fléau. 

La très grande majorité de ces arnaques de plus en plus crédibles et professionnelles vise à récupérer de l’argent directement ou indirectement. Il appartient à chacun d’éviter les conséquences d’une erreur dont les conséquences ne sont que pour votre propre sort. Il en va tout autrement avec la vogue actuelle des faux pass sanitaires puisque une personne non vaccinée qui utilise un tel document génère un risque fort pour celles et ceux qui le côtoient. Il s’agit d’un abus de confiance et d’un usage de faux ! Quelque 110 000 faux pass sanitaires seraient en circulation en France, et plus d’une centaine d’interpellations, sur 400 enquêtes ouvertes avaient eu lieu en France. 

Des filières très structurées existent et se dépêchent à engranger des sommes importantes. Alors bien entendu il y a aussi les initiatives personnelles prises par des détenteurs du droit de créer les fameux documents. Dans bien des cas les « distributeurs » et les « receveurs » se parent dans une brume idéologique justifiant cette utilisation d’un document qu’ils critiquent et refusent. Position qui les concerne personnellement et qu’ils doivent assumer mais il y aune forme de lâcheté à « tricher ». car cet acte peut avoir des conséquences sur toutes celles et tous ceux que l’on fréquente.

L’économie parallèle du « faux » n’a jamais été aussi florissante. Elle est même mondialisée puisque le « marché » est immense et les profits franchissent à une allure vertigineuse les frontières comme le fait en quelques secondes la fraude fiscale. C’est beaucoup moins dangereux que le trafic de drogue ou celui des migrants. En un clic, dissimulé derrière un écran, loin des exactions que l’on commet on détourne de sommes record. Si 110 000 pass sanitaires (c’est sûrement beaucoup plus) sont en circulation et s’ils ont été vendus comme on le dit en moyenne 200 € il est aisé de calculer que c’est un rapport de 22 millions d’euros ! Omicron est une manne.

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14 réponses à Les faux en tous genres sapent la fiabilité des règles communes

  1. christian grené dit :

    Après le joli conte du père Omicron, voici les comptes la mère Cantile. Ad’taleur!

  2. J.J. dit :

    « …le chèque bancaire en tant que moyen de paiement courant, tout en sachant que l’usurpation et la falsification de signatures sur cette modalité de paiement est très répandue,…. »
    Mes activités de trésorier d’association m’amenaient à recevoir de très nombreux chèques, et la négligence étant un sport national, ceux ci étaient souvent mal renseignés : sommes , destinataire du chèque, date, etc., et le pire : manque la signature !
    Au début de mes activités, je renvoyais consciencieusement le chèque à son expéditeur, avec tous les ennuis que ça procure. Et un jour, lassé, j’ai essayé un truc : avec un stylo de la même couleur que le reste du chèque j’ai écrit « grigri » à la place de la signature. Jamais un chèque ne m’a été retourné.

    • Laure Garralaga Lataste dit :

      Ce qui en dit long……… sur la surveillance de nos comptes par les banques ! ! ! Et pourtant, elles se gavent de notre fric sans assurer les risques de fraudes… !
      Que faire contre leur laxisme ?

    • Laure Garralaga Lataste dit :

      Moi, qui n’est pas fait « polytechnique »…, à mon âge, je suis la cible parfaite… Aussi, je n’ouvre et ne partage qu’avec « Roue Libre »… ! ! ! Ah! Ah ! Ah!
      Allez, je vous quitte… j’ai rendez-vous chez mon dentiste… Ay ! Ay ! Ay !

      • J.J. dit :

        Ça c’est de la chance, d’avoir un dentiste !
        Le nôtre vient de prendre sa retraite et suite à une trentaine d’appels aucune réponse positive : – « Nous ne prenons plus de patients. »

        • Laure Garralaga Lataste dit :

          Selon où tu crèches (puisque nous sommes à 2 pas de Noël !…) et… Si tu n’as pas besoin d’urgence… Je peux te dépanner… (06-16-98-75-02… les indésirables sont priés de ne pas déranger)..

          • Laure Garralaga Lataste dit :

            à @ J.J.

            En revanche il te faudra beaucoup de patience avant d’obtenir un rendes-vous… Car le bon dentiste… fait comme les jolies filles… !

    • Bernie dit :

      @ JJ. Qu’est-ce que la cyberguerre ?
      Est-ce un bug d’internet ou tout autre chose mettant les humains en mauvaise posture.

  3. Philippe Labansat dit :

    Il y a surtout plein de faux personnages respectables.
    Beaucoup ont bâti et accumulent des fortunes extravagantes sur des pratiques, au mieux douteuses, au pire crapuleuses.
    D’autres se sont hissés aux plus hautes responsabilités, comme les premiers se voient encensés et plébiscités par les media.
    Et puis, quelque temps plus tard, on découvre la vraie nature de ces personnages qui dégringolent de leur piédestal.
    Trop tard ! Pendant quelques mois, souvent quelques années, on a forcé notre respect, voire notre admiration pour un escroc.
    Par exemple, on nous a fait retirer notre chapeau devant M. Guéant, Préfet, ministre de l’intérieur et conseiller du Prince. L’État a mis tous les moyens pour que l’on fasse place et que l’on s’incline devant ce personnage, qui ne méritait qu’une claque dans le museau de la part de tous les français.
    Ce n’est là qu’un exemple. Après cela, étonnez-vous que le citoyen lambda ait la tentation du faux. Le faux plastronne, le faux préside, le faux gouverne…

  4. J.J. dit :

    « ces personnages qui dégringolent de leur piédestal. »
    Pour certains même pas : voire le score scandaleux d’un ex candidat aux élections présidentielles-prévenu mis en examen , et qui a toujours de nostalgiques supporters.

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