Assis… Debout… Assis… Debout… Assis… Debout

Dedans… Dehors. Assis… Debout. Manger… Jeûner. Confiner… Libérer. Masquer… Démasquer. Voyager… Demeurer. Le citoyen même le plus respectueux des règles sanitaires doit se promener dorénavant avec un manuel des adaptations à appliquer selon le lieu, la date ou la santé dont il bénéficie. Un luxe de détails d’application dans la lutte contre la pandémie transforme les mesures gouvernementales en notice de montage d’un meuble Ikéa. Un sacré boulot pour celle ou celui qui tient à continuer à vivre tout en essayant de se préserver de la pandémie pour préserver les autres.

Suivant un énième épisode de recommandations obligatoires, les Françaises et les Français se sont rués sur les fameux autotests donnant raison de manière flagrante au principe voulant que « plus on cherche, plus on trouve ». Cette discipline consentie ajoutée au seul point sur lequel les spécialistes sont d’accord, la rapidité de contamination de Omicron, a provoqué une ruée sur le dispositif. Faute de vous tirer les vers du nez grâce au goupillon parfois manié par les vérificatrices comme un sabre, le dispositif permet de vous alerter sur votre état de santé. Le moment est désagréable et l’incertitude du quart d’heure de vérité ressemble étrangement, selon les dames, au test de grossesse. Une découverte pour les Hommes. 

Dans le fond cette détection volontaire n’a pas grand intérêt car le virus avance à une telle vitesse que vous pouvez être négatif un matin et vous retrouver positif le lendemain. Tout dépend de vos fréquentations dont nul ne sait à l’avance si elles sont recommandables. Le misanthrope casanier ou l’ermite déterminé échappent évidemment à cette procédure qui devrait donc être quotidienne pour les affamés de sorties en tous genres. Bouger devient dangereux. Se recroqueviller apporte un brin de sécurité. Tout le monde hésite.

Même le fameux « métro, boulot, dodo » n’a plus aucun sens puisque les statistiques sont implacables : c’est dans les deux premiers segments du triptyque que les risques sont les plus élevés. Et pour le dodo il vaut mieux vérifier si votre « partenaire nocturne » possède bien son passe sanitaire et bientôt vaccinal en règle. Plus que jamais la France va donc se ranger derrière la plus dangereuse des références, celle résumée par « maison, gazon, télévision ». Rester chez soi pour travailler, manger, dormir, se distraire constitue la base même de la lutte contre le « Haut Micron ». Avant d’en sortir une révision des consignes s’impose et nécessite une même la volonté constante de s’informer via les télés perroquets qui en profitent pour accentuer le doute qui vous assaille. Elles ne vivien que d’une peur à l’autre.  

Le nouveau dispositif va priver bien des citoyens d’informatiosn de première bourre. Le stationnement debout devant les comptoirs du bistrot est en effet interdit. Il vous faudra y passer comme le feraient les Formule 1 dans leur stand de Grand Prix pour y changer les pneus. Techniquement c’est assez facile. Vous faites les cent pas dans le bar la tasse à la main, et vous vous accordez deux secondes pour ravitailler. Si par hasard la Police ou la Gendarmerie qui n’ont que ça comme mission de protection des populations fragiles à accomplir passent, vous filer d’un pas décidé vers les toilettes que vous avez repérées à l’avance.

Pour satisfaire la clientèle le patron rapprochera les chaises et augmentera dans le même espace le nombre de tables, et serrera un peu tout le monde. Assis par sagesse ou debout par défi, prêt à décliner votre identité en même temps que votre passe sanitaire, vous résisterez en espérant que le virus respectera votre souci de respecter des textes et règlements manquant de vigueur. Il se trouvera bien un éminent spécialiste pour assurer que la position assise considérée comme celle du missionnaire anti-Covid, évite la pénétration subreptice de Omicron dans votre corps. Méfiez-vous tout de même.

Dans une brasserie, un bistrot, un restaurant faute de casser la gueule à l’invisible ennemi du bien-être du peuple, il restera possible de casser une petite graine sans aucun problème. Une bonne situation assise vous permet dit-on d’éviter de toute évidence les risques « contaminatoires ». Attention cependant n’allez pas payer au comptoir et réclamez la note à votre table avant de vous lever et sortir. Il vous faudra alors redevenir un passant masqué sur les espaces publics urbains après avoir été un client démasqué dans un lieu clos.

Les fabricants de pop-corn toussent puisqu’il ne sera plus possible de mâchouiller leur polystyrène en regardant les Tuches 4. La consommation de boissons et d’aliments est maintenant nterdite dans tous les cinémas, les théâtres, les équipements sportifs et les transports collectifs, y compris longue distance. Il faudra aller se cacher dans les toilettes n’ont plus pour fumer mais pour déguster son jambon beurre acheté en gare à moins de l’avoir préventivement dévoré debout sur le quai avant de regagner sa place assise. Vu le retard habituel des trains le voyageur affamé aura tout le temps de se rassasier. Ce sera plus difficile dans les avions ! De toutes les manières, il a été annoncé que ces mesures seraient appliquées avec discernement. C’est rassurant. En attendant protégez vous. 

Ce contenu a été publié dans ACTUALITE, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

8 réponses à Assis… Debout… Assis… Debout… Assis… Debout

  1. Laure Garralaga Lataste dit :

    Hier, petit voyage en Dordogne… Déjeuner au resto… Résultats: pass vaccinal obligatoire et on ne se lève que pour aller… ou aux toilettes ou pour sortir avec le ventre plein… puisque nous sommes en Dordogne !

  2. J.J. dit :

    « Dans le fond cette détection volontaire n’a pas grand intérêt car le virus avance à une telle vitesse que vous pouvez être négatif un matin et vous retrouver positif le lendemain.

    Expérience très déplaisante vécue par des proches travaillant en milieu hospitalier dès la première vague, qui n’était qu’une vaguelette, que dis-je une risée !

    « Tel qui « négativera » jeudi, dimanche positivera. « 

  3. Laure Garralaga Lataste dit :

    J’ai bien dit et écrit… « pass vaccinal »… ! En son absence…, tu sautes à la corde devant le resto !

    • Catherine dit :

      Oups chère Laure, sans doute cet excès de zèle a-t-il une explication. A ma connaissance le client d’un resto n’a pas à décliner son statut vaccinal. Ou bien son patron avait il été trompé par de faux pass’ ?

      • Laure Garralaga Lataste dit :

        Excellente question chère Catherine ! Ma réponse opte pour la deuxième solution que la patronne nous a bien expliquée en insistant sur les risques de fermeture… ce qui nous aurait privé de repas, puisque dans la Dordogne profonde, en cette fin d’année, ils sont peu nombreux à rester ouverts !

  4. facon jf dit :

    bonjour,
    Oliver Castex et Stan Veran se sont produits l’autre soir dans leur sketch sur les nouvelles mesures contre le coronavirus. Le péril est imminent pour le chiffre d’affaire. Des mesures RADICALES sont prises : pas le droit de boire debout dans les bistrots, pas le droit de boire et manger pendant les six heures de notre trajet en Flixbus (où tous les passagers, rappelons-le, sont dûment munis du pass sanitaire, bientôt vaccinal, certifiant qu’ils ont bien reçu leurs doses de vaccin réglementaires, avec même en plus un ou plusieurs tests, on ne sait jamais, par précaution)… Le délire est total.
     » oh! Stanley il faut faire une loi pour interdire aux virus de voler à moins de 1,5 m du sol. Bonne idée Oliver de cette façon les clubs échangistes resteront ouvert . Oui Stanley à condition de consommer assis ou couché et sous réserve de respecter la jauge de 2000 participants « .  » Mais Oliver pour les skieurs quelle position adopter aux tire-fesse ? Stanley!! ils utiliseront des luges et ils skieront couchés » .  » oh ! Oliver des tas de vaccins décongelés sont périmés* que va-t-on faire avec ? Ne pleure pas Stanley je vais changer les dates et je vais faire accélérer la cadence d’injection en vaccinant les petits enfants ».  » oh! Oliver les enfants dans les transports n’auront plus le droit de manger et boire, ce n’est pas dangereux pour leur santé? Stanley les enfants feront leur goûter assis dans les toilettes! ».  » oh! Oliver le télétravail pour les boulangers et les mécaniciens ne va pas être facile. Pas de soucis Stanley les boulangers ont l’habitude d’être dans le pétrin et pour les mécaniciens ça baignera dans l’huile ».  » Oh! Oliver le variant O’ macron va faire la course en tête ce n’est pas dangereux? Mais non Stanley depuis 5 ans bientôt il détruit les défenses des plus pauvres et les plus riches en sont très satisfaits »
    Tout compte fait je préfère les originaux
    http://cinememorial.com/film_1932_-_SANS-SOUCIS__.LES_6874.html
    Bonne journée
    *Santé publique France – Extension de la durée de conservation du vaccin Pfizer
    Le courrier indique bel et bien que la durée de conservation des flacons de Comirnaty (le vaccin produit par les entreprises Pfizer et BioNTech) est passée de 6 à 9 mois.
    Tous les flacons dont la date d’expiration est postérieure à mars 2022 indiqueront la durée de conservation de 9 mois. Par ailleurs, cette extension de 3 mois peut être appliquée rétroactivement aux flacons fabriqués avant cette approbation.
    Santé publique France, le 6 octobre 2021

    • Laure Garralaga Lataste dit :

      @ à facon jf

      Comme le font dire Laurel et Hardy par « ho ! Oliver » à Stanlay…
      « … et sous réserve de respecter la jauge de 2000 participants. »
      Question d »une vieille néophyte adoratrice des deux comiques déjà cités… N’est-ce pas déjà trop !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.