La période fastueuse des horroscopes est ouverte

Après 48 heures de semi-répit, la France et bien d’autres pays vont replonger dans la vague de la pandémie. Certes le nombre de ces épisodes récurrents varie selon les décisions gouvernementales mais les effets demeurent les mêmes : angoisse collective vis à vis des risques encourus par une contamination. Les oracles ayant la particularité d’être qualifiés de « scientifiques » tentent de rassurer ou d’alerter selon les moments de la journée ou même parfois les lieux ou ils s’expriment. Les « monteurs » de plateaux télévisés changent la distribution du film « Haut Micron » selon la tonalité qu’ils souhaitent donner à leur émission.

Alors que tous le supports grouillent de prévisions sur l’avenir il semble que leurs auteurs ou auteures ne soient guère meilleurs en terme d’annonces sur la crise sanitaire que les savants sur plateaux. La modestie ne les étouffe pas car ils annoncent des périodes fastes au cours d’une année durant laquelle on ne connaît pas le sort qui nous attend le lendemain. Des tests vendus en supermarché peuvent désormais remplacer la lecture de l’horoscope. Il faut aller chercher la « vérité »  au fond de ses narines alors que les rédactrices ou rédacteurs des pages consacrées à ce qui peut arriver scrutent les évolutions, planétaires. Quel est le système le plus fiable ? Le doute est permis.

Depuis des millénaires, les humains ont été obsédés par leur futur. Des centaines de systèmes entretenus par des croyances « rentables » ont été utilisés pour offrir des visions susceptibles de guider le comportement des êtres humains. Une irrationalité qui progresse au fur et à mesure que la société s’effondre ou devient inquiétante. Acyuellement quatre Français et Françaises sur dix disent croire en l’astrologie, selon une enquête de l’Ifop avec la Fondation Jean Jaurès, publiée début décembre 2020. Chez les 18-24 ans, ils sont près de 70 % à croire aux parasciences, dont l’astrologie.

La « recette » reste identique quelle que soit le support de la prédiction. L’extra-lucidité repose essentiellement su des méthodes séculaires consistant surtout à éviter de donner des informations trop précises pour que les récepteurs puissent y retrouver une part de leurs propres souhaits

La première technique consiste à multiplier les prédictions d’événements relativement communs inspirées par l’état de l’opinion, les grands constats sociétaux ou climatiques, les constantes de la nature humaine. L’identification du demandeur  à ces grandes options entraînera une adhésion garantie car il s’y retrouvera. Un bon horoscope vous annoncera par exemple qu’après la période des fêtes « votre cholestérol est à surveiller » ou que « vous devez vous mettre au régime ».

En jouant sur tous les thèmes (sauf les plus angoissants) dans une année il est assez aisé de faire mouche plusieurs fois et de se constituer une clientèle. Ce sont en effet de ces annonces dont se souvient la lectrice ou le lecteur. Et parmi les nombreuses prédictions données à une personne, cette dernière peut oublier les échecs et ne se souvenir que des prédictions réussies.

L’utilisation de la science reste la socle de la prédiction. Les mouvements des planètes est absolument incontestable et il constitue une base dont le demandeur de lisibilité de son avenir ignore absolument tout. Il ne sera jamais possible de contredire ce que le rédacteur d’un horoscope va annoncer car notre esprit critique n’a aucune base pour le faire. Qui a la capacité à remettre en cause « l’arrivée de Mercure », le « départ de Jupiter », « les bons aspects d’Uranus », « les freins de par Saturne » ou « l’influence de Vénus » ? Autant de références zodiacales rendent « crédibles » les phrases qui suivent ces mouvements « scientisés ». Le plus amusant c’est de lire ou d’écouter ce qui était prévu vous concernant… le lendemain. Vous verrez que vous finirez par trouver que les événements ont correspondu à ce qui était écrit ou annoncé.

Des recherches multiples ont été effectuées sur l’impact de l’horoscope sur la vie quotidienne de l’opinion dominante. Que l’on y croit ou pas, il nous arrive en effet tous un jour de jeter un coup d’œil rapide sur notre horoscope. Une chercheuse a divisé le pannel concerné en trois groupes : un groupe dans lequel ils lisaient un horoscope positif de leur signe, un second où ils lisaient un horoscope négatif de leur signe et enfin un troisième où ils lisaient un texte neutre sur la technique de brassage de la bière. Les participants des différents groupes ont ensuite dû remplir une tâche différente dans chacune des trois études.

 Les personnes ayant lu un horoscope positif se sont montrées plus créatives et plus positives dans leurs interprétations de différentes situations. Et elles ont également obtenu de meilleurs scores aux tests de performances cognitives, des tests qui normalement ne varient pas beaucoup. Tout porte donc à croire que de manière inconsciente, que la lecture de l’horoscope a un impact sur la façon dont nous allons appréhender notre journée.  Dans le journaux quotidiens les pages les plus lues sont celles des décès et des prévisions astroogiques.

Plus intéressant encore : ces observations sont les mêmes que les sujets aient tendance à croire en l’astrologie ou pas du tout. C’est le principe des prophéties auto-réalisatrices : nous sommes plus attentifs aux faits et aux signes qui vont dans le sens des prévisions. C’est tout… Et c’est valable dans un sens comme dans l’autre. Vous en voulez une preuve. La voici selon Philippe Geluck : « Je parie que mon horoscope n’avait pas prédit que je ne le lirais pas cette semaine. Je vais tout de même vérifier… »

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24 réponses à La période fastueuse des horroscopes est ouverte

  1. J.J. dit :

    Bien que l’objet de moqueries et de critiques, les pronostics et autres horoscopes ont toujours la faveur d’un certain public.

    Sir Bertrand Russel a fort bien résumé ce recours à l’irrationnel dans sa célèbre formule : « L’homme est un animal crédule qui a besoin de croire. En l’absence de raisons valables de croire, il se satisfait de mauvaises. »

    J’apprécie également les pronostics intemporels qu’avait rédigés François Rabelais pour l’année 1533.

    « Dont pour ceste années les chancres yront de cousté. et les cordiers à recullont, les escabelles monteront sur les bancqs, les coissins se trouveront ou pied du lict; lez couilles pendront à plusieurs par faulte de gibessiere; le ventre ira devant; le cul se assoyra le premier; l’on ne pourra trouver la feubve au guasteau des Roys; » Rabelais, chap. III : Des maladies de cette année.

    J’aime bien aussi celles du Sâr Rabindranath Duval.
    « – Pouvez-vous détecter les normes absurdes ?
    – Je le peux.
    – Vous pouvez vraiment le faire ?
    – Oui…
    – Il peut le faire ! Alors on l’applaudit très fort !

  2. facon jf dit :

    Bonjour,
    Madame Soleil était mondialement connue comme astrologue. Malheureusement, son horoscope lui a menti sur la date de son décès.

    Les deux plus grands maîtres de l’humour
     » Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, j’ai le grand plaisir honorifique de présenter à vous ce soir, n’est-ce pas, tout à fait exceptionnellement dans le plus simple appareil, une beauté qu’on vient d’arracher, à on ne sait pas à quoi d’ailleurs ! De vous présenter le Sar Rabindranath Duval, qui est le descendant authentique des grands Sars, des grands visionnaires de l’Inde, n’est-ce pas ! Votre sérénité…

    – Hum ! Hum !
    – Vous avez bien dîné déjà ? Bon ! Vous descendez des grands Sars de l’Inde, n’est-ce pas ?
    – Oui.
    – Vous êtes né dans l’Inde ?
    – Je suis né dans l’Inde.
    – A quel endroit de l’Inde ?
    – Châteauroux.
    – A Châteauroux ! Extraordinaire ! Vraiment ! D’ailleurs, je crois savoir de source sûre que votre père était hindou !
    – Hindou, oui.
    – Votre grand-père ?
    – Hindou.
    – Et votre arrière-grand-père ?
    – C’était un dur.
    – Voilà donc par conséquent, n’est-ce pas, il a depuis de longues années la pratique de la vision hindoue. Dites-moi, Votre Sérénité, vous avez le don de double vue ?
    – Oui, je vois double.
    – Il voit double ! je m’en doutais un peu d’ailleurs; vous voyez donc, mais c’est héréditaire ?
    – Héréditaire !
    – C’est atavique.
    – Non, c’est à moi !
    – Je veux dire, c’est congénital !
    – Non, c’est quand j’ai trop bu.
    – Il faut dire, n’est-ce pas, je tiens absolument à préciser, que Sa Sérénité fait de grands exercices tous les jours, quotidiennement presque, pour conserver son don de double vue. Il fait le yoga, n’est-ce pas ? Vous faites le yoga ?
    – Oui, oui.
    – C’est le yoga de…
    – La Marine !
    – Et il surveille également de très près son alimentation… Quelle est votre alimentation ? Qu’est-ce que vous prenez pour votre dîner ?
    – Uniquement de la cuisine à l’huile.
    – La cuisine des Sars ?
    – La cuisine des Sars, oui !
    – Oui, mais pourquoi ?
    – Parce que les Sars dînent à l’huile !
    – Les Sars dînent à l’huile ! Vraiment, ce n’est pas trop tiré par les cheveux du tout parce qu’il n’en a plus ! Alors, si vous permettez, nous allons nous livrer sur quelques personnes de l’assistance publique, à des expériences tout à fait extraordinaires. Votre Sérénité, je vais vous demander de vous concentrer soigneusement… Voilà ! Vous êtes concentré ?
    – Je suis concentré.
    – Il est concentré comme on dit chez Nestlé… parfait Votre Sérénité, concentrez-vous bien, vous êtes en transe ?
    – Oui, je suis en transe napolitaine.
    – En transe napolitaine, n’est-ce pas ? Votre Sérénité, concentrez-vous bien, et dites-moi, je vous prie, quel est le signe zodiacal de monsieur ?
    – Monsieur est placé sous le double signe du Lion et du fox à poil dur.
    – Oui, dites-moi quel est son caractère ?
    – Impulsif, parallèle et simultané.
    – Quel est son avenir ?
    – Monsieur a son avenir devant lui, mais il l’aura dans le dos chaque fois qu’il fera demi-tour.
    – Il est vraiment extraordinaire ! Voulez-vous me dire, à présent, quel est le signe zodiacal de mademoiselle ?
    – Mademoiselle est placée sous le triple signe bénéfique de la Vierge, du Taureau et du Sagittaire avant de s’en servir.
    – Ah ! C’est ça. Il a raison ! Il a mis dans le mille, n’est-ce pas ? Il a mis dans le mille, comme disait Jean-Jacques Rousseau. Votre Sérénité, au lieu de vous marrer comme une baleine…Excusez-nous, Sa Sérénité est en proie aux divinités contraires de l’Inde: Brahma et Vichnou. Brahma la guerre et Vichnou la paix. Voulez-vous me dire, s’il vous plaît, Votre Sérénité, quel est l’avenir de mademoiselle ?
    – L’avenir de mademoiselle est conjugal et prolifique.
    – Ah ! Prolifique ?
    – Oui.
    – Qu’est-ce que ça veut dire ? Elle aura des enfants ?
    – Oui.
    – Des enfants ?
    – Des jumelles.
    – Des jumelles ! Combien ?
    – Une paire avec la courroie et l’étui !
    – Voulez-vous, à présent, je vous prie, me dire quel est le signe zodiacal de monsieur ?
    – Ce monsieur est placé sous le signe de Neptune, Mercure au chrome.
    – Quels sont ses goûts ?
    – Monsieur a des goûts sportifs. Son sport préféré, le sport cycliste.
    – Bien. Qu’il peut pratiquer sans inconvénients ?
    – Oui, mais à condition toutefois de se méfier.
    – Se méfier. De qui ? De quoi ?
    – De certaines personnes de son entourage qui prétendent que sa compétence dans le domaine de la pédale exerce une fâcheuse influence sur son comportement sentimental.
    – Ah ! Encore une fois vous avez mis dans le mille. Mais, dites-moi, qu’est-ce que vous lui conseillez municipal ?
    – Je lui conseille vivement de ne pas changer de braquet et de surveiller son guidon.
    – Votre Sérénité, tout à fait autre chose à présent. Pouvez-vous me dire quel est le sexe de monsieur ?
    – Masculin.
    – Oui. Vous êtes certain ?
    – Oui. Vous pouvez vérifier.
    – Non, non, on vous croit sur parole ! Et dites-moi, quelle est sa taille ?
    – Un maître soixante-seize debout, un mètre cinquante-six assis, zéro mètre quatre-vingt-trois roulé en boule.
    – Et dites-moi, il pèse combien ?
    – Oh… deux fois par mois !
    – Non, non ! Excusez le Sar, n’est-ce pas, il ne comprend pas bien le français. Je vous demande quel est son poids P.o.i.x. ?
    – Soixante-douze kilos cinq cents ! Sans eau, sans gaz et sans électricité.
    – Oui, dites-moi quel est le degré d’instruction de monsieur ?
    – Secondaire.
    – Oui. Est-ce que monsieur a des diplômes ?
    – Oui, monsieur est licencié GL.
    – Licencié GL ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
    – Ça veut dire qu’il travaillait aux Galeries Lafayette et qu’on l’a foutu à la porte.
    – S’il vous plaît, Votre Sérénité, concentrez-vous bien, combien monsieur a-t-il de dents ?
    – Trente dedans et deux dehors !
    – Voilà très bien ! Monsieur a-t-il des complexes ?
    – Oui ! Monsieur fait un complexe… A certains moments, il prend sa vessie pour une lanterne.
    – Et alors ?
    – Et alors, il se brûle !
    – Dites-moi, Votre Sérénité, mon petit bonhomme, dites-moi de quelle nationalité est madame ?
    – Française.
    – Oui. Et son père ?
    – Esquimau !
    – Et sa mère ?
    – Pochette surprise !
    – Très bien !… Et ta soeur ?
    – Ma soeur, elle bat le beurre et quand elle battra…
    – Bon, bon, oui, ça va !
    – Escroc, voleur !
    – Espèce de mal élevé, mauvaise éducation, excusez-le. il n’y a pas longtemps… Il en a une touche là-dessus ! Tiens, encore il y a trois ans, il n’avait même pas un plateau, il avait directement le pied de la table… Mais enfin, ça c’est autre chose… Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, S’il vous plaît … ?
    – Oui !
    – Euh !
    – Quoi ?
    – Qu’est-ce que vous pouvez me dire ?
    – Je peux vous dire que vous ne savez plus votre texte..
    – Si vous étiez intelligent, dites-moi donc qu’est-ce que je dois vous demander à présent ?

    Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, c’est très important, concentrez-vous, pouvez-vous me dire quel est le numéro du compte en banque de monsieur ?
    – Oui.
    – Vous pouvez le dire ?
    – Oui !
    – Vous pouvez le dire ?
    – Oui !
    – Il peut le dire ! Bravo ! Il est extraordinaire, il est vraiment sensationnel !

    Votre Sérénité, quelle est la nature du sous-vêtement de monsieur ?
    – Monsieur porte un slip.
    – Oui. De quelle teinte ?
    – Saumon fumé.
    – Tiens, tiens, en quoi est-il ?
    – En chachlick mercerisé.
    – Ah ! Il a un signe particulier ?
    – Oui. Il y a quelque chose d’écrit dessus.
    – Quoi donc ?
    – Suivez la flèche.
    – C’est merveilleux. Tout à fait extraordinaire ! Votre Sérénité, monsieur que voici que voilà a-t-il un signe particulier ?
    – Oui, un tatouage.
    – Ah ! Un tatouage ! Très intéressant ! C’est bien exact, n’est-ce pas ? je ne le lui fais pas dire ! C’est bien exact ! Et où se trouve situé le tatouage de monsieur ?
    – Je suis extrêmement fatigué, je m’excuse…
    – Allons, allons, voyons… Monsieur Schumaker !
    -… C’est très délicat et je suis fatigué.
    – Il est dans un état épouvantable, excusez-le. Votre Sérénité, je vous demande où se trouve situé le tatouage de monsieur ?
    – Le tatouage de monsieur est situé à un endroit que l’honnêteté et la décence m’interdisent de préciser davantage.
    – Ah ! bon, mais qu’est-ce que vous entendez par là ?
    – Oh ! par là j’entends pas grand-chose !
    – Je vous prie de vous concentrer davantage, espèce de malotrou ! Alors, que représente le tatouage de monsieur, s’il vous plaît ?
    – Bon ! Le tatouage de monsieur représente… enfin lorsque monsieur est en de bonnes dispositions… le tatouage représente: d’un côté la cueillette des olives en Basse-Provence, et de l’autre un épisode de la prise de la Smalah d’Abd-El-Kader par les troupes du duc D’Aumale en mille huit cent quarante-trois.
    – Ah ! Parfait ! Et de plus ?
    – Et c’est en couleurs !
    – Ah ! C’est en couleurs ! Bravo ! Mes félicitations, monsieur ! Vraiment, si, si, vraiment très bien ; mes compliments, madame ! Madame a de la lecture pour les longues soirées d’hiver, c’est parfait. Votre Sérénité, vraiment, vous avez été extraordinaire, c’est vrai, vraiment, il est vareuse… il est vareuse..
    – Eh !…
    – Non, il est unique, pardon, je me suis trompé de vêtement, mais ça ne fait rien. Il ne me reste plus qu’à envoyer des baisers à l’assistance publique. Bonsoir mesdames, bonsoir mesdemoiselles et bonsoir messieurs ! « .
    Et bonne journée

    • Bernie dit :

      Bonjour Façon JF,
      Ça fait 43 ans que je connais cette blagounette :
      « Un nouveau papa est appelé à régner (araignée) pourquoi pas libellule ou papillon

  3. Christian C. dit :

    N’oublions pas un autre maître des mots, Raymonde Devos.
    Ici « L’horoscope » dit par Bernard Pinatel.
    https://www.youtube.com/watch?v=ad7pL-KXgi8

    L’humour, l’amour sauveront-ils l’humanité…à lire dans une prochaine roue libre ?

  4. Laure Garralaga Lataste dit :

    @ à mes amis… J. J, facon j.f et Christian C…
    Selon une idée répandue, il faut être trois pour apprécier une contrepèterie : une personne qui l’énonce, une qui la comprend et une autre qui ne la comprend pas.
    Comme je fais la 4e… ce serait Christian C qui n’aurait rien compris… !
    Bonne année 2022 (v’là les flics… planquez-vous… au lit !).

  5. christian grené dit :

    Holà. Je voudrais à mon tour évoquer Michel de Notre-Dame, alias Nostradamus, qui a eu la chance de pas partir en fumée, lui; il a fait bien des (é)mules sur les réseaux sociaux. Maintenant, je me remets à la lecture de Facon JF. On dirait Michel de… Montaigne. En plus drôle.
    Bonne ann… Euh! Bonne journée.

    • J.J. dit :

      Il n’est pas mal du tout Montaigne(j’ai un fort faible pour Michel de Montaigne, avec Rabelais, dont je fis la découverte avec émerveillement) qui écrivit :

      « Et au plus eslevé throne du monde, si ne sommes assis, que sus notre cul » Essais, III, 13, De l’expérience.

  6. facon jf dit :

    Quelques savoureuses contrepèteries poétiques
    La m(use) m’ha(bite)
    Le poète qui rêve est un (néant) fé(cond). (Victor Hugo)
    Je cherchais dans leurs (f)lancs ma raison é(g)arée […]. (Racine, « Phèdre », I, 4)
    Il tourne ses regards aux ( b)ords qu’il a (qu)ittés […]. (Lamartine, « Elégie »)
    En quelque endroit que j’aille, il faut (f)endre la(p)resse. (Boileau, « Satire », VI)
    A moi, (Com)te, deux (mot)s ! (Corneille, « Le Cid », II, 2)
    Et pour finir un slogan de campagne 2022
    Macron nous a ( d)it deux gros (m)ois
    et un souvenir de 2017
    Qui a véhiculé le Président flambant ( je vous laisse chercher)
    Je vous souhaite une année pleine de rires et de joies ( ce n’est pas une contrepèterie ne vous faites pas une entorse au cerveau)

    • facon jf dit :

      les parenthèses sont pour Laure ;-)))

      • Laure Garralaga Lataste dit :

        @ façon j.f
        Merci à toi…
        Et voici un conseil d’amie qui ne te veut que du bien… « n’écoute pas les louanges du renard qui n’en veut qu’à ton corp beau… » !
        Et comme je doute que tu aies trouvé la réponse à ma contrepèterie, la voici (mais ça restera un secret entre nous 2)…
        « flanquez-vous »… au lit!

  7. Laure Garralaga Lataste dit :

    @ à faconjf
    Moins gentille : quand tu écris… »A moi, (Com)te… ! (Corneille, « Le Cid », II, 2) » Même écrit avec un « m »… mesures-tu l’insulte que tu fais à ces pauvres Espagnols ?

    • facon jf dit :

      référence pour référence
      Une étymologie populaire apparente con à « con(n)in » ou « con(n)il », qui désignait en vieux français le lapin, dérivé du latin cuniculus. On retrouve cette racine dans le castillan « conejo », le catalan « conill », l’italien « coniglio », l’ancien occitan « conilh », le breton « konifl », l’alsacien « Kénjele », le néerlandais « konijn » et l’allemand « Kaninchen ». Le terme cuniculture (ou cuniculiculture) désigne l’élevage des lapins
      Jules Michelet indique :
      « C’est une impiété inepte d’avoir fait du mot con un terme bas, une injure. Le mépris de la faiblesse ? Mais nous sommes si heureux qu’elles soient faibles. C’est non seulement le propagateur de la nature, mais le conciliateur, le vrai fond de la vie sociale pour l’homme. »
      Pour revenir à l’art de la contrepèterie un des rares domaines à employer encore le mot dans son sens premier, ou ses dérivés. Les plus connus sont les contrepets suivants :

      « À Beaumont-le-Vicomte », François Rabelais ;
      « Une belle thèse avec des bons côtés », Luc Étienne ;
      « Ce bond est digne d’un comanche », Ahmédée et Lharidelle ;
      « L’art de décaler les sons », définition autoréférente de la contrepèterie et titre d’un ouvrage sur le sujet

      Il m’a bien fallu apprendre sur le sujet depuis mon enfance et les moqueries sur mon patronyme.

      • Laure Garralaga Lataste dit :

        @ à mon ami facon jf
        Je comprends mieux pourquoi même internet s’évertue à vouloir corriger les moqueries de ton patronyme… ! En effet, regarde plus haut… j’ai écrit façon et non facon (même qu’à l’instant, il le souligne par 2 fois en rouge) … !

        • J.J. dit :

          Corneille se complaisait dans ce genre qui doit s’appeler du joli non de Kakemphaton :
          – Et le désir s’accroît quand l’effet se recule. (Polyeucte)
          – Car ce n’est pas régner qu’être deux à régner.(La mort de Pompée)
          Et celle là à deux coups !
          – Je suis romaine, hélas! puisque mon époux l’est.(Horace)
          Et le joli Hugo :
          « Il sortit de la vie
          Comme un vieillard en sort. »
          ou encore
          « Mon père en ma prison
          Seul à manger m’apporte  »

          Il y en a des recueils.

          • Laure Garralaga Lataste dit :

            @ à J.J.
            Et voilà-t-il pas… que le jaloux s’immisce dans la conversation !

          • faconjf dit :

            Votre sein doux pour le corps c’est / Ce que mes vers pour l’âme sont […] / Mon bon petit cœur confit doit » (Je suis né au Chili, chanson de Boby Lapointe). Un autre maitre de la langue Française

  8. Laure Garralaga Lataste dit :

    @ à facon jf
    Il m’épate…! Il m’épate…! Il m’épate…!
    JF parle 8 idiomas (attention pas d’amalgames, cela n’a rien à voir avec le mot « idiot » !).
    Être capable de traduire le mot « lapin » en 4 langues nationales et 4 langues de nos chères provinces est un exploit qui honore cette célèbre confrérie de « Roue Libre »… !

    • faconjf dit :

      Désolé de vous décevoir, mes compétences ne vont pas jusque là. Google est mon ami voila tout… Quand j’entends un compliment immérité, mes oreilles ont la nausée. Scusami, ma quando sento complimenti immeritati mi si rizzano le orecchie. Bonne soirée

      • Laure Garralaga Lataste dit :

        @ à faconjf
        Pour ne plus entendre de compliments, j’ai la solution… « les boules Quies » ! Ceci est un amical conseil, pas une Pub !

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