« Brigades anti-Z » cherchent volontaires motivés

Quelles sont les actions des citoyen.ne.s rejetant de manière indiscutable les prônes de « Z » ou de Madame Marine ? Dans la période actuelle, leur seul choix réel se cantonne à des contre-manifestations plus ou moins violentes lors de ses venues dans les grandes villes. Le constat est négatif puisque tous les médias constatent que le nombre des protestataires n’est jamais à la hauteur de celui des partisans. Quelques images bien choisies et l’effet renforce l’idée que si ces gens-là s’opposent aux slogans populistes de. « Z » et Madame Marine c’est que dans le fond ils profèrent des vérités.

C’est un peu comme les fakenews qui acquièrent leur authenticité par le fait qu’elles sont combattues et interdites de reproduction. Le complotisme se base sur justement la critique frontale et simpliste pour décliner son argument : « ces réactions d’hostilité cachent une volonté de dissimuler des réalités gênantes ». L’argument a permis aux plus détestables dictateurs de l’Hisoire d’arriver au pouvoir. La « croyance », la « révélation » et le fait de « psalmodier » inlassablement les mêmes slogans détruisent le peu d’esprit critique que l’Education a introduit dans les esprits de la grande majorité des récentes générations.

Il ne s’agit donc pas de « réagir » en permanence mais « d’agir ». Le flot de contre-vérités déversées avec l’aplomb que peuvent avoir les escrocs de la pensée ne laisse pas trop de temps pour réagir et démonter des mensonges crédibilisés par leur seule outrance. Chaque jour « Z » prend de vitesse ses détracteurs en lançant une boule puante destinée à ouvrir un nouveau front intellectuel. Il joue, car il en connaît parfaitement les modes de fonctionnement, sur le fait que les médias instantanés démultiplient pendant des heures des propos spécialement conçus pour leur appétit de scandale. Ils sont livrés en pâture sans aucune vérification (ou très molle et décalée) dans le système à créer des opinions dominantes.

A Gauche c’est règlement de comptes dans le corral où sont rassemblés la troupe des gagne-petit. On n’a pas le temps à consacrer à vitre bâtir une stratégie de « démontage » des affirmations multiples et avariées de « R » ou de Madame Marine. Il y a eu des coalitions d’intellectuels, d’universitaires et d’élus de talent pour mener la révolte contre les propos de la papa de la Marine. Désormais les voix d’antan se sont tues. Hugo, Zola, Jaurés ou Camus doivent se retourner dans leur tombe. Personne n’a une notoriété suffisante pour réveiller d’autres consciences.

Qui prendrait l’initiative de crée des comités « anti Z » ? Qui a assez de poids pour transgresser les clivages et constituer des liaisons de pensée qui systématiquement publieront, communiqueront, débattront pour tenter d’éradiquer cette technique redoutable de l’imprégnation croissante des eprits par le mensonge ? Qui reste capable de s’engager pour mener cette lutte contre l’empoisonnement de la démocratie par « Z » ?

Jacques Semelin, directeur de recherche émérite au CNRS a écrit un bouquin (1) pour contrecarrer les affirmations au relent révisionniste voulant que Pétain ait sauvé les juifs de France. Si 75 % d’entre eux ont échappé à la déportation, ce n’est pas dû à une quelconque protection de Vichy, qui entreprit au contraire de les discriminer et prêta le concours de sa police à l’occupant pour les traquer, mais à l’entrecroisement de plusieurs facteurs : leurs propres stratégies de survie ; les priorités stratégiques du IIIe Reich, initialement moins brutal dans l’ouest de l’Europe ; des réseaux d’entraide ou d’évasion relevant notamment des Eglises ; la complicité ordinaire d’une population prompte à les cacher ou du moins à ne pas les dénoncer ; ainsi que les protestations publiques de plusieurs prélats catholiques, dont l’archevêque de Toulouse, Mgr Jules Saliège (1870-1956), en 1942, aboutissant à infléchir les politiques de persécution.

La « brigade anti Z » a tout son sens. Avant les Présidentielles j’aurai été dans une vingtaine de villages ou villes différentes pour présenter une vision différente de l’immigration. Ce sera ma manière de faire campagne. Ce samedi dans la même journée j’assumerai deux rencontres mémoire avec l’envie de partager pour convaincre. Il faudrait bien d’autres volontaires rappelant le passé pour éviter les erreurs du présent. Sans prétention. Sans ostentation. Sans ambition.  Autrement que par les hurlements et l’anathème, hors des partis discrédités, dans la seule volonté d’offrir une piste de réflexion les « brigades anti-Z » auraient un rôle pédagogique et citoyen. Est-ce réaliste ? Je l’ignore. Est-ce efficace ?  Sommes nous encore capables d’expliquer plustôt que de manifester ? Je l’espère. Est-ce souhaitable je le pense …

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21 réponses à « Brigades anti-Z » cherchent volontaires motivés

  1. J.J. dit :

    « un nouveau front intellectuel ». Associé à Z, que voilà un bel oxymoron !

    Mgr Jules Saliège et également monseigneur Théas, dont j’ai connu des membres de sa famille, tous dans l’Éducation Nationale.

  2. Philippe Conchou dit :

    Que faire,?
    Les zemouriens sont tellement bornés et pour la plupart totalement ignorants de l’histoire que toute tentative de contradiction est impossible.
    Mr Z, (in)digne héritier de Goebbels, sait magner la propagande avec habileté.
    Question : d’où lui viennent ses ressources et à qui profite le crime?

  3. Gilles JEANNEAU dit :

    Il est d’autant plus nécessaire de combattre Z que je me demande s’il n’est pas « sponsorisé » par les ultra-libéraux de LREM pour favoriser l’éclatement du vote de l’extrême droite et donc l’élection de Macron 1er.
    Comme il m’apparait aussi cousu de fil blanc que la multiplicité des candidats de gauche et d’extrême-gauche démontre qu’ils ne veulent surtout pas du pouvoir en ces temps si troublés…
    Ces gens-là ont perdu tout crédit.
    Bon courage

    • Philippe Conchou dit :

      Il me semble que pour l’instant Z fait plutôt le jeu de Pecresse.
      Quand à Macron, vu ce qu’il a en face, il peut dormir tranquille.

    • Laure Garralaga Lataste dit :

      @ à Gilles
      Et quand on a dit çà… Que fait-on ? On regarde la Garonne et le temps… qui s’écoulent tandis que nous coulons ! Combattre Z, je suis pour ! Une condition, savoir pour qui et comment !

      • Laure Garralaga Lataste dit :

        Une question subsidiaire : où en est le nombre de ses signatures ? Pour une fois, je suis doublement d’accord sur ce diagnostic gaullien : « les Français (merci de nous avoir oubliées 1) sont des veaux (2) » !

  4. JACQUELINE ROUDAUT dit :

    J’ai 76 ans je suis bouleversée d’entendre le propos de « Z ». Ces relents de haine sont intolérables. On ne doit pas se taire. Mais comment trouver les arguments pour contrer toutes ces théorie fallacieuses. Comment faire face à ces gens toujours déchaînés et sourds aux moindres arguments contraires à leurs idées. J’ai très peur pour mes enfants et petits enfants. C’est vrai que nous attendons que des voix fortes s’élèvent avant qu’il ne soit trop tard.

  5. Laure Garralaga Lataste dit :

    « Désormais les voix d’antan se sont tues. Hugo, Zola, Jaurés ou Camus »… auxquelles j’ajoute Rocard. Mon père avait coutume de dire… « on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ! » Autre expression d’Olivier Faure le 13 septembre 2020 « nous serons la gauche la plus bête du monde »… C’était prémonitoire !

  6. alain dit :

    je pense que Gilles Jeanneau a tout dit
    merci les médias qui sont incapables d ‘analyser la situation !
    ou pire sont aux ordres

  7. christian grené dit :

    Des brigades anti-Z, d’accord, mais des brigades internationales. De celle qui ont vu Hemingway et Malraux poser la plume et prendre le fusil pour voler au secours des Républicains espagnols. N’est-ce pas, Laurita? Ou comme Orwell qui, lui, a préféré se tourner vers le POUM par rejet du rouge stalinien. Qui me fait penser aux Brigate Rosso (pour parler italien) que les excès de Z… èle ont conduit à coucher Aldo Moro dans le coffre d’une voiture. J’avais alors 30 bornes au compteur. 10 ans après 68.

    • facon jf dit :

      Vous pouvez lire ou relire l’excellent livre d’Orwell sur la guerre d’Espagne vécue de l’intérieur par l’auteur.
      « Hommage à la Catalogne » est en grand livre, autant pour l’Histoire et la politique que pour la littérature. Ce que j’y ai lu a autant de valeur littéraire qu’un grand roman. On peut tout autant lire le témoignage de George Orwell comme une aventure autobiographique que le lire de manière plus politisée. Pour ma part, je l’ai (re) lu pendant le confinement avec en tête ces « Nous sommes en guerre » qui ont jalonné le discours du Méprisant Macron. Cette littérature qui à son époque faisait état du monde, produit maintenant une réflexion sur le cours de l’histoire. Lire Orwell maintenant, c’est dénicher le mensonge des discours où les mots s’appauvrissent.
      https://officialtheablog.blogspot.com/2019/05/hommage-la-catalogne-1936-1937-pdf.html
      ET en plus c’est gratos !

    • Laure Garralaga Lataste dit :

      @ à Christian
      Plongée dans ma relecture (je ne t’oublie pas), je me rebranche un peu tard…
      Quand tu me parles de Malraux… tu me conseilles de ne pas changer de cap ? Pas de crainte, mon grand âge ne me fera pas changer de chemin… !

    • GEROME Noëlle dit :

      Qui se réfère dans cette « Nouvelle Aquitaine » aux navires qui venaient de Mourmansk affrètés par France Navigation et qui abordaient à Pauillac chargés d’armes et de matériels pour les Républicains espagnols, avant que leur cargaison parte par camions. Et qui s’émeut de Pablo Neruda négociant et obtenant le passage de plusieurs milliers de Républicains vers le Chili à bord du Winnipeg, et supervisant leur embarquement à partir de Pauillac?
      (cf Jean Ortiz)

  8. Robert FRANCESCHI dit :

    Constat, triste constat que je partage.
    Et les commentaires aussi.
    Et j’ajouterai : n’oubliez pas mes collaborateurs, les cheminots, qui ont pris leur part dans les luttes contre le barbarisme (de toutes origines). Moi je suis trop jeune mais je n’oublie pas ceux qui m’ont appris la vie : c’était ça le statut.
    Et c’est bien une lutte internationale qui s’impose. D’où ma tentative ….

  9. facon jf dit :

    Bonjour,
    le sieur Zéroamour pour suivi à de nombreuses reprises et parfois condamné.
    Pour mémoire À partir de 2010, Éric Z est fréquemment assigné en justice pour ses propos relevant de l’injure et de la provocation à la haine, notamment par les associations Ligue des droits de l’homme, LICRA, SOS Racisme. Il est relaxé à plusieurs reprises mais condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018. Le CSA met en garde plusieurs fois les médias qui diffusent ses propos, et inflige également une amende à CNews pour des interventions considérées comme une incitation à la haine. Le polémiste, qui se prévaut du droit constitutionnel de la liberté d’expression, déclare être « condamné pour délit d’opinion » et ne pas être « un délinquant [mais] un dissident ».
    Si j’en crois le canard enchaîné, Le polémiste Zéroamour ment effrontément aux juges sur ses revenus. D’après le volatile Z aurait déclaré gagner juste son salaire de polémiste autour de 5000€ mensuels. Revenus pris en compte par la justice pour fixer les amendes éventuelles. La réalité semble un brin différente ses revenus révélés par la presse auraient dépassé les 265 000 € de prestations merdiatiques et ses activités « littéraires » 240 000€ en 2019. Pour 2021 en plus de ses 5 000€ mensuels déclarés son activité d’auteur et d’éditeur de son  » La France n’a pas dit son dernier mot tiré à presque 300 000 exemplaires lui aurait rapporté entre 1.760.000 et 2 millions d’€.
    Ce Z est un exemple de transparence!
    Est-ce sérieux de confier un suffrage à cet individu qui ment devant les juges?
    Est-ce sérieux de confier les manettes du pays à un pilote qui conduit en regardant constamment dans le rétroviseur?
    Est-ce sérieux de continuer à avaler son immonde brouet soit disant historique?
    La cerise sur le cageot est ici: En septembre 2021, Éric Zemmour déclare : « Je ne pense pas qu’on ait bien fait d’abolir la peine de mort. Philosophiquement, j’y suis favorable »
    Perso, j’arrête de fouiller dans la poubelle de Z l’odeur est insoutenable!
    bonne journée

    • Bernie dit :

      @ façon jf
      Je suis favorable à la peine de mort dans le cadre de l’interruption volontaire de grossesse.

    • Bernie dit :

      façon jf, une amie me disait dans les années 70 « si on touche à mes enfants, je ferai justice moi ».
      Réfléchissez sur la peine de mort !

      • facon jf dit :

        Qui mieux que Victor Hugo pour répondre à votre question.
        Préface du Dernier jour d’un condamné (extrait)
        Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, – parce qu’il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. – S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Si vous ne croyez pas à la solidité des barreaux de fer, comment osez-vous avoir des ménageries ?
        Pas de bourreau où le geôlier suffit.
        Mais, reprend-on, – il faut que la société se venge, que la société punisse. – Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu.
        La société est entre deux. Le châtiment est au-dessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui sied. Elle ne doit pas « punir pour se venger » ; elle doit corriger pour améliorer. Transformez de cette façon la formule des criminalistes, nous la comprenons et nous y adhérons.
        Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. – Il faut faire des exemples ! il faut épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter ! – Voilà bien à peu près textuellement la phrase éternelle dont tous les réquisitoires des cinq cents parquets de France ne sont que des variations plus ou moins sonores. Eh bien ! nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. Loin d’édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité, partant toute vertu. Les preuves abondent, et encombreraient notre raisonnement si nous voulions en citer. Nous signalerons pourtant un fait entre mille, parce qu’il est le plus récent. Au moment où nous écrivons, il n’a que dix jours de date. Il est du 5 mars, dernier jour du carnaval. À Saint- Pol, immédiatement après l’exécution d’un incendiaire nommé Louis Camus, une troupe de masques est venue danser autour de l’échafaud encore fumant. Faites donc des exemples ! le mardi gras vous rit au nez.

        Victor Hugo 1829

        Vous me demandez de réfléchir à la peine de mort, je l’ai fait depuis longtemps.
        Que serait-il arrivé à Patrick Dils si la peine de mort eut été toujours en application lors de son procès? Condamné et exécuté? Nul ne le sait et pourtant, Patrick Dils est reconnu comme une victime française d’erreur judiciaire. À 16 ans, le 30 avril 1987, il a été inculpé de meurtres sur deux garçons à Montigny-lès-Metz, en Moselle. Le 27 janvier 1989, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre (faute de peine de mort abolie en 1981).
        À l’issue de la procédure en révision, son innocence est reconnue par une cour d’assises le 24 avril 2002. Il aura passé treize ans et trois mois en prison, victime d’une erreur judiciaire pour laquelle l’État français lui a versé 1 146 000 euros (dont 700 000 euros de dédommagements). C’est l’une des plus graves erreurs judiciaires reconnues en France, et c’est la première concernant un mineur condamné pour meurtre à la prison à perpétuité.
        Et si l’État Français lui avait coupé la tête quelle réparation ? la sécotine ? La lettre d’excuse à ses parents?
        La peine de mort est irrémédiable si une erreur judiciaire se produit, une fois appliquée aucun retour en arrière n’est possible.
        Bonne soirée

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