Il existe des prévisions plutôt alarmantes sur le retour possible d’une crise pouvant déstabiliser les grands pays occidentaux. Des signes de fragilité apparaissent donnant à penser que nous ne nous préparons pas des lendemains qui chantent. Il se murmure qu’une faiblesse des bourses auraient été constatée lors de diverses études sur les évolutions enregistrées au cours de ces dernières années. Il y a tout lieu de s’inquiéter en cette période estivale puisque les rendements espérés ne sont pas au rendez-vous. Les résultats fournis par des experts démontrent en effet une inquiétante usure de l’appareil productif. Il faut oublier tout ce qui pourrait rappeler les rapports fertiles d’une autre époque. Ainsi un drame se prépare quand les spécialistes constatent qu’entre 1973 et 2011, la qualité du sperme dans les pays occidentaux n’a cessé de baisser. En presque 40 ans, elle a diminué de 52,4 %. La quantité de sperme a elle aussi chuté : -59,3 %. Il faut admettre que les actions liées à ces constats ne peuvent qu’être inquiétantes.
La survie des sociétés réputées « supérieures » aux autres se pose avec une vraie acuité. Le déclin du sperme et de sa qualité dans le monde n’est pas nouveau mais ce qui alarme les auteurs de ces nouveaux travaux, publiés dans Human reproduction, est que cette tendance continue à s’accentuer, principalement aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Europe. On se demande bien ce que font les gouvernements concernés face à ces courbes inquiétantes. Un plan d’urgence serait parfaitement justifié avec des mesures de redressement drastiques ! On murmure même que dans certains de ces pays l’efficacité des banques de dépôt est faible et que beaucoup perdent tout leur crédit en raison de la faiblesse croissante des produits de leur collecte. Rien n’est épargné pourtant pour favoriser l’intérêt des déposants mais la crise touche tout le monde avec une diminution de l’efficacité des entreprises de gens en difficulté.
Pour arriver à cette conclusion, des équipes de chercheurs internationaux (Israéliens, Américains, Brésiliens, Danois et Espagnols) se sont basées sur 7.518 études, dont ils ont extrait 185 travaux portant sur 42.935 hommes — dont le sperme a été prélevé entre 1973 et 2011 — sélectionnés en fonction de leur âge, leur période d’abstinence, leur pays d’origine, indépendamment de leur fertilité.
D’après les résultats, la concentration en spermatozoïdes a baissé et leur nombre de moyen observé atteint de 81 millions par millilitre, tout pays confondu. Ce chiffre reste cependant dans la norme fertile de l’OMS qui estime qu’il faut un taux supérieur à 15 millions pour concevoir un enfant… et donc assurer l’avenir !
Contrairement à ce que l’on pourrait penser les « latin’s lovers » dont font partie les Français ne sont pas les moins épargnés par cette crise de confiance. En tout, 26.609 hommes ont pris part à cette étude en France à partir de données récoltées auprès de 126 cliniques de la fertilité réparties sur tout le territoire entre 1989 et 2005. La situation est encore plus inquiétante qu’ailleurs. De 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme au début de l’étude, ce taux est passé à seulement 49,9 millions par ml en 2005 soit une diminution de 1,9 % par an. En parallèle, la proportion de spermatozoïdes bien formés a reculé de 33,4 %. Le sperme « de luxe » des Français ne perd donc pas seulement en quantité, mais aussi en qualité ce qui n’a rien de rassurant pour la renommée des « boursicoteurs  entreprenants » de notre territoire. Leur côte est en baisse !
N’empêche que ces chiffres n’annoncent pas des lendemains rassurants car la cause en est connue : elle lie productivité et environnement. Selon les spécialistes, le phénomène pourrait être lié aux perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques comme les pesticides, qui dérèglent le système hormonal. Autres hypothèses, les produits utilisés dans les plastiques et les cosmétiques ou encore l’obésité, la sédentarité, le stress et le tabagisme qui pourraient également avoir un effet néfaste sur la fertilité.
Pour les auteurs de l’étude, il y a urgence à examiner les causes de ce déclin pour prévenir l’infertilité masculine et au-delà préserver la santé des populations, étant donné qu’une concentration diminuée en spermatozoïdes est associée à des taux de morbidité et de mortalité plus élevés. Les « faillites » ne cessent donc d’augmenter ce qui accroît le danger de voir le désespoir s’installer dans les familles concernées.
Ces mauvaises nouvelles parviennent en plein été, la saison durant laquelle l’activité des bourses n’est pas du tout au ralenti. Bien au contraire. Il faut cependant répéter qu’il est indispensable de ne surtout pas investir dans des entreprises risquées sans précautions et qu’il vaut mieux être couvert pour éviter les désillusions toujours possibles.