Les taxes commerciales ne constituent pas nécessairement la réponse idéale aux problèmes constatés pour l’économie des pays. En effet ce qui constitue le problème essentiel dans un monde marqué par la concurrence libre et non faussée c’est vraiment le niveau social qui accompagne les productions manufacturées. Le coût de fabrication constitue la principale entorse aux échanges entre les exportateurs. L’inénarrable Trump a, pour des raisons strictement électoralistes avant les prochaines partielles, a lancé une guerre avec effet boomerang. En effet il a choisi de pénaliser les importations américaines dans un certain nombre de domaines concernant ses électrices et ses électeurs. « Je tiens une promesse que j’ai faite pendant la campagne », avait annoncé Donald Trump. Son objectif contenu dans son slogan « America first » consiste à relancer la sidérurgie aux Etats-Unis et surtout de lutter contre le déficit commercial américain, qui atteignait 566 milliards de dollars en 2017 (483 milliards d’euros), un record exceptionnel. « Notre industrie a été la cible depuis des années, depuis des décennies même, d’attaques commerciales déloyales. Et ç’a provoqué chez nous la fermeture d’usines ,de hauts fourneaux, le licenciement de millions de travailleurs, avec des communautés décimées. Eh bien, ça, ça va s’arrêter », avait déclaré le président des Etats-Unis. Il a mis ses actes en accord avec cette déclaration provoquant une effet papillon destructeur des équilibres du libre marché.
Son administration a donc imposé des taxes à hauteur de 25 % sur les exportations européennes d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium. Les Canadiens et les Mexicains, autres alliés proches des Etats-Unis et partenaires commerciaux de première importance, sont traités de la même manière. En fait il s’est attaqué aux âys les moins dangereux pour l’économie américaine puisque c’est la Chine qui est jugée responsable des énormes surplus mondiaux ayant mis en difficulté la sidérurgie occidentale ces dernières années. L’absurdité de ces mesures réside dans le fait c’est que le chantre de l’ultra-libéralisme adapte ses positions aux circonstances. Les USA berceau de le déstructuration du commerce international à leur seul profit se mettent à pondre des restrictions ayant un effet boomerang.
Dans sa répartie l’Europe a joué petit bras mais a néanmoins mis à mal les théories fumeuses de Trump. L »exemple de la firme Harley-Davidson n’est pas significatif sur le plan des volumes financiers mais mais il aura un impact sur l’opinion publique américaine. Se pensant tout puissant après avoir forcé les entreprises européennes à se retirer d’Iran pour assurer leur survie il n’a pas imaginé qu’un mouvement identique pouvait se produire en sens inverse aux États-Unis.
Harley-Davidson a en effet annoncé transférer sa production de motos destinées à l’exportation hors des Etats-Unis afin d’échapper aux tarifs douaniers européens. Le constructeur de motos américain espère ainsi échapper à la hausse des taxes instaurée par Bruxelles sur les produits américains. C’est forcément ce que feront dans un sens ou dans l’autre d’autres entreprises qui joueront sur des filiales, des accords plus ou moins obscurs d’achats ou de rachats et qui feront tomber dans peu de temps la réalités des taxes Trump !
Le président agité du bocal a évidemment critiqué le fabricant de motos de luxe, se déclarant «surpris» que, «de toutes les entreprises américaines», Harley-Davidson soit «la première à agiter le drapeau blanc». Il a évidemment tenté de glorifier son combat : J’ai bataillé dur pour eux et au bout du compte ils ne paieront pas de droits de douane vers l’Europe (…) Les taxes douanières ne sont qu’un prétexte. Soyez patients». Le pire danger pour lui réside dans des répliques qui concerneraient le monde agricole car l’électorat trumpiste se situe dans les territoires produisant pour l’exportation des quantités phénoménales grâce à une culture chimique intensive.
Or l’Europe et le Canada ont tapé sur les importations qui sont loin d’être anecdotiques comme les haricots, le maïs et le riz (transformés ou non), les airelles, le jus d’orange, le beurre de cacahuètes, le bourbon, les cigares, les cigarettes, le tabac pour pipes, à rouler, à chiquer ou à priser… qui sont issues d’états favorables à Trump ! Ce dernier va donc repartir de plus belle en mettant la pression avec de nouvelles menaces sur le secteur automobile ce qui touchera évidemment en premier l’Allemagne, la France et l’Italie. On va droit dans le mur !

6 Réponses

  1. puyo Martine

    Bonjour,
    Je ne suis pas croyante, mais Mon DIEU, les politiques chefs d’États sont devenus fous. Ayez la bonté de leur rajouter dans le cerveau un peu de neurones, du bon sens, faites qu’ils sortent de leurs fauteuils dorés, de leur vaisselle d’or, de leurs luxueux avions, et qu’ils aillent travailler un petit mois en usines, dans les champs, dans les hôpitaux, partout où il y a de la misère, Peut être alors leur accorderez-vous le titre d’HUMAINS.

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  2. Bernadette

    Bonsoir Martine,
    Le 29 Mars 2019 à 23h heure locale le royaume uni quitte définitivement l’Union Européenne. Je pense que nous allons, nous Français hériter d’eclaboussures très angoissantes.
    Affaires à suivre…..
    Bonne soirée Martine

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  3. Bernadette

    Il est urgent que les élus se manifestent pour sauver l’Economie Française : les entreprises et les salariés. C’est grave de laisser faire le temps et faire en sorte que les salariés se sauvent par eux mêmes.

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  4. Bernadette

    Il est grand temps que nos élus des diverses institutions prennent conscience qu’il faut travailler.

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  5. JJ Lalanne

    Nous on a eu le litre de gasoil qui est passé de 1,10euros à 1,45euros en quelques mois. C’ est plus que les taxations de Trump alors je crois que question agité du bocal, notre président est encore meilleur que l’ américain…

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  6. J.J

    Concurrence libre et non faussée, une figure de style signifiant en réalité : possibilité pour les plus riches et puissants de détrousser sans vergogne tout ce qui pourrait faire la plus infime concurrence à leur boulimie de capitaux.

    « Plus j’en ai , plus j’en veux ! »

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