Relisez "la grippe A" selon Albert Camus !

L’Etat semble se préoccuper en cette semaine du 15 août du principe voulant que « gouverner soit prévoir ». En effet, la rentrée s’annonçant extrêmement difficile ailleurs qu’à la Bourse, on fait jouer à fond la peur instinctive de la pandémie. Le phénomène n’est pas nouveau puisque, à toutes les époques, les fléaux liés à des maladies susceptibles d’angoisser le commun des mortels ont paniqué les sociétés. La peste fut de celles là. Jamais le superbe livre d’Albert Camus n’a revêtu une telle actualité, tant les comportements humains sont pérennes. Le président de la République plutôt que « La princesse de Clèves » devrait en faire son livre de chevet au cap Nègre!

Dans « La Peste », quand à Oran, un jour, le docteur Rieux découvre le cadavre d’un rat (remplacer le rat par un virus étranger vicieux, polymorphe et intelligent) sur son palier, rien n’annonce en effet la suite. Le concierge, monsieur Michel, pense que ce sont des mauvais plaisants qui s’amusent à déposer ces cadavres de rats dans son immeuble. À midi, Rieux accompagne à la gare son épouse qui, malade, part se soigner dans une ville voisine. On imagine aisément qu’elle se rend dans un sanatorium, la tuberculose (non nommée) étant le plus souvent mortelle à l’époque.

Quelques jours plus tard, une agence de presse annonce que plus de six mille rats ont été ramassés le jour même. L’angoisse s’accroît. Plusieurs personnes commencent à émettre quelques récriminations contre la municipalité. Puis, soudainement, le nombre de cadavres diminue, les rues retrouvent leur propreté, la ville se croit sauvée. Ce phénomène va se produire chez nous avec le relais médiatique qui accentue les angoisses et les libérations passagères. Monsieur Michel, le concierge de l’immeuble de Rieux, tombe malade. Le docteur Rieux essaye de le soigner. Sa maladie s’aggrave rapidement. Rieux ne peut rien faire pour le sauver. Le concierge succombe alors à un mal violent et mystérieux.

Rieux est sollicité par Grand, un employé de… la mairie. Les morts se multiplient. Rieux consulte ses confrères. L’un d’eux, le vieux Castel, confirme ses soupçons : il s’agit bien de la peste. Après bien des réticences et des tracasseries administratives, Rieux parvient à ce que les autorités prennent conscience de l’épidémie et se décident à fermer la ville, condamnant ainsi certains à vouloir tenter de s’enfuir par le port. La ville s’installe peu à peu dans l’isolement. L’enfermement et la peur modifient les comportements collectifs et individuels. Si nous ne nous préparons pas à ces égoïsmes désastreux, à ces peur injustifiées, à ces exagérations extravagantes, nous ne serons pas capables de maîtriser la pandémie annoncée!

Les habitants, dans « La peste », doivent composer avec l’isolement aussi bien à l’extérieur de la ville qu’à l’intérieur. Ils éprouvent des difficultés à communiquer avec leurs parents ou leurs amis qui sont à l’extérieur. Fin juin, Rambert, un journaliste parisien, séparé de sa compagne, demande en vain l’appui de Rieux pour regagner Paris. Cottard, qui avait, en avril, pour des raisons inconnues tenté de se suicider, semble éprouver une satisfaction malsaine dans le malheur de ses concitoyens. Les habitants d’Oran tentent de compenser les difficultés de la séquestration en s’abandonnant à des plaisirs matériels. Grand, employé de la mairie, se concentre sur l’écriture d’un livre dont il réécrit sans cesse la première phrase. Le père Paneloux fait du fléau l’instrument du châtiment divin, et appelle ses fidèles à méditer sur cette punition, adressée à des hommes privés de tout esprit de charité.

C’est l’été, la tension monte et l’épidémie redouble. Il y a tellement de victimes qu’il faut à la hâte les jeter dans la fosse commune, comme des animaux. La ville est obligée de réprimer des soulèvements et les pillages. Les habitants semblent résignés. Ils donnent l’impression d’avoir perdu leurs souvenirs et leur espoir. Ils n’ont plus d’illusion et se contentent d’attendre. Les rats vivants reviendront, la peste disparait, et la femme du Dr Rieux dont personne ne s’est soucié meurt de… la tuberculose !

Ce livre devrait être lu dès la rentrée par tous les lycéens, pour qu’ils comprennent ce phénomène de panique sociale qui va envahir début septembre notre société dite civilisée. Les réunions vont se multiplier, et on y brassera du vent, car on a tellement détruit le tissu social que l’on ne peut plus faire face à la moindre sortie de route. Les consignes arrivent sur des pages et des pages. Elles se résument dans des constats que le livre de Camus a déjà fait : « ne vous embrassez plus » (sic), « ne serrez plus la main » (sic) « lavez vous les mains » (sic) et je résume hâtivement peut-être, restez cloitré chez vous devant TFI : la peste grippale AH1N1 arrive! Elle n’a ni la couleur, ni l’odeur, ni la valeur de celle qui chaque hiver envahit des territoires réputés pourtant aseptisés.

Allez, dormez tranquilles, les laboratoires pharmaceutiques grimpent en Bourse et l’épidémie de licenciements, celle de destruction des services publics (tiens donc, il paraît que, déjà en sous effectifs, les hôpitaux ne pourront plus soigner les autres malades en cas d’absences trop nombreuses, alors que c’est déjà le cas). On sait dès maintenant que les écoles fermeront faute d’un nombre suffisant de remplaçants, que la suppression des médecins et des infirmiers scolaires va sérieusement handicaper les vaccinations des enfants, que le nombre des lits en réanimation est depuis déjà longtemps notoirement insuffisant, que les budgets des communes vont s’effondrer si les contraintes que l’on va leur imposer ne sont pas aidées par un Etat ruiné (masques, personnels de remplacement, locaux à mobiliser…). Mais on va continuer à refuser de « parler vrai » aux citoyen(ne)s, de les responsabiliser et de les rassurer, car rien ne vaut une bonne guerre à une maladie, pour détourner les regards vers ailleurs.

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3 réponses à Relisez "la grippe A" selon Albert Camus !

  1. C’est long mais c’est à lire avec attention :

    Madame, Monsieur le Député

    de graves anomalies concernant la grippe dite porcine ou mexicaine (H1N1), interpellent de nombreux français : en effet, lors de son apparition au Mexique, fin avril 2009, les media ont largement indiqué que la durée d’incubation de la maladie était d’environ 3 jours, ce qui suppose qu’au maximum 8 jours avant l’apparition du 1er cas, cette maladie était totalement inconnue au Mexique.

    Or, près de 2 mois avant l’apparition de cette maladie, un communiqué de presse du 9 mars 2009 (AFP), lors de la visite de Monsieur SARKOZY au Mexique, nous indique : «  Sanofi-Aventis (EURONEXT : SAN et NYSE : SNY) annonce aujourd’hui la signature d’un contrat avec les autorités mexicaines, pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d’euros. »
    Les commentateurs précisent alors : « …La nouvelle usine de Sanofi-Pasteur au Mexique sera construite selon les standards permettant à Sanofi-Pasteur de basculer aisément de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique, dans l’éventualité où une pandémie de grippe humaine vienne à être déclarée et une fois la souche de virus grippal pandémique identifiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). »
    Un grand nombre de nos concitoyens ne croyant ni aux facultés de voyance des signataires de ces contrats, ni aux coïncidences, sont aujourd’hui inquiets :

    Ils rappellent qu’en 2006 s’est tenu à Rome un congrès international appelé « Projet Cochrane», afin de faire le point sur la vaccination contre la grippe depuis 37 ans.

    1. Dans le rapport qui regroupait 51 études sur 260 000 enfants, dont 17 études menées par des Russes, les chercheurs ont conclu qu’il n’existait pas la moindre preuve que la vaccination des enfants entre 6 et 23 mois avait une quelconque efficacité. (cf. The Cochrane Database of Systematic Reviews, « Vaccines for preventing influenza in healthy children » – 1-2006).
    2. D’après 25 autres études comprenant 60 000 adultes, le groupe Cochrane a estimé que la vaccination réduisait le risque de grippe d’à peine 6 %, pour les personnes en bonne santé. (cf. The Cochrane Database of Systematic Reviews, «Vaccines for preventing influenza in healthy adults » – 1-2006).
    3. Quant aux gens âgés, après avoir passé en revue 64 nouvelles études, le groupe Cochrane a conclu qu’aucune étude ne permettait de constater l’efficacité du vaccin.

    Nous pouvons donc légitimement nous interroger sur les dessous du projet actuel d’imposer une vaccination obligatoire contre la grippe porcine, alors que la grippe « normale » entraîne dans le monde 500 000 décès par an, ce qui est totalement hors de proportion avec les quelques dizaines de cas de la grippe porcine.

    Nous sommes d’autant plus inquiets que la 1ère contamination de cette maladie est apparue à Fort Dix (New Jersey) en 1976, contaminant 200 soldats américains, ce qui eut pour effet de déclencher une campagne de vaccination. Malheureusement de nombreux décès eurent lieu, chez des personnes vaccinées qui moururent donc, non pas de la maladie, mais du vaccin.

    Nous sommes inquiets des conséquences possibles d’une vaccination obligatoire, laquelle, outre qu’elle porterait une atteint grave aux libertés publiques, risquerait d’entraîner une multitude de maladies graves dues aux effets secondaires constatés depuis plusieurs décennies, concernant les vaccins, et ne protégerait pas plus les français que les autres vaccins.

    Nous vous demandons de bien vouloir interroger le gouvernement sur les véritables objectifs de cette campagne, et notamment de bien vouloir lui poser les questions suivantes :

    1°) L’apparition de la grippe dite « porcine » dans le pays même où, 2 mois plus tôt, il était décidé par un laboratoire pharmaceutique français, de construire une fabrique de vaccins contre la grippe ne peut être ni une coïncidence, ni la résultante d’extraordinaires facultés prémonitoires des laboratoires pharmaceutiques finançant cette construction. Cet étrange scénario inquiète un nombre important de français qui se demandent s’ils ne sont pas manipulés.
    Ainsi, dans un article publié par l’agence Russe de presse Ria Novosti du 25 mai 2009, M. Leonid IVACHOV, ancien chef de la Direction de la coopération militaire Internationale du Ministère Russe de la Défense, et président de l’Académie des problèmes géopolitiques, estime que le virus A/H1N1 a été créé de façon artificielle en laboratoire.
    Le gouvernement a-t-il des informations sur ce sujet et continuerait-t-il de fermer les yeux s’il apparaissait que la médiatisation à laquelle nous avons assisté et qui va certainement repartir à l’automne prochain, n’est rien d’autre qu’une opération commerciale ?

    2°) Dans de nombreux pays d’Europe, les média ont très peu parlé de la grippe dite « porcine ». Ainsi, en Espagne la population n’a pas du tout été alarmée par ce problème, alors que les personnes atteintes de la grippe H1N1 ont été plus nombreuses en Espagne qu’en France. Pourquoi a-t-on alarmé les populations dans les seuls pays producteurs de vaccins (U.S.A. France), alors que le nombre de cas recensés était 1.000 fois inférieur à ce que le Monde connaît tous les ans concernant la grippe en général ?

    3°) Dans le cas où le gouvernement aurait l’intention effective de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe, est-il informé des innombrables publications scientifiques remettant en cause l’efficacité des vaccinations et en dénonçant les graves effets secondaires ? (la liste de ces publications est impressionnante). En d’autres termes, le gouvernement a-t-il l’intention de protéger la Santé publique ou les profits de l’industrie pharmaceutique. ?
    Un récent sondage nous révèle que seulement 30% des français seraient prêts à se faire vacciner contre la grippe pandémique.

  2. alain dit :

    tout a fait d’ accord avec vous,la pression des labos et leur lobbying sur les médecins est avérée pour vacciner a tout va.
    Ma fille a eu une très forte réaction a son dernier vaccin obligatoire.
    Nous avons pour l’ instant refusé de la faire vacciner contre le cancer du col de l’ utérus,quand on sait que ce vaccin ne protége que d’une partie de ces cancers et q’ un dépistage régulier les prévient éfficacement.

  3. Rucker dit :

    Difficile de se faire une idée entre l’intox politico-mediatique et la sante publique…..ah ! Le sempiternel debat sur Le vaccin aux « vertues » si decriees depuis bien longtemps…..quand a l’obligation de vaccination, c’est une fois de plus une atteinte aux libertes individuelles au profit d’un « principe de precaution » qui deresponsabilise les individus au profit de la societe « bien pensante »: il EST urgent de remettre en cause ce principe et de considerer la societe comme la Somme des Hommes uniques et responsables….marre de la masse ou l’espace de libertes se restreint de jour en jour…..ne serait-ce que pour cela, NON a l’obligation de vaccination, NON au principe de precaution, OUI au libre arbitre et a la liberte Responsable DES HOMMES.

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