En Gironde le trajet domicile-travail devient une corvée quotidienne pour celles et ceux qui habitent à l’extérieur de la métropole et qui viennent l’enrichir par leur travail dans les entreprises centralisées sur le territoire de l’ex-CUB. Dans quelques semaines si on en croit les oracles du Palais Bourbon le réseau routier départemental que l’on avait cru maintenu dans le giron du Conseil général basculerait vers les régions. Il resterait alors les transports de proximité puisque on parle aussi du transfert vers l’échelon régional des déplacements « inter-urbains » qui iraient de pair avec les TER ! En fait tout le travail effectué depuis 2 ans par la majorité départementale autour des autocars de « TransGironde » ne serait pas perdu.
Le tarif unique, l’amélioration des fréquences, le confort modernisé (24 e c@r!) vont entrer dans le patrimoine journalier de chaque individu quel que soit son âge et son lieu de domicile! Cette proposition quotidienne est devenue une vraie politique d’avenir financée sur le principe de la lute contre la pollution (émission de gaz de serre) et de l’égalité d’accès aux services.
Rappelons qu’un Girondin consacre chaque jour 75 minutes à ses déplacements ce qui dans une semaine lui ronge environ 8 heures (une journée de travail) de son temps de loisirs. On arrive actuellement à 4,7 millions de « voyages » quotidiens pour 39 millions de kilomètres parcourus ! Ces statistiques démontrent combien l’initiative « TransGironde » doit être préservée, amplifiée et même défendue au moment où on annonce des coupes dans les budgets départementaux.
La majorité de gauche a inscrit 64 millions d’euros au budget pour financer les 900 autocars (circuits commerciaux et scolaires) qui sillonnent les plus petites routes du département pour desservir 3 255 arrêts « voyageurs » et… 6205 points de ramassage des enfants. Presque tous les premiers sont désormais équipés d’abris et une grande campagne (R D 14 en cous sur le canton d Créon) de mise aux normes d’accessibilité est prévue.
Le réseau TransGironde est en délégation de service public pour 78 lignes régulières doublées de 130 renforts scolaires et 20 de dessertes d’établissement (150 donc au total!). On trouve 370 communes desservies par l’ensemble de ce dispositif (72 %) ce qui permet à celles et ceux qui le veulent d’éviter une part ou la totalité de leurs déplacements individuels au tarif de 2,60 € (tarif unique pour un voyage) ou 4,20 € pour un aller retour ! Bien évidemment ces prix sont « subventionnés » tout comme l’est à 90 % le coût réel des transports scolaires (25 000 élèves/jour). Bien évidemment il s’agit d’un vrai choix politique qui permet d’affirmer que les familles qui bénéficient de ces services récupèrent parfois sur une seule année leur contribution (Foncier bâti) au budget du Conseil général !
Il faut ajouter les « transports spéciaux » comme ceux pour les enfants handicapés (800 déplacements de la maternelle à l’université) ou les transports maritimes entre les 2 rives de cet estuaire de la Gironde qui serait barré dans quelques décennies par un pont ! En 2013 les « bacs » modernisés ont transporté 1 140 000 passagers et 359 000 véhicules à des tarifs modérés ! En 2 ans le Conseil général a réconcilié des milliers de voyageurs avec un service collectif fiable, peu onéreux et surtout de plus en plus pratique grâce à de multiples initiatives de facilitation de l’accès aux renseignements (tarifs, horaires, abonnements).
Sur le canton de Créon il faut espérer que les électrices et les électeurs seront sensibles à des services largement améliorés et au tarif unique ! . La ligne Branne-Bordeaux par Salleboeuf (cadencement de 20 minutes en heures de pointe) a été utilisée pour 23 711 voyageurs dont plus de 4 000 sont montés dans le bourg de Salleboeuf et 3 600 dans le bourg de Tresses. Bordeaux Branne par camarsac c’est 28 250 voyages 8 000 au départ de Camarsac ! Si l’on prend le trajet Sauveterre de Guyenne-Bordeaux par Targon on atteint 60 500 déplacements (canton de Créon seul) avec la bagatelle de 20 000 au départ de l’arrêt de la gendarmerie de Créon ! C’est un peu moins fort pour Créon-Bordeaux par Sadirac Lorient (3 800) Sadirac Bourg (5 400), Lignan (3 000) et Carignan (4 600)
Sur l’autre grand axe de la RD 10 le car qui passe à Cambes (3529 validations) Camblanes (5 000 globalement), Saint Caprais de Bordeaux (près de 10 000 voyages!) ou Cénac (9 000) et celui qui dessert Latresne, Bellevue Camblanes, Quinsac, Baurech est globalement à 50 000 voyageurs ! N’ayant pas le bénéfice de la contribution des entreprises au transport collectif qui sert en partie à la métropole pour financer le réseau TBC le Conseil général a financé sur son budget cette politique volontariste d développement des transports collectifs de qualité. Il poursuivra ces efforts en rationalisant les circuits ou en développant les services en 2015 grâce au budget voté par sa majorité soucieuse du quotidien des Girondines et des Girondins ! Et il s’élèvent des voix pour réclamer un financement du tram par le futur Conseil départemental. A moyens en baisse devinez au détriment de qui ?