Et si le cabinet noir n’était pas celui que l’on pense ? Et si le cabinet noir était ailleurs qu’à l’Élysée ? Et si par le plus grand des hasards les élections présidentielles françaises étaient actuellement un espace politique de combat entre les officines de divers grands pays ? Et s’il nous fallait admettre que ce qui se déroule est piloté par quelques activistes extérieurs manipulant les médias en fournissant éléments de désinformation et éléments d’information ? Les grandes théories complotistes ne sont souvent que des exagérations de faits réels agencés de telle manière qu’ils aient plus d’impact ! Pas plus que tout n’est pas vrai, tout n’est pas faux. Ainsi en prouvant que les Russes se sont ingérés dans la campagne américaine les services spéciaux ont laissé beaucoup de gens incrédules. Et pourtant… Il existe des moyens techniques et matériels de gérer des systèmes de communication à distance. Il est possible de récupérer des documents sans grands efforts dans une société où pas grand chose n’est vraiment sécurisé. Ce que les Russes ont fait aux USA il nous faut admettre qu’avec le NSA les Etats-Unis sont aussi capables de le faire ailleurs !

Le sénateur républicain Burr a cependant annoncé : « Je pense qu’il est raisonnable de dire, d’après ce que tout le monde estime, que les Russes sont activement impliqués dans les élections françaises ». Pas possible !  Admettons que ce soit vrai il faut donc chercher les victimes parmi les candidat(e)s n’ayant pas fait acte d’allégeance à Poutine ! La gestionnaire de l’entreprise frauduleuse Le Pen y est allée, le martyr de la Sarthe n’est pas considéra comme un ennemi et Jean-Luc Melenchon peut être épargné ! Le vice-président de la commission, le démocrate Mark Warner est sur la même longueur d’ondes en se déclarant « aussi inquiet » de la force de frappe de Moscou en matière de piratage informatique que de la capacité russe à propager des « fake news ». Selon lui, des milliers d’agents travailleraient à arroser de propagande des « zones spécifiques », comme les swing states de l’élection américaine en novembre dernier.

Pas plus que le NSA ils espionnent largement toutes les communications qui existent et peuvent sans grande difficulté cibler des personnes intéressantes dans la collecte de renseignements. Il est ainsi récemment arrivé à une parlementaire girondine des événements pour le moins surprenants sans déclencher beaucoup de curiosité médiatique ! Piratage, copie, cambriolage pour le moins bizarres ! L’enquête est en cours et pourrait réserver quelques surprises.

« Les responsables américains ont alerté les pays qui vont avoir des élections de façon imminente sur ce que le gouvernement US sait à propos des capacités russes et de leurs intentions », a poursuivi Richard Burr, qui parle de « l’une des plus grosses enquêtes » que le Congrès ait menées ces 20 dernières années. « Nous sommes sur le point d’avoir deux élections européennes dont la Russie sera l’élément perturbateur », menace le sénateur républicain. « Des manœuvres à la fois publiques et dissimulées sont menées en Allemagne et en France, et ont déjà été menées ces derniers temps au Monténégro et aux Pays-Bas. »

En fait selon les spécialistes si l’on prend un exemple concret on trouve une illustration des manipulations possibles à travers les sondages. Il suffit d’inventer une enquête d’opinion financée par n’importe qui avec des résultats conformes à ce que l’on souhaite instiller dans l’opinion pour changer la donne. L’essentiel n’est pas par exemple le résultat puisqu’il est acquis en squattant de l’extérieur des sondages via internet mais la diffusion des pseudos-analyses. En fait des techniciens travaillent à fond la caisse sur les moteurs de recherche en faisant monter ou descendre les fréquentations des sites pour ou contre un (e) candidat(e)

Si par exemple on tape les mots « sondage » et « présidentielle » dans Google pour voir figurer tout en haut des résultats de recherche un article affirmant que François Fillon était « de retour en tête des sondages ». La source de cette information : Sputnik, le site de l’agence de presse officielle russe, accusé depuis plusieurs semaines de faire de la propagande au sujet de l’élection présidentielle en France, au même titre que la chaîne Russia Today. Les deux médias disposent de deux sites Internet en français particulièrement actifs. Est-il possible que les USA travaillent pour un autre candidat ? Impossible de l’écarter !

Il est certain que l’opinion dominante se construit, se travaille, se développe grâce à des opérations parfaitement huilées d’utilisation des réseaux sociaux ou d’internet. Le savoir c’est ne pas être complotiste mais plus sûrement lucide ! Les services de renseignements français sont sur les dents selon mes informations mais ils ont bien du retard dans le domaine technologique ! La France est une passoire !