Une priorité nationale : rétablir la notion de règles dans la vie collective

Par un manque total d’éducation citoyenne réelle et formatrice les jeunes n’ont aucune conscience des conséquences de leurs actes. Et comme les adultes renoncent souvent à leur rappeler les principes légaux de la vie collective, ils franchissent de plus en plus souvent les limites sans vraiment en mesurer l’impact sur leur vie. S’il y a une prévention à faire ce serait d’abord d’instituer au niveau de la classe de cinquième des séquences de rencontre avec des élus locaux, des représentants de l’ordre public, des représentants de l’ordre public afin de présenter clairement, sereinement, directement les différents impacts de leurs attitudes.

C’est ainsi qu’il existe de grandes différences entre les mots liés à des actes concrets puisque souvent personne ne mesure ce qui relève de l’incivilité ou du délit. Les adultes et les jeunes mélangent tout sous l’influence croissante de séries télévisées accumulant les crimes pour leur caractère spectaculaire ce qui laisse à penser que tout les reste des entorses à la morale ou à la vie sociale ne sont que des « babioles » ne méritant pas de sanctions pénales.

Cette forme d’inconscience collective liée à la facilité de la comparaison avec l’impunité liée aux arguties juridiques de la grande délinquance financière rend les interventions du quotidien totalement illusoires. Avez vous essayé en tant qu’adulte responsable de faire une remarque à des parents d’élèves stationnés sur un emplacement interdit (quand ce n’est pas sur les places handicapées) ou considérant que les règles du code de la route (stationnement, sens de circulation, vitesse…) ? Qui osera tenter de protester contre un tapage nocturne lié à un déferlement de décibels ? Qui aura le courage de s’opposer à un rodéo automobile ou à une ronde de scooters ? Rien n’y fait. Les arguments qui vous sont retournés sont d’une mauvaise foi époustouflante (chacun a une bonne raison) ou d’une agressivité exponentielle. On retrouve (ce qui est plus grave) la même attitude à l’égard de tous les porteurs d’uniforme : il n’y a plus dans les jeunes générations de « peur » du gendarme et encore moins du policier ! D’ailleurs il n’y a plus guère que les retraités formés à l’ancienne qui craignent tant soit peu de se retrouver face à une personnes chargées de l’application de la loi.

Toutes les fonctions d’autorité deviennent difficiles voire impossibles. Une très grande majorité de gens conteste absolument toute sanction liée à un acte répréhensible surtout si elle a des conséquences financières. Un procès-verbal pour un stationnement dépassé ou illégal constitue un scandale. une remontrance pour une entorse aux règles d’urbanisme vaut au Maire des bordées d’injures et des menaces. un rappel pour une dette à l’égard d’un service public vaut des lettres détestables… Le simple rappel d’une règle peut tourner au drame ! Si en plus elle s’adresse aux enfants dès leur plus jeune âge, il entraîne un soutien des parents (s’ils daignent se déplacer) contre la personne qui se permet une remarque jugée désobligeante à l’égard de leur « perle » parfaite ! Lentement la situation de désagrège et on en arrive à des excès quotidiens dans les établissements scolaires, dans les transports et les espaces publics, dans les familles n’étant très souvent paupérisées.

Ainsi, par exemple, un homme de 37 ans qui a tenté de raisonner des adolescents voulant ouvrir une bouche à incendie pour déverser de l’eau dans la rue a été simplement roué de coups . Un genou à terre, il a pris sur la tête, par-derrière, un coup de clé à molette,et après avoir réussi à se relever il se fait frapper à nouveau par deux autres jeunes pendant qu’un quatrième lui vole son téléphone portable et le donne à un complice. Autour, personne ne réagit alors qu’un geyser s’élève à plusieurs mètres de haut à côté de la scène raconte le Parisien, Ces ouvertures sauvages de ce qui concourt à la sécurité des biens et des personnes sont un véritable fléau lors des pics de chaleur. Ces dernières semaines, un nombre important de bouches incendie ont été ouvertes de manière illégale. Cette pratique, venue… des États-Unis, est fortement critiquée car dangereuse. Toutes les interventions pour juguler le phénomène tournent mal avec insultes, coups, interventions musclées dans des villes pourtant dotées de fortes polices municipales.

Qu’en est-il dans les villages ou les communes de taille moyenne ? Que va-t-il se passer quand on aura drastiquement réduit le nombre des fonctionnaires territoriaux ou empêché les élus d’en créer pour faire de la prévention (masse salariale bloquée) ? Il faut bâtir une vraie politique de citoyenneté avec une loi qui serait bien plus utile que celle sur la lutte contre le terrorisme ! Encore une fois il plus facile de donner de réponses circonstancielles sur des sujets médiatiques que des réponses de fond à une vague profonde de détérioration du vivre ensemble quotidien ! Les crédits d’État prévus pour la prévention ont été amputés de ceux nécessaire à l’achat de gilets pare-balles et de caméras vidéo…

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3 réponses à Une priorité nationale : rétablir la notion de règles dans la vie collective

  1. bernadette dit :

    Oui monsieur Darmian, il faut installer une réglementation collective.
    Cette réglementation collective doit prendre appui sur l’organisation tant sur le lieu public géré par une commune que sur un établissement scolaire et autre.
    Y a t’il besoin d’introduire la gendarmerie ?
    Le journal municipal devrait servir à cela.

  2. bernadette dit :

    Il est malveillant d’apporter un jugement de valeur sur des familles.

    Informer est un droit que doit mettre en place les élus.

  3. bernadette dit :

    Il me semblerait citoyen que tous les contribuables (et les autres) reçoivent un maximum d’informations. Internet est un outil et tout le monde ne dispose pas de cet outil.
    Le contenu devrait portait sur l’existant des services pour améliorer la vie au quotidien des habitants des lieux où ils vivent.

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