La banqueroute cavalière du R.N.

Comment appelle-t-on le système qui conduit une structure ou une personne à contracter un emprunt… pour parvenir à rembourser un emprunt antérieur ? A priori des femmes et des hommes politiques englués dans des procédures judiciaires liés à des détournements de fonds publics, dépensant de l’argent qu’ils n’ont pas, trafiquant avec les textes sur le financement de leurs actions électorales peuvent se permettre de faire de « la cavalerie ».

Ces éminent.e.s gestionnaires de l’ex-Front National promènent leur arrogance sur le terrain et distillent des critiques outrancières sur les gestions des collectivités territoriales qu’ils gèrent !

Ils ont largement surendetté leur formation politique et aucune « manœuvre » n’a pu permettre de le masquer. Les dirigeant.e.s de ce parti qui n’a jamais lavé autrement que plus « brun que brun » a en effet contracté un emprunt dans des conditions qui peuvent laisser perplexe sur la transparence de leur financement.

Le clan de la Marine avait en effet signé un prêt de plus de 9 millions auprès de la banque First Czech-Russian Bank, ensuite rachetée par la société Aviazaptchast qui réclame actuellement le paiement de la dette.

Cette dernière spécialisée dans… les pièces détachées pour avion (un secteur pour le moins sensible) réclame des remboursements qui ne sont jamais venus. Selon la site de la cour d’arbitrage moscovite une plainte pour « recouvrement de crédits » a été engagée et contraint donc le débiteur à trouver des subsides qu’il n’a pas.

Cette gestion apocalyptique qui devrait interpeller les citoyen.ne.s lucides au moment des municipales. Les grandes déclarations de ses élus sur la baisse des impôts, la suppression de subventions aux associations défendant la fraternité ou l’égalité, le niveau d’emprunt prennent en ce moment toute leur valeur et leur vraie signification.

Il faut ajouter qu’en 2020, le Rassemblement national doit aussi rembourser un prêt de 4,2 millions d’euros au microparti Cotelec du cofondateur du FN Jean-Marie Le Pen. Le pépi veut rentrer dans ses fonds. grâce à l’aide publique annuelle versée par l’État, soit environ de 5,5 millions d’euros annuels. Au total il faudra trouver une dizaine de millions pour apurer la dette dans des délais raisonnables.

Qu’à cela ne tienne pour ce sortir de cette ornière profonde, nauséabonde et mortifère, le RN va lancer une opération « pièces brunes » et proposer au bon peuple de lui confier ses économies. « Nous allons construire notre propre banque de la démocratie! » a annoncé la présidente du Rassemblement national en Haute Gironde. Un lancement imminent d’une nouvelle campagne d’emprunt auprès des Français.e.s pour financer les campagnes électorales à venir.

« Nous allons donc effectivement dire aux Français : Puisque vous êtes attachés à la liberté des partis […] c’est vous qui allez prêter aux mouvements politiques en vous substituant à ce qui est normalement le travail des banques. » Une opération qui se renouvelle puisqu’il y a moins d’un an à la veille des élections européennes, le RN avait sollicité un « emprunt patriotique » qui avait alors permis de lever 4 millions d’euros, pour faire face au refus des banques de lui prêter de l’argent.

Beaucoup des prêteur.euse.s avaient transformé leur avance en don ce qui leur avait permis de bénéficier de la déduction fiscale ad-hoc. C’est inimaginable et pourtant bien réel !

Il est vrai que question gestion les maires du RN sont plus performants dans l’esbroufe politicienne que dans la qualité comptable. Si on se fie au site http://www.contribuables.org qui ne peut pas être soupçonné d’afficher un comportement gauchiste les « vitrines » que sont par exemple Saintes Maries de la Mer, Le Pontet, Henin-Beaumont, Beaucaire, le Luc bénéficient d’une notation révélatrice de la qualité de leur gouvernance financière. Ainsi les deux premières villes obtiennent un superbe 2 sur 20 , la troisième décroche un pénible 6 sur 20 et les deux dernières 10 et 11 sur 20 !

Ce parti qui emprunte sur le marché… russe car il est réputé insolvable en l’état en France, qui dépense (comme ses élus locaux) des sommes folles en honoraires d’avocats pour faire face à de multiples procédures judiciaires, continue à revendiquer des postes de gestion de collectivités territoriales en présentant des chevaliers bruns de la dépense publique ! Dans le fond vu la déshérence de l’éducation citoyenne populaire tout est désormais possible surtout dans les secteurs en difficulté socialement et culturellement !

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4 réponses à La banqueroute cavalière du R.N.

  1. J.J. dit :

    « Beaucoup des prêteur.euse.s avaient transformé leur avance en don ce qui leur avait permis de bénéficier de la déduction fiscale ad-hoc.  »
    Autrement dit aux frais du contribuable, qui n’a pas été sollicité pour donner son avis.

    « Le pépi veut rentrer dans ses fonds.  »
    Que vient faire là l’ancien patron de la SNCF ?
    Pardon pour la blague, je plaisante ….

  2. faconjf dit :

    Bonjour,
    vous venez de retirer le couvercle sur la poubelle peu ragoutante du financement du FN devenu RN.
    Drapés dans le costume de défenseur des « petites gens », la holding Le Pen à toujours grenouillé autour du saint pognon.
    Ce sont d’ailleurs les propres serviteurs du clan qui le décrivent le mieux :  » «Ne jamais oublier que le fil rouge de Le Pen, c’est l’argent», soulignait en 2011 Lorrain de Saint Affrique, l’ancien conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen ou «Le Pen devient fou quand il s’agit d’argent», avait témoigné la même année l’ancien imprimeur historique du Front national,Fernand Le Rachinel.
    C’est un héritage qui a permis à Jean-Marie Le Pen de vivre de la politique : celui du fils du fondateur des cimenteries Lambert. En 1976, Hubert Lambert décède à 42 ans et lègue au fondateur du fn l’intégralité
    de sa fortune, alors évaluée à 30 millions de francs (plus de 4,5 millions d’euros) : des avoirs bancaires et financiers, et des biens immobiliers, dont son hôtel particulier de Montretout. Arrivé au Front national en 1978, l’ancien secrétaire général du FN Carl Lang se souvient que «tout le monde savait que Jean-Marie Le Pen ne mettait pas l’argent de l’héritage Lambert dans le Front national […]. Mais cela servait indirectement à la cause FN. Cela le rendait indépendant financièrement et lui donnait une immense liberté. Il a dû financer en partie la campagne présidentielle de 1981 ». Beaucoup d’autres héritages destinés au parti ont été captés par le clan ( parmi lesquels ceux du marchand de biens Julien Le Sabazec, mort en 1974 ; ou encore Henri Bussière, un retraité vosgien décédé en 1994) donnant lieu à de nombreux procès ou le clan est défendu par une certaine Le Pen Marine avocate.
    Un système de financement obscur, face à la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, les trésoriers du FN s’étaient montrés « incapables de fournir un bilan des comptes de leur campagne présidentielle de 1988. Cette gestion personnelle transparaît dans le système de micro-partis utilisé par les Le Pen. S’ils sont loin d’être les seuls à recourir à ce système de «partis de poche » qui permet de se constituer des cagnottes indépendantes de leur parti, Jean-Marie et Marine Le Pen ont été pionniers en la matière. Le fondateur du FN crée ainsi, en 1988, le premier micro-parti: l’association de financement «Cotelec» (acronyme de cotisation électorale»), domiciliée à Montretout. Il en confie successivement les manettes financières à deux très proches: son vieil ami, l’éditeur Jean-Pierre Mouchard ( jusqu’en 1997), puis son majordome et assistant personnel, Gérald Gérin (à compter de 1997). L’objectif ? Recevoir à son nom des dons de sympathisants, contracter des emprunts et prêter à son tour au Front national ou à ses candidats. Quelques mois avant son élection à la tête du Front national, en 2011, Marine Le Pen marche dans les pas de son père en créant son propre micro-parti, baptisé « Jeanne ».
    Le clan Le Pen c’est aussi une myriade de sociétés civiles immobilières. Marine Le Pen est déjà entrée au capital de plusieurs sociétés civiles immobilières détenant des propriétés familiales. Elle possède un huitième de la maison de la Trinité-sur-Mer, construite sur un terrain de 850 mètres carrés et estimée à 1 million d’euros. En 2013, elle a racheté, avec son père et sa sœur Yann, «La Bonbonnière», la demeure de Jean-Marie et Jany Le Pen à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine – 200 mètres carrés sur deux niveaux dans un jardin de 1200 mètres carrés. Enfin, à la suite de deux donations, en 1994 et 2012, elle est devenue copropriétaire de 12,5% de la société civile immobilière du Pavillon de l’Écuyer, qui gère le manoir de Montretout .
    Après l’affaire Cahuzac, les nouvelles dispositions relatives à la transparence de la vie publique
    conduisent, fin 2013, à l’examen des déclarations de patrimoine de Jean-Marie Le Pen.
    En avril 2015, de nouveaux éléments, transmis à la justice par Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy,
    relancent les interrogations sur les avoirs non déclarés de Jean-Marie Le Pen et de ses proches à l’étranger. Il s’agit d’un nouveau compte en Suisse, détenu officiellement par Gérald Gérin, l’assistant personnel du fondateur du FN et le trésorier de ses micro-partis, sur lequel 2,2 millions d’euros ont été déposés, dont 1,7 million en lingots et pièces d’or. Ces révélations sur des comptes en Suisse font désordre dans un parti qui
    prône le « rétablissement pérenne de nos frontières nationales», défend le «patriotisme économique» et fustige la fraude fiscale.
    L’épisode des emprunts Russes n’est qu’un prolongement de l’ADN du clan sévèrement marqué par le chromosome du saint Pognon.
    Salutations républicaines
    source https://revue-pouvoirs.fr/IMG/pdf/157pouvoirs_p31-47_argentfn.pdf

  3. Bernadette dit :

    Résidant dans une petite commune de moins de 1000 habitants, l’élue majoritaire avait fait savoir que la commune avait était blanchie. A ce jour, elle écrit que le budget était dans le rouge et qu’il n’y avait plus de ronds.

  4. J.J. dit :

    L’addiction au fric, qui va de pair avec la sécheresse de cœur, de beaucoup de personnages qui prétendent « faire de la politique »s’illustrent si l’on peut dire, dans la magouille financière. Les exemple sont hélas trop nombreux et discréditent les élus honnêtes. J’ose espérer que les autres sont intègres pour la plupart, mais on ne les remarque pas.
    Les peuples heureux n’ont pas d’histoire, dit on ; les gens honnêtes non plus, ou rarement.

    Le truandage et la voracité financière, le désir d’enrichissement ont toujours existé (voir les plaidoiries de Cicéron qui défendait ses amis, victimes aussi bien qu’ auteurs de délits financiers et ou de forfaitures). Le monde politique ne fait pas exception.

    À lire ces deux textes riches (c’est le cas de le dire ) et complémentaires, on prend conscience que le fric est en réalité la maxime de l’action (comme aurait dit Kant) de l’ex FN devenu RN.
    Salut et Fraternité

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