Et si rien n’était vraiment terminé aux États américains risquant d’être, selon les résultats des Présidentielles constatées sur leur territoire, « désunis » durablement puisque le peuple réputé le plus puissant de la planète apparaît dans ses limites. Limites culturelles. Limites sociales. Limites démocratiques. Limites économique. Limites de la raison. Limites de l’Histoire… Tout éclate à la gueule d’un monde qui ne jure souvent que tout ce qui vient des USA serait une bénédiction pour la planète.

Il faut bien se rendre à l’évidence : il n’y a guère de différence entre e qu’il se passe depuis quatre ans outre-Atlantique, et les événements émaillant la vie de ces « républiques » qualifiées justement pat les donneurs de leçons, de « bananières ». Contestation du résultat d’une élection, appel à la contestation violente par le vaincu, tentative de coup d’état indirect par des extrémistes fascisants, utilisation d’un pouvoir discrétionnaire pour protéger ses amis : le propre des dictatures assises sur une fausse démocratie.

La fin du mandat de Donald Trump et l’investiture de Joe Biden doivent avoir lieu le 20 janvier. A quelques jours de cette date clé, la menace de nouvelles manifestations des militants pro-Trump reste bien présente. Avec la crainte que les comportements s’aggravent et deviennent plus violentes, plus dangereux, plus irrémédiables ajoutant des morts à la liste de celles de l’invasion hautement symbolique du Capitole.

Les groupes ayant une organisation paramilitaire existent et leurs moyens d’action doivent préoccuper les autorités concernées dont on sait combien elles peuvent être complaisantes avec ce type d’actions. Le « spoil-system » (le système des dépouilles) consistant à remplacer à tous les niveaux les responsables des administrations fédérales permettra dans quelques mois de renouveler plus de 4 000 fonctionnaires que Trump avait immédiatement nommés.

Il y en a plus de 1 200 qui occupent les postes clés, et qui constitueront la première volée des destitués. Il faudra que toutes et tous les remplaçants ((les ministres, leurs adjoints, les dirigeants des principales agences gouvernementales et les ambassadeurs) soient auditionnés par le Sénat ce qui prendra un certain temps. Les principaux postes étant déjà attribués et les annonces faites permettront d’avoir une mise en place plus rapide car il n’y aura eu aucune « transition » démocratique.

Isolé, déboussolé le Président en exercice, refusant de sortir malgré ses dernières déclarations apparemment modérées, reste capable du pire. Sa promesse d’une « transition sans accroc » peut dissimuler un coup d’éclat dans les dix jours qui viennent. S’il ne bouge pas il est fort possible que ces partisan.ne.s infiltrés par des membres de services secrets dont on connaît l’habitude des coups tordus se manifestent et enclenchent des actes mettant le feu à ce qui est devenu une poudrière.

La recherche d’une solution pour neutraliser « l’agité du bocal » US tourne autour de trois possibilités. La première consisterait en une démission dans la semaine qui s’ouvre en contre-partie d’avantages permettant au sortant de se protéger contre des menaces judiciaires.

Son entourage cherche en effet les possibilités d’exonérer celui qui n’est plus milliardaire des nombreuses poursuites potentielles qui le menacent. Il s’en va et le vice-président en échange le gracie… mais perd toute crédibilité ouvrant même la porte à des ennuis pour sa propre personne. C’est donc peu probable !

La destitution pour raisons psychiatriques demandée puis décidée par le « cabinet » (on dirait chez nous le gouvernement) constituerait un aveu de complicité et coulerait définitivement tous les Trumpistes de proximité. Ces gens-là- auraient soutenu un »fou » depuis son élection sans sourciller et se réveilleraient au dernier moment.

En plus cet acte accréditerait encore plus la théorie du complot de forces obscures pour porter tort à l’idole d’un électorat de fanatiques. Le scénario a peu de chance d’aboutir. Le parti démocrate a en effet exhorté Mike Pence à enclencher la quatrième section du 25e amendement de la Constitution, mais l’option n’aurait même pas été envisagée par le vice-président.

Une éventuelle « destitution », semble improbable dans un délai si court.  Il faudrait que les choses se fassent rapidement et comme il faut le vote des deux chambres du Congrès qui ne sont pas encore installées dans leur composition officielle définitive c’est impossible.

Il ne reste plus qu’à croiser les doigts et à espérer que Donald ne se transforme pas en cavalier de l’apocalypse.