Il n’y a plus guère de doutes : vous avec encore un vrai risque de ne pas pouvoir vous offrir une sortie dominicale agréable les 13 et 20 juin prochains. Je vous connais toutes et tous et je sais que ce jour là vous rêvez de vous munir de votre masque FFP2, de votre flacon de gel et de votre envie farouche d’exercer vos droits de citoyen.ne.s. A pied pour les plus courageux.euses, à vélo pour les plus conscient.e.s des enjeux planétaires, en voiture électrique ou hybride pour les avant-gardistes et en bagnole ordinaire pour bon nombre des autres, les électrices et les électeurs, carte en mains devraient prendre le chemin des bureaux de vote. La citoyenneté va reprendre en effet en fin de printemps des couleurs car l’enjeu des régionales et des départementales n’échappera à personne.

Comme disent en parlant du vaccin AstraZeneca les éminents spécialistes de la « seringologie » : « le rapport bénéfice risque est incommensurablement plus élevé au profit du bénéfice » et donc il va y avoir des queues impressionnantes dans des « votodromes » communaux ! On y installera les urnes en double, cote à cote , afin de simplifier le trajet obligatoire passant par la « cabine » d’examen de conscience et conduisant à l’injection d’une enveloppe portant le fruit de votre analyse de la situation.

Le bulletin de santé de la démocratie sera publié vers 20 heures avec une seule certitude : personne n’aura perdu et il n’y aura que des vainqueurs ! On risque de ne pas signaler une fièvre électorale dangereuse mais certain.e.s pourront tousser en regardant les résultats qui leur seront communiqués. Il y aura certainement un meilleur pourcentage de « vaccinés » que de votants si le scrutin a lieu en juin ce qui mettra en avant la pire des pandémie, celle de l’indifférence !

Compte-tenu de l’engouement constaté chaque dimanche pour les sorties à l’air pur dans toutes les grandes villes il serait intéressant d’envisager de déplacer à l’extérieur les bureaux de vote. En passant lors d’un footing, à l’issue d’une marche nordique ou à la suite d’étirements calculés une halte au ravitaillement bien achalandé avec produits bio, inciterait peut-être certain;e.s à s’intéresser aux scrutins couplés. Lever un éventuel couvre-feu le samedi soir pour autoriser les déconfiné.e.s à se rendre faire la fête aux candidat.e.s qu’ils n’aiment pas. Une soirée spéciale « rêve électorale parties » aurait probablement un impact bénéfique sur la participation.

Bref, un sursaut après cette longue période de confiscation médiatique du débat ne ferait aucun doute les 13 et 20 juin! La France retrouvera le chemin d’une démocratie active après des mois de sommeil profond. La peur s’évaporera et la Covid-19 sera en voie d’éradication grâce au partis pris des sauveurs qu’auront été Pfizer, AstraZeneca, Moderna, Jonhson et Jonhson entre autres. Les labos pharmaceutiques auront sauvé la « décentralisation. » de la faillite et surtout grâce à eux les exécutifs élus auront une représentativité minimum ! Certificat dans une main, carte d’électeur.trice dans l’autre les citoyen.ne.s affronteront le danger des clusters électoraux !

La vaccination de certaines catégories sociales et des populations les plus âgées risque bel et bien de changer la donne si l’on se fie à des analyses portant sur leur engagement électoral. La campagne strictement virtuelle et donc réservée à des publics particuliers constituera aussi un élément particulier en Juin ! Et il ne fait plus de doute que les flèches décochées par Larcher pour maintenir le mois de juin, au nom de la majorité du Sénat feront mouche dans les prochains jours. Il réanimera ainsi ses troupes et il espère leur donner un peu d’air supplémentaire avec quelques alliances en marche.

Comme le Comité scientifique échaudé par le fiasco des municipales a donné son avis du bout des lèvres pour suggérer un report à l’automne il y a une ouverture pour repousser le scrutin mais sans aucune certitude. « Si les autorités décident un report des élections, les risques de contamination seraient sensiblement moindres qu’au cours du mois de juin en raison d’un niveau prévisible de vaccination nettement plus élevé», écrivent en langage diplomatico-médical les membres du conseil, dans un document de seize pages de considération générales ne leur faisant pas prendre grands risques ! «Par comparaison avec des scrutins antérieurs, les risques de contamination sont désormais accrus en raison de la forte contagiosité du variant britannique», peut-on encore lire.

Les paris sont ouverts ! La France retient son souffle !