Préparez-vous à serrer vos ceintures avant le décollage de l’inflation

Le contenu des chariots sortant aux caisses des supers marchés diminue chaque semaine alors que le total indiqué sur l ticket délivré par la caissière ne cesse d’enfler. Le fameux panier de la ménagère affole ls comptes en banque. Obligés d’effectuer ds choix pour demeurer sur des niveau de dépenses les consommateurs tentent de limiter l’impact de l’inflation. Les plus touchés par ce phénomène reste comme toujours sont les familles de condition modeste ou ayant une marge de capacité à acheter très mince. La progression des prix et le renvoi de mesures pouvant être mises en œuvre après la miss en place d’un loi discutée au Parlement n’ouvre pas de perspectives à court terme de rétablissement d’une situation angoissante.

Les mesures liées au secteur de l’énergie ne pourtant durer et la loi du marché reprendra tôt ou tard ses droits accentuant la détresse des gens sous le seuil de pauvreté et surtout attaquant de front les foyers endettés. Les banques alimentaires, les épiceries sociales et solidaires, les associations de solidarité peuvent dès maintenant se préparer à des affluences inégalées dès la rentrée. L’INSEE dans ses prévisions table pour le moment sur 5,4 % d’inflation globale en juin. Quand on connaît la propension qu’ont les prix à se dilater durant la période estivale la courbe ne s’inversera pas en juillet et août.

Bien entendu les causes ressassées de cette nouvelle crise mondiale se trouvent dans la pandémi, le conflit en Ukraine responsable de bien des maux, et à le renchérissement des matières premières dont on ignore le niveau qu’elles atteindront. En fait la France comme tous les autres pays européens réputés développés se révèlent d’une extrême fragilité face aux turbulences des marchés. D’ailleurs, et c’est un signe qui ne trompe pas, les spéculateurs commencent sérieusement à s’affoler et les bourses se dégonflent à la même allure que l’augmentation des prix. La défiance des peuples est rejointe par celle des milieux financiers.

De 2002 à 2021, l’inflation avait rarement dépassé le seuil de 2,0 %, en moyenne sur une année, qu’à cinq reprises (2003, 2004, 2008 et 2011), avec des causes identifiées :  les variations des conditions climatiques (produits alimentaires frais, en 2003, 2004 et 2008), l’environnement géopolitique (produits pétroliers, en 2008 et 2011), des décisions de santé publique (tabac). Elle avait stagné en 2009, 2015 et 2016, sous l’effet des cours internationaux des matières premières, notamment du pétrole. Tout le monde y trouvait son compte notamment celles et ceux qui avaient recours au crédit immobilier.

On constate que les Français se tournent davantage vers les prêts sur gage en raison de la hausse des prix et de l’envolée des taux d’intérêt. Mise en gage de bijoux, de matériel informatique. Les établissements communaux et publics proposent des prêts à des taux avantageux en échange d’un objet de valeur. Le retour du « Mont de piété » ou de « chez ma tante » a valeur de symbole. Il est vrai que les banques durcissent considérablement l’octroi de crédits alors que le prix de la construction neuve ou de l’immobilier ne cesse de croître. Au moindre incident de parcours (notamment les séparations) les emprunteurs se retrouveront face au mur de la réalité car il leur sera probablement très difficile de se dégager de leur emprunt par une vente du bien couvrant intérêts et capital.

Bien évidemment le pouvoir en place rappellera qu’il a mis en œuvre le bouclier tarifaire pour encore un trimestre et que nous serions (provisoirement) en meilleure posture que tous les états de la planète. L’Allemagne a par exemple connu une inflation de 7,4 % sur un an, un record. Les factures d’énergie Outre-Rhin ont ainsi bondi de 35 % en un an. Le gouvernement a ont prévenu que si le gaz russe venait à être coupé, la flambée des prix serait telle que l’économie allemande plongerait immédiatement en récession et l’Europe dans sa configuration actuelle suivrait. La solidarité autour de l’Euro risque bel et bien de prendre un sacré coup de canif surtout si le conflit ukrainien prenait de l’ampleur.

Comme dans le même temps le rêve libéral d’une croissance exponentielle a du plomb dans l’aile. Le volume de la dette et le poids des mesures déjà prises en faveur du monde économique rend difficile de nouvelles annonces en faveur de la capacité à acheter pour les ménages. Comme les banques centrales vont augmenter inexorablement leurs taux d’intérêt, la conjoncture à moyen terme s’annonce peu favorable. On en reparlera après les législatives mais je connais déjà le refrain : moins de services publics, moins de solidarité humaine, moins de moyens pour les collectivités de proximité et surtout pas de rétablissement de l’équité pour la contribution de chacun à la vie collective… Serrez les ceintures les trous d’air s’annoncent pour 2023.

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9 réponses à Préparez-vous à serrer vos ceintures avant le décollage de l’inflation

  1. J.J. dit :

    « Les banques alimentaires, les épiceries sociales et solidaires, les associations de solidarité peuvent dès maintenant se préparer à des affluences inégalées dès la rentrée. »

    Et il n’est pas sûr que ces institutions aient encore les moyens de pallier la misère croissante. Elles aussi se trouvent en difficulté : moins de dons des particuliers dans les collectes (généralement les moins aisés, qui sont obligés d’y regarder à deux fois avant d’être généreux), moins de dons de la part de la grande distribution qui elle aussi « navigue au plus près » et met en place une politique anti gaspillage, météorologie présageant des récoltes calamiteuses. Bref, l’avenir ne semble pas très brillant.

    • facon jf dit :

      Je ne vais même pas rentrer dans le débat de savoir s’il y a réchauffement ou pas. Tout le monde dit qu’il y a réchauffement, alors il faut s’y préparer, et s’y préparer ce n’est pas donner de l’argent quand on n’a plus de récolte à cause du manque d’eau, c’est évidemment nous préparer à stocker de l’eau en quantité suffisante pour ne pas manquer d’eau une fois l’été venu !
      Ce n’est que du bon sens.
      Alors dépensons quelques milliards si nécessaire pour créer des bassins, des lacs, des retenus, et des réserves d’eau !
      Les billets ne se mangent pas, le blé oui.
      Alors assurons notre résilience et notre autonomie alimentaire.
      Nous sommes vraiment gérés par des imbéciles.
      Charles SANNAT
      « Selon la FNSEA qui plaide pour un stockage de l’eau. Le gouvernement a d’ailleurs annoncé fin avril que les agences de l’eau pourraient dépenser 100 millions d’euros supplémentaires pour aider les filières agricoles à s’adapter ou créer des retenues d’eau. Une étape encore insuffisante. « Ce que nous dénonçons, c’est la gestion catastrophique de l’eau depuis plus de quinze ans. Nous stockons seulement 1,5 % de l’eau qui tombe à l’automne et au début de l’hiver alors qu’en Espagne, ils sont à 17 ou 18 % », déplore Luc Smessart, vice-président de la FNSEA.
      Pas sûr que les égoleausauvagistes soient d’accord sur la gestion de l’eau par les agriculteurs … Encore des ZAD à l’horizon ?

  2. christian grené dit :

    Si vous ne voulez pas vous mettre la ceinture, empruntez donc les bretelles!

  3. facon jf dit :

    Bonjour,
    … Pour chaque fruit mûrit une saison
    C’est en été que tombent les prisons
    Grenade un jour aura brisé ses liens
    Vous mes amis que je connais si bien
    L’avenir l’avenir ouvre ses jambes bleues
    Faudra-t-il en mourir ou bien n’est-ce qu’un jeu ? Hourrah !
    Jean Ferrat 1965
    Une époque 1965 où personne n’aurais imaginé pareil enchaînement de circonstances. Une époque où tous les porteurs du progrès humain militaient pour une mondialisation heureuse. Le progrès de la science étant censé nous libérer des contraintes et de tous les malheurs.
    Force est de déchanter aujourd’hui, les affairistes se sont emparés de le mondialisation pour continuer d’essorer les humains et la nature à leur plus grand profit.
    Mais voila ! La planète nous ramène aux réalités, aucune espèce ne peut croître à l’infini.
    La régulation de la nature entre dans la danse et surgissent les cavaliers de l’apocalypse. « … pour faire périr les hommes par le glaive, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. » Nouveau Testament, sixième chapitre du livre de l’Apocalypse.
    Le cheval pâle identifie la mort et les épidémies.
    « … je vis paraître un cheval de couleur pâle ; et celui qui était monté dessus se nommait la Mort, et l’Enfer le suivait. »
    Le Cheval rouge identifie la Guerre.
    « Un autre cheval sortit : il était rouge feu. Son cavalier reçut le pouvoir de bannir la paix de la terre pour que les hommes s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée. »
    Le Cheval noir identifie la Famine.
    « … il parut un cheval noir, et celui qui était monté dessus avait une balance à la main. » Le troisième cavalier, dont le cheval est noir, paraît représenter la disette. La balance signifie l’évaluation et donc le prix atteint par les denrées les plus caractéristiques du monde méditerranéen antique : céréales, huile et vin. Les céréales atteignent un prix exorbitant, un denier correspondant au salaire journalier d’un ouvrier antique. Selon Woodhouse (1805), il apparaît « qu’au temps de Cicéron, un denier permettait d’acheter seize mesures (choinix) de blé, et vingt sous le règne de Trajan ». Or dans l’Apocalypse, un denier ne permet plus d’acheter qu’une seule mesure de blé.
    Curieux enchaînement vu par un païen comme moi!
    L’apocalypse ne parle que d’1/4 du monde dominé par ces 3 cavaliers ( le 4éme « la conquête » étant considéré comme l’esprit sain).
    Aujourd’hui c’est l’ensemble du monde, merci la mondialisation, qui est touché.
    … Paris s’endort à l’heure où le matin
    Un autre monde est à moitié chemin
    En nous aidant le ciel nous aidera
    Vous mes amis que je ne connais pas
    En nous aidant le ciel nous aidera
    Vous mes amis que je ne connais pas, hourrah !
    Il nous reste l’espoir de Jean Ferrat dans un monde meilleur.
    bonne journée

  4. Bernie dit :

    Bonjour tout le monde,
    La grande distribution a initié un rationnement par foyer (c.a.d 2 bouteilles / foyer) de l’huile de tournesol et de colza.
    Actuellement il n’y a plus d’huile à part l’huile d’olive qui est + chère et que je n’aime pas.
    Ce rationnement a été fait sans ticket et en toute liberté.

    • Bernie dit :

      La liberté organisée par les commerçants a permis aux particuliers de remplir leur placard sans se soucier de l’ensemble de la clientèle. C’est ce que l’on appelle le bolchevisme que Lénine a voulu introduire en Urss en 1918

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